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Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice autre cote miroirLa séquelle de Disney, bien dispensable il est vrai, s’est pris une gamelle. Et une belle. Comme quoi tout arrive à l’image cette méga-production de l’écurie Disney qui ne performe pas aux States. Cela n’est pas pour me déplaire tant l’ultra domination des longs-métrages de la firme aux grandes oreilles vire à la position monopolistique financière.

Avec 26 millions de dollars pour son week-end d’ouverture, le dernier film de Johnny Depp risque de rencontrer de grosses difficultés pour aller taquiner les 100 millions de dollars. Il faudra attendre les résultats à l’international pour dire si le film perdra réellement de l’argent. Il s’agit, au passage, d’un énième échec pour l’acteur depuis le quatrième épisode de la franchise des Pirates.

Pour comprendre cette déception, nul besoin de se tourner vers le nouvel opus des X-Men. En effet, celui-ci, sans se vautrer au box-office, ne réalise pas non plus un grand démarrage. 65 millions en trois jours et 79M$ en 4. Pas de quoi défriser le box-office, même si cela reste honnête. Mais, comparé aux trois autres sorties super-héroïques de l’année, le dernier Bryan Singer ne fait pas le poids. Si la qualité n’est pas, a priori, au-rendez-vous, le film n’a surtout pas réussi à surfer sur le capital sympathie de l’opus précédent pour boxer le box-office.

Les 200 millions de dollars ne seront pas atteints. Les 180M$ tout au plus. Ce qui relativise le soi-disant plantage de Batman V Superman (330M$). Comme à son habitude, l’international fera le reste pour des « produits » filmiques de plus en plus universalisés.

Captain America : Civil War se rapproche des 400M$. Déjà ! Si la chute s’avère assez nette, le succès est là pour un final juste au-dessus d’Iron Man 3. Que dire de plus si l’on pense à son milliard doré…

Quant à Sony, le studio se démène comme il le peut avec son adaptation d’une application smartphone. Angry Birds, le film ira au-delà des 100 millions de dollars mais pas beaucoup plus. Aucune importance puisque le film sera rentable et sans doute décliné en suites approximatives et bien inutiles.X-Men-Apocalypse-launch-quad-poster-1200x903Faisons un peu de prospective…

Ce week-end sort la suite (encore une) des Tortues Ninjas. Fort du succès du premier épisode et de l’insuccès des deux films cités plus haut, l’espoir est de mise. La baisse sera au rendez-vous mais pourrait être plus mesurée que cela.  Je table donc sur un démarrage aux alentours des 35-40 millions de dollars pour un final proche des 120 M$.

X-Men Apocalypse va chuter. Et lourdement. -60 à 65% pour un week-end entre 23 et 26M$ ; cumul à 118-120M$.

Pour Alice de l’autre côté du miroir pas de miracle. -50% à 13M$ pour un tout petit cumul de 53-54 millions de dollars lorsque le Livre de la jungle s’approche des 350 millions de dollars.

Geoffroy Blondeau

Bilan Box-Office USA 2014…

Bilan Box-Office USA 2014…

 hunger-games-episode-3Avec 10, 360 milliards de dollars (chiffres arrêtés au 01 février 2015), l’année 2014 subit une chute des recettes en salles de 5,2% par rapport à l’année 2013. 690 films ont été distribués contre 687 l’année précédente. Pour l’heure, le champion 2014 totalise un respectable 335,1 millions de dollars et devrait terminer sa course juste au-dessus des 336,5 M$ réalisés par Spiderman 3 en 2007. Hunger Games – la révolte : partie 1 perd donc près de 90 millions de dollars par rapport au deuxième opus et ne doit cette première place, sans doute provisoire, qu’aux vacances de Noël.

Tir groupé entre 200 et 260 millions de dollars…

Comme en 2013, 13 films dépassent donc les 200 millions de dollars aux États-Unis, mais de façon plus ramassée, puisque dix d’entre eux se tiennent en 60 millions de dollars. Des succès, donc, mais pas forcément de gros cartons pour des films attendus dont certains n’ont même pas franchi la barre des 200 millions de dollars (on pense, notamment, à Dragons 2 et ses 177M$).

À l’heure où je publie ce bilan US 2014, je ne sais toujours pas quel sera le vainqueur de l’année. La faute au phénomène American Sniper, dernier long-métrage du vétéran Clint Eastwood. En trois week-end le film dépasse déjà les 250 millions de dollars et devrait, à coup sûr, se défaire des 300M$. Ira-t-il plus haut que les 335M$ de Hunger Game ? A priori, oui. Avec, en ligne de mire, les 370M$ de la Passion du Christ, plus gros succès R rated aux États-Unis (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte). Les paris sont ouverts…

malefique_affiche_05Actuellement deuxième, Les Gardiens de la Galaxie, vainqueur de la saison estivale avec 333M$, et devant des blockbusters tels que Transformers : l’âge de l’extinction (245M$), X-Men : Days of future Past (233M$) ou encore The Amazing Spider-man : le destin d’un héros (202M$), demeure indiscutablement le succès surprise de l’année. Attention tout de même. Il s’agit d’un film estampillé Marvel ayant coûté la bagatelle de 170M$. Son approche fun, son ton très coloré et sa décontraction assumée ont su séduire un public nombreux néanmoins peu attiré par l’originalité ou la nouveauté. La suite du Captain America (259M$) et de la planète des singes (208M$), le remake de Godzilla (200M$) ou la nouvelle adaptation d’un conte « made in Disney » – Maléfique et ses 241M$ – nous confirme malheureusement cette tendance…

Des 13 films à plus de 200 millions de dollars, saluons également l’incroyable succès du film d’animation Lego, aussi drôle que bien foutu. Avec 257M$, le film, 12ème plus gros succès hors inflation pour un film d’animation 3D, finira à la cinquième place de l’année juste devant le troisième opus du Hobbit (252M$). En parlant d’animation, comment ne pas mentionner le quatrième succès de suite des studios Disney avec la première histoire de super-héros de la firme aux grandes oreilles, Big Hero 6 (Les nouveaux héros sortent chez nous le 11 février prochain). Avec 218M$ sur le sol américain, le studio a désormais l’assurance d’avoir retrouvé un public en demande de productions de qualité ne manquant pas d’un certain allant à défaut de véritable créativité (le succès planétaire de la Reine des neiges me laisse tout de même sans voix…).

Gone Girl épate, Tom Cruise déçoit…

La suite du classement étonne peu, ne rassure pas non plus et ne place, pour ainsi dire, aucun « petit » film produit pour quelques millions de dollars, si nous mettons de côté l’atypique American Sniper. Où sont, en effet, les Juno, Les dossiers Warren, Le Discours d’un Roi, Black Swan, American Bluff ou encore Happiness therapy? C’est simple, en 2014, et au-delà du film d’Eastwood, seuls Gone Girl de David Fincher et Invincible d’Angelina Jolie (113M$ pour ce film qui sent bon les oscars…)  pourraient faire figure d’œuvre à part entière. Surtout pour le Fincher, thriller diabolique qui a su capter l’attention des spectateurs avec 167M$. Interstellar, de Christopher Nolan, aurait ici toute sa place, mais son budget pharaonique, comme son casting, le rapproche plus des blockbusters dans leur forme promotionnelle même si la qualité du film n’est pas remise en cause. Celui-ci, sans atteindre les scores d’Inception, n’a pas raté sa sortie avec plus de 186M$ récoltés sur le sol américain. D’autres « petits » films ont su tracer un chemin, plus discret, mais néanmoins populaire. Le lacrymal Nos étoiles contraires (124M$), le spirituel Heaven is for real (91M$ pour un budget de 12M$), le guerrier Fury avec Brad Pitt (84M$), l’horrifique Annabelle (84M$), le « Weistein » Imitation Game (68M$) et le Grand « Wes Anderson » Budapest Hotel (59M$, soit son plus gros succès à ce jour, amplement mérité qui plus est).

go,e girlQue dire du dernier Tom Cruise ? Qu’il aura réussi, malgré son démarrage très médiocre, à franchir in extremis la barre des 100 millions de dollars. Edge of Tomorrow sauve les meubles sans forcément amortir ses 178M$. L’international rattrape le plantage US mais de justesse. À plus de 50 ans, Cruise devrait se mettre à jouer dans des films plus en accord avec sa réalité biologique. Mais bon, tout le monde ne s’appelle pas Tom Cruise, n’est-ce pas les bad guys Expendables. Ce troisième opus, celui de trop, est une catastrophe ciné qui ne s’est pas relevée au box-office avec 39 petits millions de dollars pour la bande à Stallone. Allez ! Denzel Washington (60 ans) et Liam Neeson (62 ans) ont vengé nos mercenaires sexagénaires avec Equalizer (101M$) et Non-Stop (92M$).

Et le reste dans tout ça…

Tout d’abord, parlons du Noé d’Aronofsky. Sa relecture très, trop hollywoodienne, de l’épisode du déluge, a déplu. Au point qu’avec 101M$, il fait moins bien que les 106M$ de la bouillie infecte qu’est 300 : La naissance d’un Empire. Mais il fait mieux que la vision « Scotienne » de l’un des plus gros « plantage » de l’année 2014, Exodus (64M$ pour un budget de 140M$). Pour le reste, donc, pas ou peu de surprise, hélas.

Il y eut des films d’animation plus ou moins réussis mais sans éclats au box-office. Outre un Dragons 2 décevant, Rio 2 s’en est bien tiré avec 131M$. Ce qui est déjà moins le cas avec Mr. Peabody & Sherman (111M$). Que dire, alors, du spin-off des Pingouins de Madagascar, ratage à 81M$ là où Le Chat Potté en faisait 149M$ (Produit par Dreamworks, le studio a décidé de ralentir le rythme de production afin de s’engager vers plus de qualité. Plutôt une bonne idée).

Il y eut également des grosses comédies plus ou moins supportables au ratio coût-rentabilité en béton. Démonstration :

–          22 Jump Street : 191M$ de recettes / 50M$ de budget

–          Nos pires voisins : 150M$ de recettes / 18M$ de budget

–          Mise à l’épreuve : 135M$ de recettes / 25M$ de budget

–          Dumb & Dumber De : 86M$ de recettes / 40M$ de budget

–          Tammy : 84 M$ de recettes / 20 M$ de budget

–          Cops – Les forces du désordre : 82M$ de recettes / 17M$ de budget.

Tout est dit, non ? Sauf pour un film. Et pas n’importe lequel. L’épisode 3 de la Nuit au musée n’a rapporté que 110M$ pour un budget de 127M$. L’international le sauve (200M$) mais il aurait été bienvenu que l’immense Robin Williams signe sa dernière apparition dans un bon film adoubé par le public.

Il y eut, enfin, les fictions pour ado plus ou moins lénifiantes. En dehors de Hunger Games citons le retour des Tortues Ninjas, film aberrant de stupidité pourtant proche des 200M$ (191M$). Divergente, la nouvelle franchise futuriste dystopique pour ado a rempli son contrat (150M$), tout comme le surprenant Labyrinthe, succès surprise US à 100 millions de dollars.

ryaninitiativeFinissons par quelques échecs cuisants. Si Into the woods n’en fait pas partie (124M$), tout comme le Lucy de Besson (126M$, troisième plus gros succès français aux USA derrière les deux premiers Taken), The Monuments Men (Le Clooney un brin raté à 78M$), Hercules (le film est hilarant de bêtise pour un cumul à 72M$), Robocop (un petit 58M$, mais heureusement que Michael Keaton semble se tourner vers des films plus intelligents comme le Birdman d’Iñarritu), Comment tuer son boss 2 (l’humour niais bloqué au stade anal. 54M$ quand même…) ou Ryan Initiative (version Branagh avec le capitaine Kirk au commande. 50M$. Retour raté) composent les beaux ratages de l’année 2014.

Geoffroy Blondeau

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

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Après Captain America : le soldat de l’hiver (95M$), the Amazing Spiderman 2 (91M$) et Godzilla (93M$),  X-Men: days of future past a, lui aussi, dépassé les 90 millions de dollars lors de son week-end de sortie (91M$). Du jamais vu. Si les 100 millions de dollars résistent, de tels scores sont admirables surtout pour le plus célèbre monstre nippon.

Reste qu’il faut pouvoir durer. Rester à l’affiche en suscitant de la curiosité, de l’envie, de l’engouement. Je salue donc la performance de Captain America, héroïque en diable, tout proche des 260M$ en fin de carrière. Ce qui n’est pas le cas pour notre génial tisseur, englué sous la barre des 200 millions de dollars après quatre week-end d’exploitation. Le film devrait néanmoins atteindre cette marque mais pas beaucoup plus. Une déception, en somme.

Godzilla reproduit la même trajectoire. Ce qui, dans l’absolu, est très bien pour le film de Gareth Edwards même si sa chute rapide me désole. Car le film mérite le détour, offre une expérience sensorielle unique, immersive, intrigante, faite d’esquive, de hors-champ, de patience, de graduation. Avant l’apothéose finale. Godzilla devrait, lui aussi, se rapprocher des 200M$ pour un score final entre 195M$ et 205M$.

X-Men cartonne. Beaucoup plus que le reboot sorti en 2011. Le film de Brian Singer devrait devenir dans les prochains jours le prochain n°1 US, délogeant ainsi Captain America lui-même sur les talons du film Lego (254M$ contre 255M$).  De toute façon cette première place sera de courte durée avec l’arrivée prochaine de Dragons 2 et Transformers 4.

Petit mot sur Les voisins, le nouveau Seth Rogen, en pleine bourre au B.O américain. Cette comédie de 18M$ vient de dépasser les 120M$ pour un final probable entre 140 et 150 millions de dollars. Le niveau de rentabilité est au top renvoyant les blockbusters au budget pharaonique à leurs chères études.

Maléfique, le nouveau Disney avec Angelina Jolie dans le rôle titre, sort ce week-end aux états-unis. Les pronostics vont bon train pour des premières estimations légèrement supérieures aux chiffres attendus. Les 70 millions de dollars pourraient être dépassés pour aller taquiner le score du Oz de Sam Raimi sorti l’année dernière (79M$ pour un final à 235M$). La popularité du conte – La belle au bois dormant – doit lui assurer un joli score à l’international pour un nouveau carton Disney après Alice au pays des merveilles de Tim Burton et donc le Oz de Raimi. Avec ces réadaptations, le studio semble avoir trouvé le bon filon, franchise qui ne dit pas son nom capable de fédérer un public nombreux et surtout familial.

Geoffroy Blondeau

 

Box-Office US été 2014 partie 1

Box-Office US été 2014 partie 1

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Partie 1

Jamais deux sans trois. Après the Avengers en 2012 et Iron-man 3 en 2013, voici que le 2ème opus du reboot de Spiderman lance la saison estivale 2014. Si l’artillerie lourde est évidemment au rendez-vous, aucun film prévu cet été ne nous semble armé pour aller titiller les cimes du BO US. Une surprise est bien sûr possible, dixit l’incroyable succès planétaire du dernier Disney, La reine des neiges. Si nous devions choisir un favori, il pourrait bien venir des rangs de l’animation avec la suite très attendue de l’excellent Dragons des studios Dreamworks.

Pronostics mai-juin 2014

2 mai 2014

Spiderman 2 : Le reboot initial, sans être extraordinaire, avait tout de même totalisé 262 millions de dollars aux États-Unis en 2012. C’est dire si le super-héros arachnéen est synonyme d’adhésion populaire auprès des ados. Accueilli par des critiques plus que médiocres, ce nouvel opus, toujours réalisé par Marc Webb, devra compter sur un très bon démarrage pour espérer égaler le score du premier épisode. Cet impératif est renforcé – doublement même – par les sorties courant mai de Godzilla et X-Men : days of future past. Ils pourraient bien lui porter en deux petits rounds l’estocade finale d’un succès en demi-teinte.

Pronostic : 245M$

9 mai 2014

Nos pires voisins : Première comédie R-Rated en lice de l’été avec Seth Rogen en porte-étendard (En cloque, mode d’emploi, Funny people, Le frelon vert…). Le pitch, qui surfe sur le principe des oppositions rendant possible le comique de situation (la famille vs les copains), peut faire mouche. Bien que Seth Rogen ne soit pas à l’écriture, les premiers avis semblent très positifs avec, en prime, la présence de Zac Efron en voisin perturbateur. Ce qui augure un bouche-à-oreille performant à même de laisser monter la mayonnaise auprès d’un public jeune adepte de l’humour trash, potache, décalé.

Pronostic : 150M$

16 mai

Godzilla : La façon dont la Warner a lancé le film a été admirable. Anxiogène, mystérieux, cataclysmique, le Godzilla 2014 ne semble pas se définir uniquement comme un bon gros film de monstres. S’il n’a pas été conditionné par Hollywood, le réalisateur britannique Gareth Edwards a sans doute pu déployer sa poétique envoutante, déjà aperçue dans Monsters. Mais rassurez-vous, les images chocs seront au rendez-vous et feront le buzz pour attirer les curieux comme les déçus, très nombreux, du Godzilla de Roland Emmerich (1998). Si le film tient ses promesses, il est assuré de dépasser les 200 millions de dollars et, pourquoi pas, de faire sauter le box-office.

Pronostic : 255M$

Million dollars arm : Encore un film sur l’univers du baseball. Cette fois c’est Jon Harm, la vedette des Mad Men’s, qui s’y colle. Le pitch, assez original pour le coup (Un agent sportif se rend en Inde pour organiser un jeu de télé réalité intitulé « Million Dollar Arm » afin de dénicher les talents du baseball de demain), peut lui assurer un soupçon de curiosité supplémentaire auprès de spectateurs plutôt blasés au sujet des films sportifs. Les récents succès du Stratège (avec Brad Pitt) et de 42 (avec Harrison Ford) laissent quelques vrais espoirs pour cette programmation à contre-courant des blockbusters estivaux façon Slumdog Millionnaire dans le royaume du sport.

Pronostic : 85M$

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22 mai

X-Men : Days of future past : Brian Singer est de retour dans la saga qui l’a rendu célèbre. Il prend la suite de Matthew Vaughn dans l’excellent X-Men : le commencement. Mais avec seulement 145 millions de dollars au box-office américain, le film a eu du mal à convaincre un public en manque de repères. Le retour des anciens acteurs de la saga comme Hugh Jackman, Ian McKellen, Patrick Stewart ou encore Halle Berry sera-t-il suffisant pour (re) donner envie à un public aficionado de super-héros en tout genre ? Si Brian Singer ne réédite pas la naïveté coupable de son dernier film, son talent de conteur fera le reste.

Pronostic : 260M$

Blended : Que serait un été sans Adam Sandler ? En effet, cela fait vingt ans, ou presque, que l’acteur à la bouille d’ado éternel sillonne le B.O américain avec succès, malgré quelques belles gamelles. Pour Blended, Adam Sandler retrouve son pote réalisateur Frank Coraci (Weeding Singer, Waterboy, Click) et l’actrice Drew Barrymore. Le duo, qui a toujours fonctionné, ne doute pas de son pouvoir d’attraction. Ce qui pourrait permettre à Sandler de comptabiliser un 15ème film au-delà des 100 millions de dollars.

Pronostic : 110M$

30 mai

Maléfique : Après trois ans d’absence, Angelina Jolie est de retour devant la caméra. Et qui d’autre, en effet, aurait pu incarner la Maléfique de la Belle au bois dormant ? Disney ne s’est pas trompé et continue ses réadaptations de classiques depuis le succès planétaire d’Alice au pays des merveilles. Si le Oz de Sam Raimi a déçu le studio (moins de 500 millions de dollars dans le monde), celui-ci espère bien se rattraper avec cette relecture d’un personnage de méchant aussi charismatique. Avec son classement « PG », le film cible principalement les familles. Ce qui pourrait lui donner un avantage par rapport au film Blanche-neige et le chasseur (PG-13) qui avait ouvert à la même période (été 2012).

Pronostic : 180M$

Albert à l’ouest : Seth McFarlane est le papa télévisuel d’American Dad !, des Griffin, de The Cleveland Show et de Ted, incursion cinématographique sous la forme d’une comédie loufoque mettant en scène un ours en peluche doué de la parole. Le succès du film (218M$), a fait récidiver McFarlane qui nous offre cette année une nouvelle comédie se déroulant au Far West. Le mélange des genres n’étant pas la panacée du public américain, il faudra toutes les qualités d’écriture du bonhomme pour enlever l’adhésion. Pour réussir son nouveau challenge, il sera épaulé par deux acteurs d’envergure : la belle Charlize Theron et le tenace Liam Neeson.

Pronostic : 140M$

6 Juin

Edge Of Tomorrow : Tom Cruise est infatigable puisqu’ à 52 ans il joue encore au justicier inflexible. Film de S-F au scénario original, Edge of Tomorrow est réalisé par le solide Doug Liman (La mémoire dans la peau, Fair Game, Mr. & Mrs. Smith). Quand on pense aux déconvenues des films de S-F de l’année dernière (Oblivion avec Tom Cruise, Elysium, After Earth…), il est difficile d’imaginer cet opus futuriste, guerrier, s’articulant autour de la facture temporelle, comme l’un des hits de l’été. Surtout que le pouvoir d’attraction de l’acteur de Top Gun n’est plus ce qu’il était. La seule question valable est de savoir si Edge Of Tomorrow arrivera à dépasser les 100 millions de dollars. Marque que Tom Cruise n’a réussi à enlever qu’une seule fois depuis 2006 et son Mission Impossible : le protocole fantôme.

Pronostic : 95M$

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13juin

Dragons 2 : Dragons, film d’animation de l’écurie Dreamworks, est sans doute l’une des productions du studio à jouir d’une côte de popularité égale aux meilleurs films estampillés Pixar. D’où l’attente réelle, quatre ans après la sortie de Dragons, de cette suite réalisée par Dean Dubois, Chris Sanders ayant quitté le navire, occupé qu’il était à mettre en boite le sympathique La famille Croods. Sans aucune concurrence jusqu’au 18 juillet, Dragons 2 à un véritable boulevard devant lui. Sauf catastrophe artistique, on ne voit pas comment le film pourrait être un échec.

Pronostic : 315M$

22 Jump Street : Suite au succès surprise du premier opus, ils ne pouvaient en rester là. De 21 on passe à 22. Même duo de réalisateurs, mêmes acteurs, même pitch. Bref, rien de bien neuf sous le soleil. Si on ne voit pas le film faire un bon colossal au BO cet été, sa base de fans est suffisamment solide pour rééditer le score de 21 Jump Street (138M$). Reste que le film sort le même week-end que Dragons 2, favori des bookmakers et cible première des familles. L’handicap est de taille mais pas insurmontable pour lui priver des 100 millions de dollars.

Pronostic : 135M$

20 juin

Think Like a man too : Il s’agit du deuxième volet d’un film sortit en 2012 célébrants de façon détournée les rapports complexes entre les hommes et les femmes. Bien qu’inédit en France, le film a totalisé 91 millions de dollars au BO américain. Auréolée de son plus grand succès cette année (Mise à l’épreuve en salles le 14 mai prochain), la star Kevin Hart retrouve Tim Story (les 4 Fantastiques) dans ce qui pourrait être une valeur sûre lors d’un week-end de sortie sans véritable concurrence.

Pronostic : 95M$

27 juin

Transformers : l’âge de l’extinction : Suite au départ de Shia Labeouf de la franchise, c’est Mark Wahlberg qui reprend le flambeau des hommes au cœur du combat que se livrent les Autobos et les Decepticons. Pour tout vous dire on n’attend pas grand-chose de ce quatrième volet toujours réalisé par Michael Bay. Si l’on en croit les différentes bandes-annonces, le renouvellement n’est pas pour aujourd’hui. On peut juste se dire qu’avec Wahlberg l’aspect naïf, voire un peu inepte des précédents volets, risque de voler en éclats pour une implication tout en puissance virile. Sa date de sortie idéale compensera un essoufflement possible d’une franchise lancée il y a seulement sept ans.

Pronostic : 330M$

Geoffroy Blondeau

 

Captain America: double yeap…

Captain America: double yeap…

Captain-America-2-130723-01Disney n’a pas loupé son coup. Sortir la suite de Captain America le premier week-end d’avril, c’est à dire en dehors de la saison estivale, lui a assuré une non concurrence et son démarrage en béton armé. 95M$ en trois jours avec l’assurance de dépasser les 200 millions de dollars symboliques. Ce qui ferait du Captain America le sixième super-héros, hors collectif façon X-Men ou The Advengers, à atteindre une telle marque.

Du coup, cette performance de haut vol éclipse le film d’Aronofsky, Noé. En effet, celui-ci accuse une baisse de ses recettes de 61% pour un cumul juste correct de 72 millions de dollars. Les 100M$ sont toujours d’actualité mais pas beaucoup plus. La version blockbuster en mode héroïc fantasy ne séduit pas un public sans doute un peu perdu par cette version du déluge. De déluge il n’en n’est pas question puisque le film s’impose à travers le monde avec, déjà, plus de 100 millions récoltés dans 46 pays. Les 200 millions sont envisageables pour un score monde à plus de 300M$. Pari risqué. Pari vraisemblablement réussi.

La suite du BO est, quand à elle, plutôt calme. Divergente se dirige bien vers les 140-150 millions de dollars. Le Dreamworks vient de dépasser sans gloire les 100 millions dollars tandis que le dernier Schwarzy se plante en beauté. Son Sabotage aura du mal à atteindre les 10 millions de dollars. Le retour du « gouvernator » au cinéma laisse perplexe. Attendons la suite…

Un dernier mot sur deux films. Frozen, le Disney qui a tout balayé sur son passage est en passe de dépasser les 400 millions de dollars. Encore un million et le tour est joué. Chapeau! Si La désolation de Smaug n’aura pu franchir le milliard dans le monde, il vient de dépasser les 950M$. Ainsi, il se place au 24e rang des plus grands succès de tous les temps, hors inflation. Belle performance, n’est-ce pas…

Geoffroy Blondeau

Godzilla: une nouvelle adaptation qui prend son buzz…

Godzilla: une nouvelle adaptation qui prend son buzz…

GODZILLA-Affiche-Finale-USAComment ne pas mentionner la nouvelle bande-annonce du Godzilla de Gareth Edwards – le type super doué responsable du non moins remarquable Monsters – à la vue de ce qu’elle révèle?

Impossible, en effet, tant elle énonce les promesses d’un vrai grand film de monstres – et quel monstre – à la fois anxiogène, dévastateur, ultime. Soit le contraire d’un Pacific Rim qui ne fut, hélas, qu’un pétard mouillé.

Alors, oui, il ne s’agit que d’une bande annonce. Mais elle regorge d’images fabuleuses, hypnotiques et fascinantes d’un point de vue pictural. Le tout servi par le Lux Aeterna de Ligeti, chant devenu célèbre depuis son utilisation dans 2001 l’Odyssée de l’espace d’un certain Kubrick.

Coincé entre Spiderman 2 nouvelle version et le X-Men de Singer, il pourrait surprendre tout son monde en apportant  un réalisme pessimiste ô combien salvateur en ces temps frappés d’overdose d’artificialité. Le buzz est lancé et depuis la diffusion de la deuxième bande-annonce, les réseaux sociaux s’affolent. Si la qualité est vraiment au rendez-vous, Godzilla pourrait être un triomphe…

De toute façon le compte à rebours est lancé et j’ai hâte de découvrir la proposition d’un cinéaste de talent qui n’est pas prêt de sacrifier son amour du cinéma sur l’autel d’un quelconque calcul de rentabilité.

Pour voir la BA Godzilla c’est par ici.

Godzilla. Un film de Gareth Edwards. En salles le 14 mai 2014.

Geoffroy Blondeau

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

On ne peut pas dire que The Green Lantern, avec 53 M$ lors de son premier week-end d’exploitation, ait raté son démarrage. D’autant plus qu’il s’agissait du quatrième film de super-héros cette année après le Frelon vert, Thor et X-Men le commencement. En attendant l’arrivée d’un certain Captain America. A dire vrai il n’a pas non plus réussi à se sortir des scores de ses petits copains, faisant même moins bien que le Thor de Branagh (65M$). Le problème, car il y a problème, vient de trois aspects:

Premièrement son budget. IMDB annonce 200M$. Possible. Si c’est le cas le film doit, au minimum, atteindre les 450M$ dans le monde.

Pour cela il se doit de fonctionner à l’International. Son score US, qui risque de stagner aux alentours des 120-130M$, ne pourra pas lui permettre le moindre faux pas.Or, et compte tenu de la faible popularité de ce super-héros à travers le monde, le doute est permis. D’autant que les premiers chiffres ne sont pas très bons. On ne sait jamais mais je doute que le film de Martin Campbell puisse aller titiller la barre des 300M$.

Enfin les avis. Assez mauvais, ils crucifient le bouche à oreille. La possibilité d’un hit également.

Rien n’est joué mais The Green Lantern risque bien de devenir rouge en cette période estivale. Car les sorties des gros films depuis Rio ont assuré. Et contrairement à l’année dernière il n’y a pas eu de véritables échecs du type Robin des bois (105M$), Sex and the city 2 (95M$) ou encore Prince of Persia (90M$). Tous les films ont dépassé (ou vont dépasser) les 135M$. D’autant que les prochaines semaines s’annoncent assez chargées:

Cars 2

Transformers 3 (qui signera l’arrêt de mort de Green Lantern)

Zookeeper (avec Kevin James, un comique qui cartonne aux States)

HP7 partie 2

Captain America

Cowboys & Aliens

Soyons optimiste et parions sur 125M$ en fin de carrière. Si ce score lui évitera le bide, il ne le sauvera pas de l’échec.

 

Geoffroy Blondeau