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The Hunger Games, le hit de l’année 2013…

The Hunger Games, le hit de l’année 2013…

hunger gamesIl aura fallu attendre 2014 pour connaître le champion du Box-office US 2013. En pole position depuis le mois de mai, Iron-Man 3 va très certainement être dépassé par la suite de The Hunger Games. Avec un prochain week-end estimé à 6M$ pour un total cumulé de 406 millions de dollars, je vois mal le film de Francis Lawrence finir sa belle carrière en deçà des 409M$ accumulés par notre justicier en armure.

Si le vainqueur post période estivale est assurément Catching Fire, le grand gagnant de Noël se nomme Frozen. Le dernier Disney affole les compteurs, pulvérise tous les pronostics et est assuré de finir sa carrière au-delà des 300 millions de dollars. Shrek 3 est plus que jamais dans le viseur… Après Raiponce et Les Mondes de Ralph, le studio fait mieux que de se relancer. Il est en passe de reprendre sa place de leader dans le monde devenu si concurrentiel de l’animation.

Et Le Hobbit: la désolation de Smaug dans tout cela? Le film de Peter Jackson sauve les meubles puisqu’il vient de dépasser les 200 millions de dollars. Il file vers les 250M$ pour un résultat final compris entre 255 et 265M$. Pas si mal si l’on tient compte d’un premier opus qui avait déçu une bonne partie du public. De toute façon le film réalise des scores remarquables à l’international. Le film devrait de nouveau dépasser les 600M$ avec les marchés chinois et japonais. Le milliard monde n’est pas atteint pour autant. Il faudrait que notre Bilbon atteigne 740-750 millions de dollars hors E.U pour qu’il garde une petite chance.

Je termine ce post par un nouveau record. Jamais la période automne-hiver n’avait placé 4 films au-delà des 200 millions de dollars. Et bien c’est maintenant chose faite avec the Hunger Games (393M$), Frozen (263M$), Thor: Le monde des ténèbres (202M$) et La désolation de Smaug (201M$).

BO au 31/12/2013

The Hunger Games: Catching fire : 393M$ pour un final à 415-420M$

Frozen : 263M$ pour un final à 330-340M$

The Hobbit: La désolation de Smaug : 201M$ pour un final à 255-265M$

Thor: Le monde des ténèbres : 202M$ pour un final à 203-204M$

Geoffroy Blondeau

Thor: the Dark World: chaise musicale…

Thor: the Dark World: chaise musicale…

thor 2Après le carton estival d’Iron-man 3, l’automne vient de se trouver un nouveau champion en la personne de Thor. Pour son retour, deux ans après l’épisode introductif réalisé par kenneth Branagh, Thor 2 : le Monde des ténèbres, totalise 85,7 millions de dollars lors de son week-end d’ouverture. Il s’agit, assurément, d’un gros score. Le 12e meilleur démarrage pour un film de super-héros et le 4e de l’année 2013 tous films confondus. Bien joué au Viking…

Le film, réalisé par Alan Taylor, un transfuge de la télé responsable, entre autre, de quelques épisodes de Game of Thrones, ne se prend jamais pour ce qu’il n’est pas – une gageure à Hollywood ? – et revendique sans détour son rôle de divertissement « vidéo-ludique » très barré Space-opéra. En fait, tout coule de source dans ce va-et-vient perpétuel entre les différents mondes d’un univers où Thor doit faire régner la paix. Le monde des ténèbres, qui n’est pas très sérieux, n’arrive presque jamais à se fixer d’objectifs précis préférant jouer au chat et à la souris avec des personnages qui ont, il faut le dire, la bougeotte.

Alan Taylor crée un film voltige sans enjeux, ni véritables tensions dramatiques. Ce manque de profondeur est assumé – si, si – et s’avère être, paradoxalement, gage de réussite. Ainsi, nous sommes débarrassés de cette pseudo-gravité pompeuse propre au concept de fin du monde inapte, bien souvent, à laisser respirer des individualités un brin torturées. Les grandes manœuvres sont au rendez-vous. Le cours d’une histoire plus intime également. À défaut de réussite scénaristique, Taylor arrive à dégager les forces en présence en éprouvant les concepts de bravoure, d’honneur, de traîtrise, de courage, d’amour ou encore de solidarité. Le tout motivé par une menace tapie dans l’ombre mais prête à déchaîner l’enfer sur les différents royaumes.

Vous l’aurez compris, le geste ciné du réalisateur n’est pas de glorifier Thor dans sa démonstration de puissance – contrairement au faiblard Man of Steel –, mais d’en contrarier les potentiels. Il va se prendre des coups, résistera comme le plus flegmatique des Anglais avant de remettre le monde en ordre de marche. L’histoire, basique dans son arc narratif, joue constamment à brouiller les pistes, verse dans le second degré dès l’arrivée de Loki et propose, à loisir, des retournements de situation comme pour mieux accorder aux événements une place de choix.

Ce faisant, il dégoupille la linéarité du blockbuster ricain dans sa volonté de puissance visuelle. Pas étonnant, dès lors, que le studio ait décidé de re-filmer afin de re-monter une partie du film sans l’aval de son géniteur. L’objet final aura donc été dévoyé. Comme s’il fallait, coûte que coûte, amoindrir la portée psychologique – même si celle-ci touche plus de la posture que du véritable portrait – d’individualités susceptibles de se redéfinir au gré des aléas de l’histoire narrée.

Réussi graphiquement (il demeure plus beau que le premier opus), ce Thor 2 en met plein les yeux. Mais pas seulement, puisqu’il affiche une désinvolture bienfaitrice faisant du héros scandinave un personnage aussi vivant qu’attachant, loin des stéréotypes au service d’une pyrotechnie dévorante. Il est rassurant de constater qu’à l’intérieur de scénarios basiques pour ne pas dire mauvais, des réalisateurs/auteurs arrivent, avec plus ou moins de bonheur, à redéfinir des personnages volontairement restreints pour plaire au plus grand nombre.

Geoffroy Blondeau

Note:3/5

Thor 2: The Dark World. Un film de Alan Taylor. En salles depuis le 30 octobre 2013.

Durée 1h52

The Avengers: des héros qui se mettent en quatre…

The Avengers: des héros qui se mettent en quatre…

Quelques lignes sur The Avengers avant mon papier d’analyse prévu pour la semaine prochaine…

La réunion était attendue. Elle ne décevra pas. Surtout pour ceux qui attendaient un film fun, décomplexé, dans la pure tradition Marvel. En un mot, The Avengers est un plaisir coupable. Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Angel…) a mis son talent de scénariste pour nous concocter, non pas un grand film psychologique aux enjeux troubles et homériques, mais une synthèse remarquablement bien rythmée de la rencontre entre 4 super-héros charismatiques en diable. Malgré des enjeux minces et une dramatisation itou, le film, fidèle à l’esprit du Comics, se regarde avec un plaisir non dissimulé. Les dialogues, le cabotinage de Tony Stark, la fureur d’un Hulk en mode fracasse, le patriotisme old school de Captain America, la prestance d’un Thor, l’ironie affichée ou bien les quelques trouvailles de mise en scène, suffisent à rendre The Avengers divertissant au sens cinématographique du terme.

L’apport de la 3D est nul. Marketing. Inutile. La dernière partie assure par son engagement, sa durée, son découpage et sa scène héroïque porté par un Iron Man parfaitement incarné par Robert Downey Jr.  (les autres acteurs assurent démontrant ainsi la capacité du cinéaste à diriger une belle panoplie de stars).

Pour finir je dirais que le film va cartonner au box-office US et sans doute mondial. Une nouvelle franchise est née.

Geoffroy Blondeau

Note: 3/5

Un film de Joss Whedon. Sortie le 25 avril 2012.

Durée 2h20.

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

L’année 2010 vient de s’achever. Elle fut en demi-teinte et peu d’outsiders ont réussi, au final, à tirer leur épingle du jeu. Malgré la 3D et les nombreuses suites ou autres remakes programmés par les studios, le total des entrées est en recul de 5% par rapport à l’exercice 2009. Rien n’y fait et surtout pas cette politique absurde de la franchise, politique que l’on retrouvera malheureusement en 2011. Dans cette optique, point de salut. En effet, quelques films surnagent, laissent penser que tout va bien, alors que l’apport créatif s’effrite inéluctablement. A tel point que les studios hollywoodiens se tournent désormais vers l’international pour conquérir de nouveaux marchés avec la Chine comme nouvel eldorado.

Cette stratégie est risquée car elle ne s’appuie pas sur une refonte, pourtant indispensable, du cinéma de divertissement et préfère, au contraire, miser sur l’élargissement de spectateurs potentiels à travers le monde afin de rentabiliser les sommes astronomiques investies. Conséquence : les films se ressemblent de plus en plus à tel point qu’ils deviennent interchangeables. La mondialisation du marché appauvri structurellement la qualité d’un cinéma grand public devenu insipide, sans prise de risque, ultra marketé et assujetti depuis peu à la « révolution » d’une 3D décevante, elle-même emprisonnée dans une logique de rentabilité folle. Pour l’instant elle ne sauve rien ni personne, s’adapte au marché en ne proposant presque jamais l’exclusive tant promis à des millions de spectateurs déjà blasés et de moins en moins crédules. En somme, Avatar aura été l’exception. Exception que les sieurs Spielberg et Jackson tenteront de rééditer avec un Tintin en Motion Capture tout beau, tout neuf prévu pour fin 2011 partout dans le monde puisque Tron l’Héritage n’aura pas été à la hauteur des attentes numériques.

L’aspect créatif, même d’Entertainment, doit pouvoir dépasser le cadre restreint d’un retour sur investissement, certes primordial, mais en aucun cas suffisant. Non pas qu’il faille  financer du divertissement à perte pour retrouver un semblant de qualité. Ce serait, par ailleurs, aussi absurde qu’inutile. Mais quels risques prendraient les studios à demeurer plus à l’écoute d’un public en demande d’originalité ? A priori, aucun. L’exemple d’Inception, malgré son budget pharaonique avoisinant les 160M$, devrait donner des idées. A l’instar des Matrix, Avatar, Le seigneur des Anneaux ou encore the Dark Knight, le cinéma de divertissement est capable de proposer des œuvres denses, brillamment réalisées tout en sortant de l’ordinaire mou des sempiternelles blockbusters programmés chaque année.

Un tel constat serait-il exagéré ? Nous ne le pensons pas. Depuis la crise mondiale, la politique du « risque limite » est devenue le maître mot d’une industrie frileuse se réfugiant quasi systématiquement dans les suites, les remakes et autres adaptations de circonstance. Plus grave encore, les grands studios façonnent la grande majorité de leurs films comme de véritables marques ou l’originalité, la réalisation et le nom du cinéaste importe peu, à quelques exceptions près. L’objectif, plutôt basique, consiste à réutiliser le même personnage et l’univers qui l’accompagne afin de proposer de nouvelles aventures synonyme de nouveaux succès potentiels. En effet, si le « film/marque » originel fonctionne il sera exploité jusqu’à la lie, une suite étant, selon les dires des majors, plus facile à monter puis à vendre qu’une histoire originale.

Dans ce grand huit de la franchise institutionnalisée seuls quelques films attendus en 2010 auront été plébiscités (Toy Story 3, Alice au pays des merveilles, Iron Man 2, HP7 ou encore Twilight 3), tirant artificiellement l’économie vers le haut. Mais que dire des « flops » comme Prince of Persia, L’Agence tous risques, Sex and the City 2, Narnia 3, Percy Jackson et, dans une moindre mesure, Le Choc des titans, le Dernier maître de l’air, Mes parents et nous, Tron l’Héritage ou même Shrek 4. Qu’ils constituent des désillusions du tiroir-caisse, la lassitude grandissante du public étant proportionnelle au faible choix proposé par les studios devenus orphelins de scénarii originaux vraiment innovants. Dès lors, il n’est pas surprenant de retrouver sur le devant de la scène d’un Noël 2010 moribond trois films à faible budget. True Grit des frères Coen avec Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Brolin (contrairement à ce qui est dit ici ou là, le film n’est pas un remake du Long-métrage de Henry Hathaway, mais une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis publié en 1968), Black Swan de Darren Aronofsky avec Nathalie Portman et the Fighter de David O. Russell avec Christian Bale et Mark Walhberg. Ces exemples avec de glorieuses têtes d’affiche démontrent  l’inventivité d’un cinéma capable de toucher différents publics. Certes ces trois films ne sont pas des blockbusters. Mais ils émanent de grands studios (Paramount pour True Grit et the Fighter, Fox Searchlight, filiale art & essai de la Fox, pour Black Swan) qui devraient, le plus tôt serait le mieux, prendre la tangente d’une politique en trompe l’œil.

Hélas, l’année 2011 n’en prend pas le chemin. Pire, elle risque de devenir le symbole d’un cinéma dénué de créativité, de renouveau, d’ingéniosité. Voyez plutôt : Le frelon vert, Big mamma 3, Scream 4, Thor, Pirates des Caraïbes 4, Very Bad Trip 2, Kung Fu Panda 2, X-Men first Class, the Green Lantern, Cars 2, la Planète des singes, Transformers 3, HP7 deuxième partie, Captain America, Conan le barbare, Spy Kids 4, Final Destination 5, The Thing, paranormal Activity 3, les 3 Mousquetaires, Happy Feet 2, Twilight 4 partie 1, Mission Impossible 4, Sherlock Holmes 2, Tintin et la nouvelle version de Millenium par Fincher.

Une telle liste donne le vertige. Elle nous accable, aussi. Si, dans le lot, certains films seront plébiscités et d’autres de qualité, Hollywood s’enfonce dangereusement dans la caricature de son propre cinéma. Mais rien n’est joué. Et, toujours, respirera l’espoir d’un possible sursaut à même de façonner un cinéma ambitieux pour le grand public.

Top 15 US 2010 (* films toujours en exploitation)

1. Toy Story 3 : 415M$

2. Alice au pays des merveilles : 334M$

3. Iron Man 2: 312M$

4. Twilight: Eclipse: 300M$

5. Inception : 292M$

6. Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1* : 287M$

7. Moi, moche et méchant* : 251M$

8. Shrek 4, il était une fin : 238M$

9. Dragons : 217M$

10. Karaté kid : 176M$

11. Raiponce* : 175M$

12. Le choc des Titans : 163M$

13. Copains pour toujours : 162M$

14. Tron l’héritage*: 147M$

15. Megamind*: 144M$

Sources Boxofficemojo