TOP 20 USA 2013: animation, comédies, super-héros et Gravity…

TOP 20 USA 2013: animation, comédies, super-héros et Gravity…

hunger-games-movie-wp_trio01Rien ne change ou presque. Alors qu’un super-héros semblait s’assurer de terminer tout en haut du classement 2013 (Iron Man 3), The Hunger Games : l’embrasement va lui chiper la place et, par la même occasion, battre le score du premier opus.

Sur un marché en hausse de 0,8 % par rapport à l’année 2012 (chiffres arrêtés au 31 décembre), les franchises dominent encore outrageusement le box-office Outre-Atlantique dans un top 20 assez prévisible. Avec quatre suites (Moi, moche et méchant 2, Star Trek Into Darkness, Thor : Le monde des ténèbres, Copains pour toujours 2), quatre franchises (Iron Man 3, Hunger Games 2, Fast and Furious 6, le Hobitt : La désolation de Smaug), un reboot (Man of Steel, nouvelle adaptation de Superman) et une préquelle (Monstre Academy), les studios ne brillent pas par leur prise de risque ni par leur goût de l’originalité.

Dans son livre Sleepless in Hollywood, la productrice Lynda Obst (The Fisher King : Le roi pêcheur, Nuits Blanches à Seattle…) observe qu’aujourd’hui c’est le « chiffre » qui commande le film (blockbuster), non l’idée. Le temps des propositions scénaristiques ambitieuses semble révolu ; celui des convictions aussi. Les studios, à tort, pensent pouvoir maitriser les risques en enrobant leurs projets de stars dans des histoires universelles marketées des mois à l’avance. Il s’agit de remplacer des projets artistiques scénarisés, par des concepts marketing reconnaissable capables d’assurer presque à chaque coup le succès populaire (super-héros, franchise, adaptation littéraire ou jeu vidéo…). La recette ? En mettre plein les mirettes, peu importe la cohérence de ce que l’on raconte, du moment que l’on touche un public en ordre de marche venu se divertir dans un même élan fédérateur. Ainsi les têtes de gondoles s’affichent, lancées par d’immenses campagnes marketing elles-mêmes orchestrées par des hordes de directeurs marketings pendus à leurs sacro-saints Smartphones.

Sauf que rien n’est maîtrisé puisque des bides tels que Lone Ranger (89M$ pour un budget de 215M$), 47 Ronin (32M$ pour un budget estimé à 175M$) ou encore R.I.P.D (33M$ pour un budget de 130M$) ripent la belle mécanique qui se trouve de plus en plus fragilisée. La quantité de films produits devient alors le garde-fou d’investissements faramineux que rien ni personne ne semble vouloir/pouvoir arrêter.

1/L’animation en mode majeur…

Morose en 2011, reprenant des couleurs en 2012, le genre explose les compteurs en 2013 avec trois films à plus de 260 millions de dollars. Si Moi, moche et méchant 2 confirme le succès surprise du premier opus, son plébiscite laisse quand même rêveur. Avec 367M$ engrangés, le film se place à la quatrième place des films d’animation de tous les temps hors inflation. Il sera bientôt talonné par le succès de Noël, La Reine des neiges. Le dernier né des studios Disney va dépasser les 300M$, sans doute les 322M$ de Shrek 3 et titiller les 350M$. Après Raiponce et les Mondes de Ralph, le retour au premier plan de la firme aux grandes oreilles est bel et bien confirmé. Dans ce contexte explosif n’oublions pas les succès, même si en retrait, de Pixar (268M$ pour Monstres University) et Dreamworks (187M$ pour le revigorant Les Croods).moi moche et mechant 2

2/La comédie is back…

L’année 2013 est bel et bien celle de la comédie malgré l’échec du troisième Very Bad Trip (112M$ là où les deux premiers avaient franchi les 250M$). Quatre films se placent dans le top 20, se tiennent dans un mouchoir de poche et sont tirés d’histoires originales (sauf pour la suite de Copains pour toujours). Melissa McCarthy est la grande gagnante de l’année en plaçant trois films au-dessus des 100 millions de dollars (Les flingueuses, Arnaque à la carte et Very Bad Trip 3). Jennifer Aniston, avec Les Miller, une famille en herbe, plaît toujours autant dans le seul rôle qu’elle semble devoir jouer au cinéma. Ce top comédie pourrait voir débarquer l’immense Will Ferrell dans la suite de La légende de Ron Burgundy sortit il y a presque dix ans (2004). Le film, qui vient de dépasser les 100 millions de dollars, pourrait bien faire son entrée dans le top 20 2013.

3/Des super-héros comme une évidence…

Quatre super-héros étaient au menu 2013 pour trois succès et un demi-échec. Wolverine : le combat de l’immortel, avec 132M$, se classe 21èmeet loupe son retour. Ce qui n’a pas été le cas pour Iron-Man 3 (409M$), Man of Steel (291M$) et Thor 2 (203M$). Allez, ils ont assuré et rassuré sur le potentiel toujours intact de telles icônes dans le cinéma américain malgré la petite déception de voir Man of Steel en deçà des 300M$. Pas de surprise non plus pour 2014. L’année sera dans le prolongement des dernières années en nous offrant la panoplie des suites, reboots et nouvelles adaptations de super-héros.

4/Quelques franchises au diapason…

la-desolation-de-smaug-premiere-620x0-1Pas de souci pour les franchises attendues. Hunger Games sera le vainqueur de l’année avec une marque au-delà des 415 millions de dollars. Cette suite, saluée par la critique, permet au studio Lionsgate de se classer 5ème devant la Paramount ou la Fox. Malgré le décès tragique Paul Walker, il y aura bien un Fast ans Furious 7. Le scénario du film a été réécrit et devrait intégrer sous la forme d’un hommage les scènes que l’acteur avait déjà filmé. Avec l’épisode 6 la franchise s’est rapprochée des 250M$ avec un final à 238M$ pour une 8ème place annuelle. La suite des aventures de notre cher Bilbon cartonne un peu partout dans le monde. Succès aux Etats-Unis, le film est toutefois en retrait par rapport au premier chapitre et devrait terminer sa course vers les 260M$. Si la quasi-totalité des films science-fiction ont échoué au box-office américain (Elysium, Oblivion, Pacific Rim, After Earth, La Stratégie Ender), Star Trek Into Darkness est le seul à sauver les meubles d’un genre pourtant propice à l’innovation (228M$).

5/Deux outsiders et trois machines hollywoodiennes originales…

Comment ne pas parler de Gravity. Le film d’Alfonso Cuaron démontre qu’un film de studio osé graphiquement, superbement réalisé et admirablement porté par une Sandra Bullock au diapason, peut mettre à terre des grosses machines à la pyrotechnie folle deux fois plus onéreuses. Le film totalise en fin de carrière 255M$, ce qui le place à la septième position annuelle. Sa carrière n’est peut-être pas terminée avec l’épisode prochain des Oscars. Deux ou trois statuettes pour, pourquoi pas, une nouvelle mise sur orbite. Même son de cloche avec l’étonnant Conjuring : Les dossiers Warren de James Wang. 20M$ de budget, 137M$ de recettes. Qui dit mieux ? Personne. Le film symbolise à lui seul la rentabilité d’un genre de plus en plus populaire. Ce cinéma, celui de l’ingéniosité, à de l’avenir devant lui. Reste trois films tous très différents dans leur contenu. Un point commun tout de même. Ils sont produits par des grands studios et portés par des acteurs stars. Le monde fantastique d’Oz (James Franco), World War Z (Brad Pitt) et Gatsby le magnifique (Leonardo DiCaprio), sans proposer une quelconque originalité, ont apporté un petit vent neuf, entre divertissement familial et spectacle plus adulte. Ils ont, chacun à leur manière, touché leur cible.

  1. Iron Man 3 : 409M$
  2. Hunger Games : L’embrasement : 407M$*
  3. Moi, moche et méchant 2 : 367M$*
  4. La Reine des neiges : 298M$*
  5. Man of Steel : 291M$
  6. Monstres Academy : 268M$
  7. Gravity : 255M$*
  8. Fast and Furious 6 : 238M$
  9. Le monde fantastique d’Oz : 234M$
  10. Le Hobitt : La désolation de Smaug : 230M$*
  11. Star Trek Into Darkness : 228M$
  12. Thor : Le monde des ténèbres : 203M$*
  13. World War Z : 202M$
  14. Les Croods : 187M$
  15. Les flingueuses : 159M$
  16. Les Miller, une famille en herbe : 150M$
  17. Gatsby le magnifique : 144M$
  18. Conjuring : Les dossiers Warren : 137M$
  19. Arnaque à la carte : 134M$
  20. Copains pour toujours 2 : 133M$

* Toujours en exploitation

Geoffroy Blondeau

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