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Le milliard pour un Disney…

Le milliard pour un Disney…

La-Reine-des-Neiges2C’est chose faite. La Reine des neiges devient le 18ème long-métrage à dépasser la barre du milliard de dollars dans le monde. Il s’agit également, hors inflation, du deuxième film d’animation à se placer aussi haut derrière les 1,063 milliard de dollars de Toy Story 3. Si le film « performe » au Japon (il sort là-bas le 14 mars prochain), il peut aller chercher le Pixar et pourquoi aller glaner une 10ème place des plus gros succès monde de tous les temps hors inflation.

Ce que ne fera pas le Hobbit 2 de Jackson. Néanmoins, la Désolation de Smaug s’en sort plus que bien et ses sorties en Chine (où il cartonne) et au Japon lui ont permis de franchir aisément les 900M$ (922 pour l’heure). Le film devrait taquiner les 950 millions de dollars et, en cas de bonne surprise au Japon, il pourrait se rapprocher des 963M$ des Pirates des Caraïbes 3.

Un dernier mot pour dire que le film Les aventures Lego vient ce week-end de dépasser les 200 millions de dollars aux USA. Le film, sans concurrence, est un véritable carton et pourrait terminer sa folle course vers les 260 millions de dollars.

Geoffroy Blondeau

 

Retour gagnant pour Superman…

Retour gagnant pour Superman…

man-of-steelMan of Steel de Zack Snyder n’a pas loupé sa sortie. Ouf de soulagement pour la Warner qui tient enfin son hit 2013. Tout comme Snyder, orphelin d’un véritable succès depuis 300 (210M$ en 2006).

Avec 113M$ pour son week-end de lancement (pour un cumul estimé à 125M$ avec les projections du jeudi), Man of  Steel réalise le deuxième meilleur démarrage de l’année – derrière l’intouchable Iron Man 3 et ses 174M$ -, et s’empare du record pour un mois de juin devant les 110M$ de Toy Story 3 (2010).

Le fait de proposer, sept ans après la version de Singer pas si foireuse d’un superman un peu mou du genou mais terriblement respectueux du mythe originel, un reboot sur l’homme d’acier n’était pas chose aisée. Ni sans risque financier. Finalement, le public a répondu présent. Ce qui permet à la Warner d’envisager la mise en place d’une nouvelle franchise DC Comics après, celle, remarquable et juteuse, de Batman. Et de relancer le projet fou d’une Justice League salivante.

La question qui demeure est de savoir jusqu’où pourra s’envoler ce sixième film sur le super-héros créés par Jerry Siegel et Joe Shuster.

200M$? Sans l’ombre d’un doute.

250M$? Aisément.

300M$? Probablement.

350M$? Si le bouche à oreille suit, la concurrence, malgré World War Z, White house down ou encore Lone Ranger, ne devrait pas trop l’handicaper jusqu’au 18 juillet et la sortie de Pacific Rim.

Un petit 360-380 millions de dollars peut se profiler mais je ne pense pas qu’il puisse aller taquiner les 455M$ du premier Superman, inflation prise en compte.

Geoffroy Blondeau

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

Mes Parents et nous sombre à son tour…

Mes Parents et nous sombre à son tour…

Rien ne va plus à Hollywood. Depuis le mois d’août aucun film attendu, mis à part HP7, n’a réellement assuré. Pire, ils ont pour beaucoup sombré. Et ce n’est pas la suite du carton Mon beau-père, mes parents et moi qui changera la donne. Avec 19M$ en trois jours d’exploitation, Mes parents et nous totalise un score médiocre bien en deçà des prévisions attendues. Décidément, serait-il de plus en plus difficile de capter l’attention d’un public américain en manque d’originalité ? Pas si sûr que cela car excepté le phénomène Inception (292M$ aux States et 532 dans le reste du monde) voire, dans une moindre mesure, Dragons, nous avons le droit, au choix, à des suites (IronMan 2, Toy Story 3, Twilight 3, HP7, Shrek 4…), des remakes (Karaté Kid, Le choc des Titans…) ou de nouvelles adaptations (Alice au pays des merveilles, Robin des bois…). Tout ceci est bien pauvre et explique en grande partie une année faiblarde en termes de fréquentation.

Mais au-delà des chiffres parlons du mal qui ronge le cinéma Hollywoodien : En 25 ans celui-ci est passé de l’industrie du risque à celle de la franchise. Quelques films surnagent, laissent penser que tout va bien, alors que l’apport créatif s’effrite d’année en année. Désormais les studios se retrouvent à espérer que leurs films marcheront à l’international via de nouveaux marchés à conquérir comme l’espace asiatique avec la Chine comme tête de gondole. L’exemple de Naria 3 est édifiant. Un final US envisagé à 80-85M$ et un score à l’international sans doute à plus de 200M$. Soit l’assurance d’un remboursement sur investissement. Sans plus. Bilan : beaucoup de blockbusters dépendent du marché mondial avec comme corollaire une aseptisation de contenu afin de plaire au plus grand nombre.

Le coût de production des films n’y est pas non plus étranger. Il faudrait réduire les dépenses pour sécuriser les risques tout en ayant comme objectif de favoriser l’apport créatif. Rien n’est perdu et n’avons-nous pas eu cette année des surprises comme Shutter Island, Moi moche et méchant, Dragons, Expendables et le carton Inception. Le film de Nolan démontre à lui seul l’attente d’un public vis-à-vis d’une histoire originale, inventive, immersive et surtout diaboliquement bien maîtrisée. Il devrait, malgré un coût estimé à 160M$, donner des idées aux studios. Le public est mature et en a marre qu’on lui serve des suites de mauvaises qualités.

Le week-end de Noël a donc commencé. Notons, outre le démarrage médiocre mais pas catastrophique de Mon beau-père et nous (48M$ en 5 jours), le bon maintien de Tron l’héritage qui cumule 88M$ en 10 jours avec une espérance à plus de 150M$. Le dernier Coen servit par des critiques dithyrambiques démarre en trombe avec 36M$ en cinq jours et amorti déjà son budget (38M$). Le bouche à oreille, déjà excellent, fera le reste pour aller taquiner voire dépasser les 100 millions  de dollars. Pour les autres films rien ne change vraiment et les positions semblent figer. Raiponce visera, grâce aux vacances, les 160-170M$, Naria 3 les 80-90M$, Yogi Bear les 65-70M$, the Tourist les 50-55M$ et HP7 les 280-290M$.

Le milliard pour Alice, la 3D comme complice…

Le milliard pour Alice, la 3D comme complice…

Contre toute attente, Alice au pays des merveilles vient de franchir la barre symbolique du milliard de dollars dans le monde. Une première pour un film sortit au mois de mars. Le long-métrage de Tim Burton va même se payer le luxe de dépasser, dans les jours prochains, The Dark Knight, et devenir ainsi le 5e plus gros succès monde hors inflation. Ce résultat, formidable pour Disney, appel deux remarques.

Malgré une qualité cinématographique très moyenne, cette énième adaptation des romans Alice aux pays des merveilles et de l’Autre côté du miroir confirme l’engouement du public du monde entier pour l’univers bariolé, bizarre et paradoxal de Lewis Caroll.

Trois mois après le raz de marée d’Avatar de James Cameron, Alice confirme sans coup férir l’impact de la 3D en termes de résultat financier.

On pourra toujours, sur ce dernier point, discuter de l’intérêt artistique d’une technologie plus que prometteuse.  Les studios, quant à eux, se sont engouffrés dans la brèche et nous servent désormais de la 3D en veux-tu en voilà sans trop savoir si elle apporte une réelle plus-value à l’histoire. L’exemple récent du Choc des Titans démontre l’enjeu à venir d’un procédé « révolutionnaire » encore balbutiant mais aujourd’hui « marketé » à tout va afin de doper la vente de billets verts. Si Alice demeure un succès incontestable, la 3D déforme quelque peu la trajectoire d’un film qui n’aurait sans doute jamais atteint le milliard de dollars monde sans le recours du relief numérique. En effet, selon le studio Disney, 71% des entrées monde du film Alice ont été enregistrées en 3D, soit un gain financier considérable par rapport à une sortie classique.

L’enjeu est de taille pour une industrie en manque de rentabilité. D’ailleurs, il n’y a qu’à voir le nombre de projets 3D en préparation  ou en production au cours des prochains mois (Tron 3D, les trois Mousquetaires, Resident Evil 5, Piranha 3D, Toy Story 3, Madagascar 3, Pirates des Caraïbes 4 …). Tous les studios s’y mettent, poussant, de fait, les exploitants à s’équiper d’abord en numérique, puis en salle 3D. Rien ne pourra arrêter ce bouleversement technologique qui s’invite déjà dans nos salons. Il faudra veiller au grain pour ne pas se retrouver devant une uniformisation d’un cinéma de divertissement qui a beaucoup de mal, ces dernières années, à se réinventer. Le pari semble suffisamment audacieux pour que l’industrie du cinéma dans son ensemble s’y arrête ne serait-ce que quelques instants.