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Ça terrorise l’Amérique…

Ça terrorise l’Amérique…

CaL’été 2017 fut morose. Presque catastrophique. En tout cas décevant. Fort de ce constat, le salut des grands studios n’est pas venu d’un énième blockbuster ultra marketé jusqu’à l’overdose, mais d’un film horrifique à 35M$. Certes, le personnage du dit film n’était pas inconnu du grand public et, surtout, n’a pas été laissé à l’abandon par son/ses studio(s) bien à l’œuvre lors d’une campagne promotionnelle intelligente et surfant sur le vide programmatique de la fin août (Warner Bros., New Line).

Ça, adapté du roman de Stephen King (il ne s’agit donc pas d’un remake mais bien d’une nouvelle adaptation), avait la voie libre pour cartonner lors de son premier week-end. Après la déconfiture d’un été poussif au box-office US, le week-end du Labor Day, qui sonne la fin de la récréation estivale (2-4 septembre), fut le pire depuis 17 ans. Et, bien évidemment, cela n’a pas raté ! Le film d’Andres Muschietti a pris les commandes pour signer un démarrage historique pour un film R-rated (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) sorti au mois de septembre. Avec 123 millions de dollars Ça enterre le précédent record du meilleur premier week-end pour un film d’horreur (Paranormal Activity 3 et ses 52 millions de dollars en 2011) et se rapproche de celui de Deadpool (132M$), recordman de cette catégorie.

Les 200 millions de dollars sur le sol US seront une évidence, les 250M$ une quasi-certitude et les 300M$ envisageables. Les critiques, plutôt bonnes, le buzz sur la toile et les réseaux sociaux, la pénurie de bons films et l’emprise populaire d’un personnage issu de la littérature de genre ont cristallisé l’attention autour d’un « produit » consommable pour l’effroi qu’il est censé assurer lors de la projection. Sans parler de raz-de-marée, il s’agit à coup sûr d’un énorme succès venant, en quelque sorte, valider la puissance d’attraction d’un cinéma de genre de plus en plus vaillant au box-office.

Après Guet Out (175M$), Split (138M$) et Annabelle 2 (100M$, toujours en exploitation), Ça bouleverse l’ordre des choses pour ressusciter l’engouement d’un public venu en masse confronter ses propres peurs devant un divertissement horrifique surnaturel déclinant la figure protéiforme du monstre.

Get_OutS’il est inutile de revenir sur les nombreux échecs estivaux (Transformers, La Momie, Alien : Covenant, Baywatch, La Tour Sombre, Valerian, King Arthur) et autres amères déceptions (Pirates des Caraïbes, Cars 3, La planète des Singes), je voulais signaler que le troisième et très médiocre épisode de Moi, moche et méchant venait de dépasser le milliard de dollars dans le monde. Même malade, la bête n’est pas morte. Et il ne faut pas croire qu’elle se laissera crever comme ça. Lorsque l’on voit les succès incroyables des Jurassic World, Avengers et autres Star Wars, on se dit que l’industrie Hollywoodienne n’est pas encore sur le point d’imploser.

En 2013, Spielberg et Lucas avaient prédit, comme certains cabinets d’analyse financière, l’effondrement des superproductions au budget indécent. Or et pour des raisons de mise en production parfois très longue, le changement de « paradigme » voulu par Spielberg n’a pas encore été enclenché. Et ce malgré le succès à répétition de petits films au budget parfois rachitique. Car, il ne faut pas en douter, les véritables bénéfices se font sur ces films et non sur les blockbusters à 200 millions de dollars. Mais non, rien n’y fait et il est difficile de modifier une économie qui fait travailler des milliers de salariés et qui, surtout, paye ses stars, ses agents et les sociétés de marketing et de placement de marques.

Je disais que Ça avait trouvé son public en réponse aux désillusions d’un été morose. C’est en partie vrai. Mais seulement en partie car distribuer un film d’horreur de 35M$ sur 4103 écrans c’est reproduire la politique monopolistique des blockbusters. Le problème n’est donc pas uniquement lié au budget puisque la notion de distribution et donc de diversité de l’offre reste la pierre angulaire de la survie des films en salles. Si Ça est un film de studio au budget restreint, sa promesse de franchise (la suite a déjà été annoncée avant, qui sait, d’autres projets autour du clown Grippe-Sou) procède des mêmes stratégies que la plupart des gros films distribués par les grands studios Hollywoodiens.

Est-ce donc l’arbre qui cache la forêt ? Oui, si l’on tient compte de cette emprise sur une offre qui n’arrive plus à exister au-delà d’un type de cinéma ultra calibré et de plus en plus mondialiste. Outre le marché US, il faut aujourd’hui plaire au reste du monde quitte à rentabiliser un film en dehors de son pays d’origine. Le cinéma transfrontière devient le nouvel Eldorado des studios de moins en moins préoccupés par la qualité voire l’originalité des films produits. Le cas de la nouvelle saga Star Wars est, de ce point de vue, édifiant. Il ne faut rien proposer qui ne sorte d’un cahier des charges niant toute légitimité au cinéma de divertissement de qualité.

Mais alors, quelle place de diffusion reste-il aux films indépendants ou d’auteur une fois que sont passés les blockbusters ou les films de moindre coût mais issus du même ADN ? Peu ou pas de place du tout. Et c’est bien le drame du cinéma qui doit rester avant tout une expérience en salle et non un service à la commande devant son home cinéma.

Geoffroy Blondeau

Bilan Box-Office USA 2014…

Bilan Box-Office USA 2014…

 hunger-games-episode-3Avec 10, 360 milliards de dollars (chiffres arrêtés au 01 février 2015), l’année 2014 subit une chute des recettes en salles de 5,2% par rapport à l’année 2013. 690 films ont été distribués contre 687 l’année précédente. Pour l’heure, le champion 2014 totalise un respectable 335,1 millions de dollars et devrait terminer sa course juste au-dessus des 336,5 M$ réalisés par Spiderman 3 en 2007. Hunger Games – la révolte : partie 1 perd donc près de 90 millions de dollars par rapport au deuxième opus et ne doit cette première place, sans doute provisoire, qu’aux vacances de Noël.

Tir groupé entre 200 et 260 millions de dollars…

Comme en 2013, 13 films dépassent donc les 200 millions de dollars aux États-Unis, mais de façon plus ramassée, puisque dix d’entre eux se tiennent en 60 millions de dollars. Des succès, donc, mais pas forcément de gros cartons pour des films attendus dont certains n’ont même pas franchi la barre des 200 millions de dollars (on pense, notamment, à Dragons 2 et ses 177M$).

À l’heure où je publie ce bilan US 2014, je ne sais toujours pas quel sera le vainqueur de l’année. La faute au phénomène American Sniper, dernier long-métrage du vétéran Clint Eastwood. En trois week-end le film dépasse déjà les 250 millions de dollars et devrait, à coup sûr, se défaire des 300M$. Ira-t-il plus haut que les 335M$ de Hunger Game ? A priori, oui. Avec, en ligne de mire, les 370M$ de la Passion du Christ, plus gros succès R rated aux États-Unis (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte). Les paris sont ouverts…

malefique_affiche_05Actuellement deuxième, Les Gardiens de la Galaxie, vainqueur de la saison estivale avec 333M$, et devant des blockbusters tels que Transformers : l’âge de l’extinction (245M$), X-Men : Days of future Past (233M$) ou encore The Amazing Spider-man : le destin d’un héros (202M$), demeure indiscutablement le succès surprise de l’année. Attention tout de même. Il s’agit d’un film estampillé Marvel ayant coûté la bagatelle de 170M$. Son approche fun, son ton très coloré et sa décontraction assumée ont su séduire un public nombreux néanmoins peu attiré par l’originalité ou la nouveauté. La suite du Captain America (259M$) et de la planète des singes (208M$), le remake de Godzilla (200M$) ou la nouvelle adaptation d’un conte « made in Disney » – Maléfique et ses 241M$ – nous confirme malheureusement cette tendance…

Des 13 films à plus de 200 millions de dollars, saluons également l’incroyable succès du film d’animation Lego, aussi drôle que bien foutu. Avec 257M$, le film, 12ème plus gros succès hors inflation pour un film d’animation 3D, finira à la cinquième place de l’année juste devant le troisième opus du Hobbit (252M$). En parlant d’animation, comment ne pas mentionner le quatrième succès de suite des studios Disney avec la première histoire de super-héros de la firme aux grandes oreilles, Big Hero 6 (Les nouveaux héros sortent chez nous le 11 février prochain). Avec 218M$ sur le sol américain, le studio a désormais l’assurance d’avoir retrouvé un public en demande de productions de qualité ne manquant pas d’un certain allant à défaut de véritable créativité (le succès planétaire de la Reine des neiges me laisse tout de même sans voix…).

Gone Girl épate, Tom Cruise déçoit…

La suite du classement étonne peu, ne rassure pas non plus et ne place, pour ainsi dire, aucun « petit » film produit pour quelques millions de dollars, si nous mettons de côté l’atypique American Sniper. Où sont, en effet, les Juno, Les dossiers Warren, Le Discours d’un Roi, Black Swan, American Bluff ou encore Happiness therapy? C’est simple, en 2014, et au-delà du film d’Eastwood, seuls Gone Girl de David Fincher et Invincible d’Angelina Jolie (113M$ pour ce film qui sent bon les oscars…)  pourraient faire figure d’œuvre à part entière. Surtout pour le Fincher, thriller diabolique qui a su capter l’attention des spectateurs avec 167M$. Interstellar, de Christopher Nolan, aurait ici toute sa place, mais son budget pharaonique, comme son casting, le rapproche plus des blockbusters dans leur forme promotionnelle même si la qualité du film n’est pas remise en cause. Celui-ci, sans atteindre les scores d’Inception, n’a pas raté sa sortie avec plus de 186M$ récoltés sur le sol américain. D’autres « petits » films ont su tracer un chemin, plus discret, mais néanmoins populaire. Le lacrymal Nos étoiles contraires (124M$), le spirituel Heaven is for real (91M$ pour un budget de 12M$), le guerrier Fury avec Brad Pitt (84M$), l’horrifique Annabelle (84M$), le « Weistein » Imitation Game (68M$) et le Grand « Wes Anderson » Budapest Hotel (59M$, soit son plus gros succès à ce jour, amplement mérité qui plus est).

go,e girlQue dire du dernier Tom Cruise ? Qu’il aura réussi, malgré son démarrage très médiocre, à franchir in extremis la barre des 100 millions de dollars. Edge of Tomorrow sauve les meubles sans forcément amortir ses 178M$. L’international rattrape le plantage US mais de justesse. À plus de 50 ans, Cruise devrait se mettre à jouer dans des films plus en accord avec sa réalité biologique. Mais bon, tout le monde ne s’appelle pas Tom Cruise, n’est-ce pas les bad guys Expendables. Ce troisième opus, celui de trop, est une catastrophe ciné qui ne s’est pas relevée au box-office avec 39 petits millions de dollars pour la bande à Stallone. Allez ! Denzel Washington (60 ans) et Liam Neeson (62 ans) ont vengé nos mercenaires sexagénaires avec Equalizer (101M$) et Non-Stop (92M$).

Et le reste dans tout ça…

Tout d’abord, parlons du Noé d’Aronofsky. Sa relecture très, trop hollywoodienne, de l’épisode du déluge, a déplu. Au point qu’avec 101M$, il fait moins bien que les 106M$ de la bouillie infecte qu’est 300 : La naissance d’un Empire. Mais il fait mieux que la vision « Scotienne » de l’un des plus gros « plantage » de l’année 2014, Exodus (64M$ pour un budget de 140M$). Pour le reste, donc, pas ou peu de surprise, hélas.

Il y eut des films d’animation plus ou moins réussis mais sans éclats au box-office. Outre un Dragons 2 décevant, Rio 2 s’en est bien tiré avec 131M$. Ce qui est déjà moins le cas avec Mr. Peabody & Sherman (111M$). Que dire, alors, du spin-off des Pingouins de Madagascar, ratage à 81M$ là où Le Chat Potté en faisait 149M$ (Produit par Dreamworks, le studio a décidé de ralentir le rythme de production afin de s’engager vers plus de qualité. Plutôt une bonne idée).

Il y eut également des grosses comédies plus ou moins supportables au ratio coût-rentabilité en béton. Démonstration :

–          22 Jump Street : 191M$ de recettes / 50M$ de budget

–          Nos pires voisins : 150M$ de recettes / 18M$ de budget

–          Mise à l’épreuve : 135M$ de recettes / 25M$ de budget

–          Dumb & Dumber De : 86M$ de recettes / 40M$ de budget

–          Tammy : 84 M$ de recettes / 20 M$ de budget

–          Cops – Les forces du désordre : 82M$ de recettes / 17M$ de budget.

Tout est dit, non ? Sauf pour un film. Et pas n’importe lequel. L’épisode 3 de la Nuit au musée n’a rapporté que 110M$ pour un budget de 127M$. L’international le sauve (200M$) mais il aurait été bienvenu que l’immense Robin Williams signe sa dernière apparition dans un bon film adoubé par le public.

Il y eut, enfin, les fictions pour ado plus ou moins lénifiantes. En dehors de Hunger Games citons le retour des Tortues Ninjas, film aberrant de stupidité pourtant proche des 200M$ (191M$). Divergente, la nouvelle franchise futuriste dystopique pour ado a rempli son contrat (150M$), tout comme le surprenant Labyrinthe, succès surprise US à 100 millions de dollars.

ryaninitiativeFinissons par quelques échecs cuisants. Si Into the woods n’en fait pas partie (124M$), tout comme le Lucy de Besson (126M$, troisième plus gros succès français aux USA derrière les deux premiers Taken), The Monuments Men (Le Clooney un brin raté à 78M$), Hercules (le film est hilarant de bêtise pour un cumul à 72M$), Robocop (un petit 58M$, mais heureusement que Michael Keaton semble se tourner vers des films plus intelligents comme le Birdman d’Iñarritu), Comment tuer son boss 2 (l’humour niais bloqué au stade anal. 54M$ quand même…) ou Ryan Initiative (version Branagh avec le capitaine Kirk au commande. 50M$. Retour raté) composent les beaux ratages de l’année 2014.

Geoffroy Blondeau

Interstellar ne quittera pas la stratosphère…

Interstellar ne quittera pas la stratosphère…

Interstellar-poster-2Le dernier Christopher Nolan, que je n’ai pas vu, ne rééditera pas le carton US d’Inception (292M$). Au vu de sa trajectoire sur deux week-end, le film aura du mal à atteindre les 200M$, surtout si l’on prend en compte la sortie imminente du troisième volet des Huger Games. Pour autant, et même si le film peine réellement au B.O américain, je ne le considère pas comme échec. Tout au plus comme une grosse déception face à un potentiel monstrueux en termes d’adhésion populaire.

Son rebond possible, bien qu’aléatoire, malgré le week-end de thanksgiving et des prochaines vacances de Noël, peut lui permettre d’aller taquiner les 160-180M$. Mais pas beaucoup plus. Soit le remboursement de son budget hors campagne marketing. C’est le minimum syndical pour un long-métrage de ce calibre touchant un public plus adulte et donc moins versatile que celui, adolescent, qui passe d’un film à un autre comme l’on change de chemise.

Néanmoins, la chance d’Interstellar tient sur son sujet suffisamment universel pour s’imposer un peu partout dans le monde. Sans pour autant y casser la baraque. Ce que, de fait, le film ne fait nul part, exception de la Chine (et dans une moindre mesure en Corée du sud). Avec 42 millions de dollars pour son week-end de sortie, le film fait presque jeu égal avec la sortie US et ses 47M$. Interstellar, au même titre que le quatrième volet des Transformers, fera t-il une meilleure carrière dans l’Empire du milieu? Pas impossible. De toute façon ce résultat conforte le succès du film à l’international avec plus de 225M$ en seulement 15 jours. Les 400 millions de dollars sont jouables (le film doit encore sortir au japon) pour un cumul monde proche des 600M$.

De toute façon et contrairement à de nombreux blockbusters estivaux ou de fin d’année peu réjouissants, le long-métrage de Nolan s’est construit selon une approche différente, plus écrite, que l’on dit d’auteur, même si calibré pour le plus grand nombre. Ce qui veut dire que le film restera sans doute au-delà de son succès – plus ou moins grand – au box-office. Et c’est là, l’essentiel.

Geoffroy Blondeau   

Box-Office US été 2014 partie 1

Box-Office US été 2014 partie 1

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Partie 1

Jamais deux sans trois. Après the Avengers en 2012 et Iron-man 3 en 2013, voici que le 2ème opus du reboot de Spiderman lance la saison estivale 2014. Si l’artillerie lourde est évidemment au rendez-vous, aucun film prévu cet été ne nous semble armé pour aller titiller les cimes du BO US. Une surprise est bien sûr possible, dixit l’incroyable succès planétaire du dernier Disney, La reine des neiges. Si nous devions choisir un favori, il pourrait bien venir des rangs de l’animation avec la suite très attendue de l’excellent Dragons des studios Dreamworks.

Pronostics mai-juin 2014

2 mai 2014

Spiderman 2 : Le reboot initial, sans être extraordinaire, avait tout de même totalisé 262 millions de dollars aux États-Unis en 2012. C’est dire si le super-héros arachnéen est synonyme d’adhésion populaire auprès des ados. Accueilli par des critiques plus que médiocres, ce nouvel opus, toujours réalisé par Marc Webb, devra compter sur un très bon démarrage pour espérer égaler le score du premier épisode. Cet impératif est renforcé – doublement même – par les sorties courant mai de Godzilla et X-Men : days of future past. Ils pourraient bien lui porter en deux petits rounds l’estocade finale d’un succès en demi-teinte.

Pronostic : 245M$

9 mai 2014

Nos pires voisins : Première comédie R-Rated en lice de l’été avec Seth Rogen en porte-étendard (En cloque, mode d’emploi, Funny people, Le frelon vert…). Le pitch, qui surfe sur le principe des oppositions rendant possible le comique de situation (la famille vs les copains), peut faire mouche. Bien que Seth Rogen ne soit pas à l’écriture, les premiers avis semblent très positifs avec, en prime, la présence de Zac Efron en voisin perturbateur. Ce qui augure un bouche-à-oreille performant à même de laisser monter la mayonnaise auprès d’un public jeune adepte de l’humour trash, potache, décalé.

Pronostic : 150M$

16 mai

Godzilla : La façon dont la Warner a lancé le film a été admirable. Anxiogène, mystérieux, cataclysmique, le Godzilla 2014 ne semble pas se définir uniquement comme un bon gros film de monstres. S’il n’a pas été conditionné par Hollywood, le réalisateur britannique Gareth Edwards a sans doute pu déployer sa poétique envoutante, déjà aperçue dans Monsters. Mais rassurez-vous, les images chocs seront au rendez-vous et feront le buzz pour attirer les curieux comme les déçus, très nombreux, du Godzilla de Roland Emmerich (1998). Si le film tient ses promesses, il est assuré de dépasser les 200 millions de dollars et, pourquoi pas, de faire sauter le box-office.

Pronostic : 255M$

Million dollars arm : Encore un film sur l’univers du baseball. Cette fois c’est Jon Harm, la vedette des Mad Men’s, qui s’y colle. Le pitch, assez original pour le coup (Un agent sportif se rend en Inde pour organiser un jeu de télé réalité intitulé « Million Dollar Arm » afin de dénicher les talents du baseball de demain), peut lui assurer un soupçon de curiosité supplémentaire auprès de spectateurs plutôt blasés au sujet des films sportifs. Les récents succès du Stratège (avec Brad Pitt) et de 42 (avec Harrison Ford) laissent quelques vrais espoirs pour cette programmation à contre-courant des blockbusters estivaux façon Slumdog Millionnaire dans le royaume du sport.

Pronostic : 85M$

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22 mai

X-Men : Days of future past : Brian Singer est de retour dans la saga qui l’a rendu célèbre. Il prend la suite de Matthew Vaughn dans l’excellent X-Men : le commencement. Mais avec seulement 145 millions de dollars au box-office américain, le film a eu du mal à convaincre un public en manque de repères. Le retour des anciens acteurs de la saga comme Hugh Jackman, Ian McKellen, Patrick Stewart ou encore Halle Berry sera-t-il suffisant pour (re) donner envie à un public aficionado de super-héros en tout genre ? Si Brian Singer ne réédite pas la naïveté coupable de son dernier film, son talent de conteur fera le reste.

Pronostic : 260M$

Blended : Que serait un été sans Adam Sandler ? En effet, cela fait vingt ans, ou presque, que l’acteur à la bouille d’ado éternel sillonne le B.O américain avec succès, malgré quelques belles gamelles. Pour Blended, Adam Sandler retrouve son pote réalisateur Frank Coraci (Weeding Singer, Waterboy, Click) et l’actrice Drew Barrymore. Le duo, qui a toujours fonctionné, ne doute pas de son pouvoir d’attraction. Ce qui pourrait permettre à Sandler de comptabiliser un 15ème film au-delà des 100 millions de dollars.

Pronostic : 110M$

30 mai

Maléfique : Après trois ans d’absence, Angelina Jolie est de retour devant la caméra. Et qui d’autre, en effet, aurait pu incarner la Maléfique de la Belle au bois dormant ? Disney ne s’est pas trompé et continue ses réadaptations de classiques depuis le succès planétaire d’Alice au pays des merveilles. Si le Oz de Sam Raimi a déçu le studio (moins de 500 millions de dollars dans le monde), celui-ci espère bien se rattraper avec cette relecture d’un personnage de méchant aussi charismatique. Avec son classement « PG », le film cible principalement les familles. Ce qui pourrait lui donner un avantage par rapport au film Blanche-neige et le chasseur (PG-13) qui avait ouvert à la même période (été 2012).

Pronostic : 180M$

Albert à l’ouest : Seth McFarlane est le papa télévisuel d’American Dad !, des Griffin, de The Cleveland Show et de Ted, incursion cinématographique sous la forme d’une comédie loufoque mettant en scène un ours en peluche doué de la parole. Le succès du film (218M$), a fait récidiver McFarlane qui nous offre cette année une nouvelle comédie se déroulant au Far West. Le mélange des genres n’étant pas la panacée du public américain, il faudra toutes les qualités d’écriture du bonhomme pour enlever l’adhésion. Pour réussir son nouveau challenge, il sera épaulé par deux acteurs d’envergure : la belle Charlize Theron et le tenace Liam Neeson.

Pronostic : 140M$

6 Juin

Edge Of Tomorrow : Tom Cruise est infatigable puisqu’ à 52 ans il joue encore au justicier inflexible. Film de S-F au scénario original, Edge of Tomorrow est réalisé par le solide Doug Liman (La mémoire dans la peau, Fair Game, Mr. & Mrs. Smith). Quand on pense aux déconvenues des films de S-F de l’année dernière (Oblivion avec Tom Cruise, Elysium, After Earth…), il est difficile d’imaginer cet opus futuriste, guerrier, s’articulant autour de la facture temporelle, comme l’un des hits de l’été. Surtout que le pouvoir d’attraction de l’acteur de Top Gun n’est plus ce qu’il était. La seule question valable est de savoir si Edge Of Tomorrow arrivera à dépasser les 100 millions de dollars. Marque que Tom Cruise n’a réussi à enlever qu’une seule fois depuis 2006 et son Mission Impossible : le protocole fantôme.

Pronostic : 95M$

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13juin

Dragons 2 : Dragons, film d’animation de l’écurie Dreamworks, est sans doute l’une des productions du studio à jouir d’une côte de popularité égale aux meilleurs films estampillés Pixar. D’où l’attente réelle, quatre ans après la sortie de Dragons, de cette suite réalisée par Dean Dubois, Chris Sanders ayant quitté le navire, occupé qu’il était à mettre en boite le sympathique La famille Croods. Sans aucune concurrence jusqu’au 18 juillet, Dragons 2 à un véritable boulevard devant lui. Sauf catastrophe artistique, on ne voit pas comment le film pourrait être un échec.

Pronostic : 315M$

22 Jump Street : Suite au succès surprise du premier opus, ils ne pouvaient en rester là. De 21 on passe à 22. Même duo de réalisateurs, mêmes acteurs, même pitch. Bref, rien de bien neuf sous le soleil. Si on ne voit pas le film faire un bon colossal au BO cet été, sa base de fans est suffisamment solide pour rééditer le score de 21 Jump Street (138M$). Reste que le film sort le même week-end que Dragons 2, favori des bookmakers et cible première des familles. L’handicap est de taille mais pas insurmontable pour lui priver des 100 millions de dollars.

Pronostic : 135M$

20 juin

Think Like a man too : Il s’agit du deuxième volet d’un film sortit en 2012 célébrants de façon détournée les rapports complexes entre les hommes et les femmes. Bien qu’inédit en France, le film a totalisé 91 millions de dollars au BO américain. Auréolée de son plus grand succès cette année (Mise à l’épreuve en salles le 14 mai prochain), la star Kevin Hart retrouve Tim Story (les 4 Fantastiques) dans ce qui pourrait être une valeur sûre lors d’un week-end de sortie sans véritable concurrence.

Pronostic : 95M$

27 juin

Transformers : l’âge de l’extinction : Suite au départ de Shia Labeouf de la franchise, c’est Mark Wahlberg qui reprend le flambeau des hommes au cœur du combat que se livrent les Autobos et les Decepticons. Pour tout vous dire on n’attend pas grand-chose de ce quatrième volet toujours réalisé par Michael Bay. Si l’on en croit les différentes bandes-annonces, le renouvellement n’est pas pour aujourd’hui. On peut juste se dire qu’avec Wahlberg l’aspect naïf, voire un peu inepte des précédents volets, risque de voler en éclats pour une implication tout en puissance virile. Sa date de sortie idéale compensera un essoufflement possible d’une franchise lancée il y a seulement sept ans.

Pronostic : 330M$

Geoffroy Blondeau

 

No Pain No Gain: Bay en mode auteur??

No Pain No Gain: Bay en mode auteur??

pain__gain_movie-wideEntre deux destructions massives à coups de robots géants (Transformers), Michael Bay s’est octroyé une petite récréation récréative aussi régressive que grossière. De fait, le film n’échappe pas à l’exubérance du réalisateur de The Rock qui, de toute façon, ne prend plus aucun gant pour filmer ses histoires. Après sa trilogie triomphale estampillée Hasbro, le bonhomme fait à peu près ce qu’il veut. Alors quand il s’agit de mettre en boite un petit film de 26 millions de dollars narrant l’histoire vraie d’une bande de trublions bodybuildés décérébrés capable de kidnapper, torturer et tuer son prochain pour toucher au rêve américain, il s’en donne à cœur joie. Quitte à lâcher les chevaux sans discernement ni sens de la mesure. En somme, il fait ce qu’il sait faire de mieux : divertir.

Problème. No Pain No Gain est à l’image de son premier plan face caméra sur le visage bouffi, dents serrées, bave en coin de Mark Wahlberg : tape-à-l’œil. Au point de ne laisser planer aucun doute sur la démarche d’un yes man incapable d’offrir autre chose qu’une farce noire totalement gratuite puisqu’orpheline d’ironie malgré les quelques bons mots lâchés, ça et là, par les différents protagonistes. La voix off (encore une !) n’apporte rien et surtout pas le crédit nécessaire pour faire de cette fiction ordinaire d’un fait divers sordide, une aventure cinématographique palpitante sur les excès de cette Amérique du « maître dollar » coincée entre mauvais patriotisme et libéralisme meurtrier.

Si les trois corniauds nous font rire par intermittence (Mark Wahlberg, Dwayne Johnson et Anthony Mackie), ils ne peuvent sauver le film de la caricature « Mtvisé » où plane cette impression bizarre de se retrouver à regarder un clip étalé sur près de deux heures. Alors oui, No Pain No Gain est rock’n’roll tout comme il éructe sans gêne sa prétention du bis, de l’irrévérence facile pour emballer dans la fureur de ralentis peu appétissants une comédie macabre à la coque vide.

À vrai dire, l’erreur de Michael Bay ne se trouve pas dans son parti-pris esthétique – très discutable –, mais dans sa volonté d’insister constamment sur  le caractère véridique d’une telle histoire. Peu importe, alors, la façon dont il la met en boite étant donné qu’il ne se place jamais dans la peau d’un auteur capable – s’en en modifier les faits – d’en tirer une satire aussi subversive que corrosive. Au lieu de cela, la mise en scène ne cesse d’exulter l’enchaînement mécanique de scènes chocs pour le coup bien trop démonstratives. L’idée d’image miroir déformant d’américains moyens bouffés par le culte du corps, de la réussite personnelle ou de l’appât du gain coule à pic.

 Ce monde à part, celui du culturisme, à une époque donnée (années 90), n’est sans doute pas assez approfondi pour comprendre la mécanique bien particulière qui les aura poussés à franchir le rubicond d’un kidnapping foireux dès le départ. Reste deux ou trois scènes réussies dont celle où Daniel Lugo (Mark Wahlberg) prend lieu et place dans la maison bourgeoise de l’homme qu’il a kidnappé. Son rêve – américain – de respectabilité sociale se réalise enfin. C’est incongru, ironique même si bientôt rattrapé par la réalité des événements.

Là, Michael Bay fait mouche. Mais c’est bien peu. En somme, il ne suffit pas de mettre des couleurs bariolées, quelques paires de nichons et des lignes de coke via des cadrages saccadés pour toucher la cible !

Geoffroy Blondeau

Note: 1/5

No Pain No Gain. Un film de Michael Bay. En salles le 11 septembre 2013.

Durée. 2h10

Pacific Rim: Goldorak del Toro…

Pacific Rim: Goldorak del Toro…

pacific-rim-afficheGuillermo del Toro, le réalisateur qui nous a gratifiés de l’Echine du diable, du Labyrinthe de Pan et de Hellboy, nous revient après ses (més)aventures en Terre du milieu. Il signe un film fantastique pas si fantastique, inspiré de culture japonaise et empreint d’esprit américain : on retrouve les thèmes et moments chers aux productions hollywoodiennes ainsi qu’une influence marquée de l’animation venue du pays du soleil levant.

Là où Guillermo pêche, c’est que son scénario ne surprend pas. Après un background en guise de prégénérique, nous sommes projetés au cœur du problème, limite insoluble, avec des variables d’ajustement qui s’harmonisent comme par enchantement. Il ne nous épargne pas le duo comique impératif dans un blockbuster de nos jours, le personnage principal est transparent et sa binôme fait dans la midinette. Mais les acteurs ne sont là que pour faire bouger les vrais stars du film : les robots, qui font passer les Transformers pour des miniatures ; et les aliens auprès desquels Godzilla ressemble à un lézard inoffensif.

Quand de tels mastodontes s’affrontent en ville et se frottent aux buildings des grandes cités qui bordent le Pacifique, cela provoque des dégâts sans pareil. Le Man of Steel  de Zack Snyder fait pâle figure en comparaison – épuisant. Quant au dénouement, il est à l’image du film : les méchants meurent, les gentils survivent et font beaucoup d’enfants (enfin, on imagine) et aussi… non, je ne dis rien, faut pas gâcher !

La seule bonne note du tableau est attribuée à Ron Perlman pour sa prestation disons… intéressante. C’est un peu juste pour un réalisateur qui nous avait habitué à tellement mieux.

Olivier Jaeckens

Note: 2/5

Pacific Rim. Un film de Guillermo del Toro. Sortie le 17 juillet 20132

Durée 2h11

Battleship: Touché…Coulé?

Battleship: Touché…Coulé?

Battleship, adaptation ciné du célèbre jeu Hasbro de bataille navale (Touché-Coulé), est un divertissement décérébré totalement assumé par son metteur en scène Peter Berg (Hancock, Le Royaume). Si la filiation avec les Transformers de Bay est évidente, ce énième affrontement contre de « méchants » envahisseurs extraterrestres ne s’embarrasse d’aucun sous-titre pseudo-métaphorique sur le choc des civilisations. De fait, le film, beaucoup plus carré que son homologue aux robots destructeurs (si, si), nous offre une bonne dose d’autodérision salutaire. Il vise, entre autre chose, à réinvestir le principe de la bataille armée (qu’elle soit navale, terrestre ou aérienne) plutôt délaissée ces temps-ci par le cinéma hollywoodien. Dans un registre « new age » et vidéoludique singeant le film de guerre à la Tora ! Tora ! Tora !, Peter Berg se lâche pour nous offrir un exercice de style aussi décapant qu’il s’avère futile. Soit le meilleur et le pire des films pop-corn produits chez l’Oncle Sam.

Disons simplement que les personnages, héroïques en diable, sont d’une caricature à pleurer, que les rebondissements, nombreux et plutôt bien rythmés, sont « abracadabrantesques » tout comme la dramatisation, pour le moins inexistante. Reste le traitement. Celui-ci, très second degré mais ne tombant jamais dans l’humour potache, privilégie une action non-stop un brin assourdissant, certes, mais beaucoup plus lisible dans son approche que la trilogie boursouflée de Michael Bay. Pas de quoi pavoiser pour autant puisque le réalisateur, s’il ne nous trompe pas forcément sur la marchandise, aura enrobé son produit derrière un marketing bien huilé – bande-annonce en tête – à même d’aiguiser la curiosité d’estivants en demande de sensations fortes (essentiellement pour un public américain).

De là à dire que Battleship est un navet irrécupérable, il n’y a qu’un pas. Dans le genre, il réserve même quelques trouvailles. La géographie des batailles, circonscrite dans une aire de jeu limitée définie par l’envahisseur lui-même, condense l’action dans un périmètre rarement vu dans une telle production. Et si l’on excepte les quelques démolitions grandeur nature incontournables ainsi qu’une partie terrestre amusante mais sans grand intérêt, Battleship nous sert de la bataille navale en veux-tu en voilà avec, comme point d’orgue, une séquence assez réussie en forme de clin d’œil au jeu historique. Le long-métrage de Peter Berg n’est pas sérieux. Il s’amuse des codes, propose une dernière séquence old-school totalement improbable, façonne ses envahisseurs à la sauce Halo et balance du lourd, du jouissif, du n’importe quoi, entre générosité dans l’action et invraisemblance des situations.

Alors oui, Battleship n’est pas un blockbuster forcément recommandable. Il n’est pas non plus le naufrage artistique annoncé. Sa bonne humeur, sa lisibilité et son lot de scènes d’action plutôt bien découpées compensent l’indigence narrative d’un affrontement sans surprise ni réelle prise de risque.

Pour les non-aficionados, Battleship est quand même à consommer avec modération.

Geoffroy Blondeau

Battleship. Un film de Peter Berg. Sortie le 11 avril 2012.

Durée 2h10.

Critique publiée sur ecrannoir.fr

Real Steel: robots au grand coeur

Real Steel: robots au grand coeur

A l’heure des grosses productions imagées à coup de pyrotechnie dispendieuse, façon Transformers, Real Steel se la joue modeste avec ses robots boxeurs pour le moins colorés. Le film, pas vraiment en mode anticipation, ne s’intéresse nullement à l’enfer d’un sport nouveau qui roule des mécaniques au point de laisser les humains en dehors du ring. La tentation de la surenchère a été évitée. Pas la naïveté d’une histoire de filiation entre un père absent, égoïste, looser et un fils qu’il n’a jamais connu. Le canevas s’affiche tout doucement en prenant la direction d’un conte pour enfants si chers aux deux producteurs exécutifs : Steven Spielberg et Robert Zemekis. L’esprit des années 80 n’est plus très loin, comme en témoigne l’univers de cette boxe new age bien fade instigatrice d’une relation nouvelle fragile, mise en danger constamment mais se renforçant jour après jour. La vérité des sentiments vaincra par l’entremise des poings d’acier des robots.

Shawn Lévy (La nuit au musée, Crazy Night, La panthère rose…) soigne sa mise en scène et prend son temps pour développer ex nihilo, et via un ton très premier degré, des liens entre un père inconnu (Hugh Jackman) et un fils délaissé (Dakota Goyo, très crédible). Peu importe, alors, que l’ascension sportive de cette équipe pour le moins improbable se fasse à la vitesse grand V. Les quelques ingrédients scénaristiques invoqués pour donner corps à l’histoire narrée font le reste : amour commun pour la boxe, découverte dans une décharge de pièces usagées du « bon » robot boxeur, technique pugilistique d’un père autrefois boxeur professionnel, débrouillardise du gamin… La suite n’est que littérature, l’enchaînement des évènements s’avérant convenu, presque couru d’avance. Sans dévoiler quoique ce soit, nous pouvons affirmer qu’il y aura des combats – certains seront gagnés et d’autres perdus – avec la promesse d’une confrontation contre le champion du monde toute catégorie, Zeus. Varié et plutôt réussi techniquement, le final reste poignant dans son dénouement, lorgnant clairement du côté de Rocky. La référence aurait pu être pire. Elle sera à l’image du film, assumé. Une première pour Shawn Lévy qui nous offre par la même occasion un film maîtrisé narrativement. A défaut d’être original et impétueux.

Si la morale est sauve, les bons sentiments ne surchargent pas inutilement le propos du cinéaste. De fait il concrétise le principe d’identification pour gamins âgés de moins de 15 ans. Soit le cœur de cible d’un long-métrage gentillet, fédérateur, familial, nostalgique. Ce qui, pour un trentenaire comme moi, ravive les souvenirs pas si lointains d’un cinéma curieux toujours synonyme d’évasion.

Geoffroy Blondeau

Real Steel. Un film de Shawn Lévy. Sortie le 19 octobre 2011.

Durée 2h07.

 

Transformers 3 carbure au super

Transformers 3 carbure au super

Après l’excellent démarrage de Cars, l’été est bel et bien lancé. En effet, le 3ème épisode de la saga de Michael Bay vient de réaliser le meilleur démarrage de l’année aux USA avec 37,3M$. Si l’on compte les 5,5M$ des avants-premières cela fait un joli 43, 2M$.  Les jouets modulables du wonder boy produit par Spielberg dépasseront les 200M$, sans doute les 300M$ et peut-être les 400M$. Il sera l’un des succès de l’été, de l’année voire plus si le film arrive à durer.

Je peux également vous dire que le 2ème opus avait réaliser en première journée (également un mercredi) 62M$ pour finir sa première semaine à 228M$. Transformers 3 fait donc moins bien. Sauf qu’il sort la semaine du 4 juillet (jour de la fête nationale), l’une des plus lucratives avec Noël et Thanksgiving.  La concurrence n’étant pas très rude le blockbuster avec Shia Lebeouf va monter très haut d’ici à mercredi prochain et devenir rapidement le 4ème film à plus de 200M$ US.

Le film totalise déjà dans le reste du monde pas moins de 79M$. En France il réalise le meilleur premier jour de la franchise avec plus de 300 000 entrées. La trilogie de Bay dépassera le milliard cumulé.

Geoffroy Blondeau

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

On ne peut pas dire que The Green Lantern, avec 53 M$ lors de son premier week-end d’exploitation, ait raté son démarrage. D’autant plus qu’il s’agissait du quatrième film de super-héros cette année après le Frelon vert, Thor et X-Men le commencement. En attendant l’arrivée d’un certain Captain America. A dire vrai il n’a pas non plus réussi à se sortir des scores de ses petits copains, faisant même moins bien que le Thor de Branagh (65M$). Le problème, car il y a problème, vient de trois aspects:

Premièrement son budget. IMDB annonce 200M$. Possible. Si c’est le cas le film doit, au minimum, atteindre les 450M$ dans le monde.

Pour cela il se doit de fonctionner à l’International. Son score US, qui risque de stagner aux alentours des 120-130M$, ne pourra pas lui permettre le moindre faux pas.Or, et compte tenu de la faible popularité de ce super-héros à travers le monde, le doute est permis. D’autant que les premiers chiffres ne sont pas très bons. On ne sait jamais mais je doute que le film de Martin Campbell puisse aller titiller la barre des 300M$.

Enfin les avis. Assez mauvais, ils crucifient le bouche à oreille. La possibilité d’un hit également.

Rien n’est joué mais The Green Lantern risque bien de devenir rouge en cette période estivale. Car les sorties des gros films depuis Rio ont assuré. Et contrairement à l’année dernière il n’y a pas eu de véritables échecs du type Robin des bois (105M$), Sex and the city 2 (95M$) ou encore Prince of Persia (90M$). Tous les films ont dépassé (ou vont dépasser) les 135M$. D’autant que les prochaines semaines s’annoncent assez chargées:

Cars 2

Transformers 3 (qui signera l’arrêt de mort de Green Lantern)

Zookeeper (avec Kevin James, un comique qui cartonne aux States)

HP7 partie 2

Captain America

Cowboys & Aliens

Soyons optimiste et parions sur 125M$ en fin de carrière. Si ce score lui évitera le bide, il ne le sauvera pas de l’échec.

 

Geoffroy Blondeau