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TOP 20 USA 2013: animation, comédies, super-héros et Gravity…

TOP 20 USA 2013: animation, comédies, super-héros et Gravity…

hunger-games-movie-wp_trio01Rien ne change ou presque. Alors qu’un super-héros semblait s’assurer de terminer tout en haut du classement 2013 (Iron Man 3), The Hunger Games : l’embrasement va lui chiper la place et, par la même occasion, battre le score du premier opus.

Sur un marché en hausse de 0,8 % par rapport à l’année 2012 (chiffres arrêtés au 31 décembre), les franchises dominent encore outrageusement le box-office Outre-Atlantique dans un top 20 assez prévisible. Avec quatre suites (Moi, moche et méchant 2, Star Trek Into Darkness, Thor : Le monde des ténèbres, Copains pour toujours 2), quatre franchises (Iron Man 3, Hunger Games 2, Fast and Furious 6, le Hobitt : La désolation de Smaug), un reboot (Man of Steel, nouvelle adaptation de Superman) et une préquelle (Monstre Academy), les studios ne brillent pas par leur prise de risque ni par leur goût de l’originalité.

Dans son livre Sleepless in Hollywood, la productrice Lynda Obst (The Fisher King : Le roi pêcheur, Nuits Blanches à Seattle…) observe qu’aujourd’hui c’est le « chiffre » qui commande le film (blockbuster), non l’idée. Le temps des propositions scénaristiques ambitieuses semble révolu ; celui des convictions aussi. Les studios, à tort, pensent pouvoir maitriser les risques en enrobant leurs projets de stars dans des histoires universelles marketées des mois à l’avance. Il s’agit de remplacer des projets artistiques scénarisés, par des concepts marketing reconnaissable capables d’assurer presque à chaque coup le succès populaire (super-héros, franchise, adaptation littéraire ou jeu vidéo…). La recette ? En mettre plein les mirettes, peu importe la cohérence de ce que l’on raconte, du moment que l’on touche un public en ordre de marche venu se divertir dans un même élan fédérateur. Ainsi les têtes de gondoles s’affichent, lancées par d’immenses campagnes marketing elles-mêmes orchestrées par des hordes de directeurs marketings pendus à leurs sacro-saints Smartphones.

Sauf que rien n’est maîtrisé puisque des bides tels que Lone Ranger (89M$ pour un budget de 215M$), 47 Ronin (32M$ pour un budget estimé à 175M$) ou encore R.I.P.D (33M$ pour un budget de 130M$) ripent la belle mécanique qui se trouve de plus en plus fragilisée. La quantité de films produits devient alors le garde-fou d’investissements faramineux que rien ni personne ne semble vouloir/pouvoir arrêter.

1/L’animation en mode majeur…

Morose en 2011, reprenant des couleurs en 2012, le genre explose les compteurs en 2013 avec trois films à plus de 260 millions de dollars. Si Moi, moche et méchant 2 confirme le succès surprise du premier opus, son plébiscite laisse quand même rêveur. Avec 367M$ engrangés, le film se place à la quatrième place des films d’animation de tous les temps hors inflation. Il sera bientôt talonné par le succès de Noël, La Reine des neiges. Le dernier né des studios Disney va dépasser les 300M$, sans doute les 322M$ de Shrek 3 et titiller les 350M$. Après Raiponce et les Mondes de Ralph, le retour au premier plan de la firme aux grandes oreilles est bel et bien confirmé. Dans ce contexte explosif n’oublions pas les succès, même si en retrait, de Pixar (268M$ pour Monstres University) et Dreamworks (187M$ pour le revigorant Les Croods).moi moche et mechant 2

2/La comédie is back…

L’année 2013 est bel et bien celle de la comédie malgré l’échec du troisième Very Bad Trip (112M$ là où les deux premiers avaient franchi les 250M$). Quatre films se placent dans le top 20, se tiennent dans un mouchoir de poche et sont tirés d’histoires originales (sauf pour la suite de Copains pour toujours). Melissa McCarthy est la grande gagnante de l’année en plaçant trois films au-dessus des 100 millions de dollars (Les flingueuses, Arnaque à la carte et Very Bad Trip 3). Jennifer Aniston, avec Les Miller, une famille en herbe, plaît toujours autant dans le seul rôle qu’elle semble devoir jouer au cinéma. Ce top comédie pourrait voir débarquer l’immense Will Ferrell dans la suite de La légende de Ron Burgundy sortit il y a presque dix ans (2004). Le film, qui vient de dépasser les 100 millions de dollars, pourrait bien faire son entrée dans le top 20 2013.

3/Des super-héros comme une évidence…

Quatre super-héros étaient au menu 2013 pour trois succès et un demi-échec. Wolverine : le combat de l’immortel, avec 132M$, se classe 21èmeet loupe son retour. Ce qui n’a pas été le cas pour Iron-Man 3 (409M$), Man of Steel (291M$) et Thor 2 (203M$). Allez, ils ont assuré et rassuré sur le potentiel toujours intact de telles icônes dans le cinéma américain malgré la petite déception de voir Man of Steel en deçà des 300M$. Pas de surprise non plus pour 2014. L’année sera dans le prolongement des dernières années en nous offrant la panoplie des suites, reboots et nouvelles adaptations de super-héros.

4/Quelques franchises au diapason…

la-desolation-de-smaug-premiere-620x0-1Pas de souci pour les franchises attendues. Hunger Games sera le vainqueur de l’année avec une marque au-delà des 415 millions de dollars. Cette suite, saluée par la critique, permet au studio Lionsgate de se classer 5ème devant la Paramount ou la Fox. Malgré le décès tragique Paul Walker, il y aura bien un Fast ans Furious 7. Le scénario du film a été réécrit et devrait intégrer sous la forme d’un hommage les scènes que l’acteur avait déjà filmé. Avec l’épisode 6 la franchise s’est rapprochée des 250M$ avec un final à 238M$ pour une 8ème place annuelle. La suite des aventures de notre cher Bilbon cartonne un peu partout dans le monde. Succès aux Etats-Unis, le film est toutefois en retrait par rapport au premier chapitre et devrait terminer sa course vers les 260M$. Si la quasi-totalité des films science-fiction ont échoué au box-office américain (Elysium, Oblivion, Pacific Rim, After Earth, La Stratégie Ender), Star Trek Into Darkness est le seul à sauver les meubles d’un genre pourtant propice à l’innovation (228M$).

5/Deux outsiders et trois machines hollywoodiennes originales…

Comment ne pas parler de Gravity. Le film d’Alfonso Cuaron démontre qu’un film de studio osé graphiquement, superbement réalisé et admirablement porté par une Sandra Bullock au diapason, peut mettre à terre des grosses machines à la pyrotechnie folle deux fois plus onéreuses. Le film totalise en fin de carrière 255M$, ce qui le place à la septième position annuelle. Sa carrière n’est peut-être pas terminée avec l’épisode prochain des Oscars. Deux ou trois statuettes pour, pourquoi pas, une nouvelle mise sur orbite. Même son de cloche avec l’étonnant Conjuring : Les dossiers Warren de James Wang. 20M$ de budget, 137M$ de recettes. Qui dit mieux ? Personne. Le film symbolise à lui seul la rentabilité d’un genre de plus en plus populaire. Ce cinéma, celui de l’ingéniosité, à de l’avenir devant lui. Reste trois films tous très différents dans leur contenu. Un point commun tout de même. Ils sont produits par des grands studios et portés par des acteurs stars. Le monde fantastique d’Oz (James Franco), World War Z (Brad Pitt) et Gatsby le magnifique (Leonardo DiCaprio), sans proposer une quelconque originalité, ont apporté un petit vent neuf, entre divertissement familial et spectacle plus adulte. Ils ont, chacun à leur manière, touché leur cible.

  1. Iron Man 3 : 409M$
  2. Hunger Games : L’embrasement : 407M$*
  3. Moi, moche et méchant 2 : 367M$*
  4. La Reine des neiges : 298M$*
  5. Man of Steel : 291M$
  6. Monstres Academy : 268M$
  7. Gravity : 255M$*
  8. Fast and Furious 6 : 238M$
  9. Le monde fantastique d’Oz : 234M$
  10. Le Hobitt : La désolation de Smaug : 230M$*
  11. Star Trek Into Darkness : 228M$
  12. Thor : Le monde des ténèbres : 203M$*
  13. World War Z : 202M$
  14. Les Croods : 187M$
  15. Les flingueuses : 159M$
  16. Les Miller, une famille en herbe : 150M$
  17. Gatsby le magnifique : 144M$
  18. Conjuring : Les dossiers Warren : 137M$
  19. Arnaque à la carte : 134M$
  20. Copains pour toujours 2 : 133M$

* Toujours en exploitation

Geoffroy Blondeau

Thor: the Dark World: chaise musicale…

Thor: the Dark World: chaise musicale…

thor 2Après le carton estival d’Iron-man 3, l’automne vient de se trouver un nouveau champion en la personne de Thor. Pour son retour, deux ans après l’épisode introductif réalisé par kenneth Branagh, Thor 2 : le Monde des ténèbres, totalise 85,7 millions de dollars lors de son week-end d’ouverture. Il s’agit, assurément, d’un gros score. Le 12e meilleur démarrage pour un film de super-héros et le 4e de l’année 2013 tous films confondus. Bien joué au Viking…

Le film, réalisé par Alan Taylor, un transfuge de la télé responsable, entre autre, de quelques épisodes de Game of Thrones, ne se prend jamais pour ce qu’il n’est pas – une gageure à Hollywood ? – et revendique sans détour son rôle de divertissement « vidéo-ludique » très barré Space-opéra. En fait, tout coule de source dans ce va-et-vient perpétuel entre les différents mondes d’un univers où Thor doit faire régner la paix. Le monde des ténèbres, qui n’est pas très sérieux, n’arrive presque jamais à se fixer d’objectifs précis préférant jouer au chat et à la souris avec des personnages qui ont, il faut le dire, la bougeotte.

Alan Taylor crée un film voltige sans enjeux, ni véritables tensions dramatiques. Ce manque de profondeur est assumé – si, si – et s’avère être, paradoxalement, gage de réussite. Ainsi, nous sommes débarrassés de cette pseudo-gravité pompeuse propre au concept de fin du monde inapte, bien souvent, à laisser respirer des individualités un brin torturées. Les grandes manœuvres sont au rendez-vous. Le cours d’une histoire plus intime également. À défaut de réussite scénaristique, Taylor arrive à dégager les forces en présence en éprouvant les concepts de bravoure, d’honneur, de traîtrise, de courage, d’amour ou encore de solidarité. Le tout motivé par une menace tapie dans l’ombre mais prête à déchaîner l’enfer sur les différents royaumes.

Vous l’aurez compris, le geste ciné du réalisateur n’est pas de glorifier Thor dans sa démonstration de puissance – contrairement au faiblard Man of Steel –, mais d’en contrarier les potentiels. Il va se prendre des coups, résistera comme le plus flegmatique des Anglais avant de remettre le monde en ordre de marche. L’histoire, basique dans son arc narratif, joue constamment à brouiller les pistes, verse dans le second degré dès l’arrivée de Loki et propose, à loisir, des retournements de situation comme pour mieux accorder aux événements une place de choix.

Ce faisant, il dégoupille la linéarité du blockbuster ricain dans sa volonté de puissance visuelle. Pas étonnant, dès lors, que le studio ait décidé de re-filmer afin de re-monter une partie du film sans l’aval de son géniteur. L’objet final aura donc été dévoyé. Comme s’il fallait, coûte que coûte, amoindrir la portée psychologique – même si celle-ci touche plus de la posture que du véritable portrait – d’individualités susceptibles de se redéfinir au gré des aléas de l’histoire narrée.

Réussi graphiquement (il demeure plus beau que le premier opus), ce Thor 2 en met plein les yeux. Mais pas seulement, puisqu’il affiche une désinvolture bienfaitrice faisant du héros scandinave un personnage aussi vivant qu’attachant, loin des stéréotypes au service d’une pyrotechnie dévorante. Il est rassurant de constater qu’à l’intérieur de scénarios basiques pour ne pas dire mauvais, des réalisateurs/auteurs arrivent, avec plus ou moins de bonheur, à redéfinir des personnages volontairement restreints pour plaire au plus grand nombre.

Geoffroy Blondeau

Note:3/5

Thor 2: The Dark World. Un film de Alan Taylor. En salles depuis le 30 octobre 2013.

Durée 1h52

Iron Man 3: pièces interchangeables…

Iron Man 3: pièces interchangeables…

iron-man-3Film pop-corn pour geeks en folie et fans de super héros, le premier Iron man avait su allier action et humour avec une désinvolture absolument jouissive. Carton au box-office une deuxième mouture fut mise en chantier avec un Mickey Rourke charismatique, malgré un scénario répétant les ficelles du premier. Alors quid de ce troisième opus sous l’égide du trublion Shane Black ?

N’optant pas nécessairement pour le bigger and louder propre aux trilogies, le réalisateur a l’intelligence de prolonger la personnalité de son héros, playboy classieux plus malin que les autres, tout en l’acculant à se remettre en question. Si Downey Jr ne perd jamais la face dans ces nouvelles aventures il n’en est pas moins obligé de demander de l’aide à un gamin bricoleur (référence bien vue à tout un pan du cinéma américain familial, Spielberg et Joe Dante en tête) ou de laisser sa belle (Gwyneth Paltrow, magnifique) lui sauver la vie. Eh oui, Iron man n’est pas indestructible.

Si le film met un peu de temps à se mettre en route, la mythologie du méchant est suffisamment intéressante pour que Black lui consacre de nombreuses séquences, il passe rapidement à la quatrième vitesse pour ne jamais décélérer par la suite. Les salves verbales s’accumulent, des retournements scénaristiques offrent quelques instants d’anthologie (mention à Ben Kingsley), Guy Pearce et ses méta-humains brûlent l’écran, pour au final déboucher sur un combat homérique diablement orchestré. Bref, un plaisir de gamin de chaque instant qui remet sur le devant de la scène Shane Black!

La seule ombre au tableau serait d’ordre déontologique, quand une fois encore la menace terroriste est d’ordre islamique. Au vu des actualités, et qu’on n’aille pas dire que la réalité dépasse la fiction dans un film de super-héros, il est facile voire déplacé d’utiliser cet état de fait contemporain dans un film qui n’a pour but que de distraire. Certes Tony Stark a fait sa fortune sur la vente d’arme. Mais de là à ce qu’il combatte le Djihad…Un point noir donc qui n’entache toutefois en rien ce spectacle maîtrisé et survolté.

Denis Baron

Note: 3/5

Iron Man 3. Un film de Shane Black. En salles le 24 avril 2013

Durée 2h11

Un été en pente douce…

Un été en pente douce…

L’été US s’est achevé et avec lui la valse des sorties estivales commencées depuis le mois de mai. L’exercice 2012 a déçu, accusant une baisse de 2,6% par rapport au total de l’an dernier à la même période.

–          6 mai / 4 septembre 2011 : 4,4 milliards de $

–          4 mai / 3 septembre 2012 : 4,3 milliards de $

Troisième meilleure période en chiffres bruts derrière les sessions 2009 et 2011, la situation n’est plus la même si l’on prend en compte le nombre de billets vendus. En effet, avec 530 millions de spectateurs, l’été 2012 obtient le plus mauvais score depuis 15 ans. Malgré son démarrage tonitruant à mettre à l’actif des Avengers, le box-office estival aura terminé sur les rotules, comme asphyxié par un trop plein de longs-métrages interchangeables (218 films sur la période mai-août) malgré quelques bonnes surprises. De quoi faire grimacer les pontes des grands studios…

Pas surprenant, dès lors, de constater que les cinq premiers films de l’été (The Avengers, The Dark knight rises, Amazing Spiderman, Rebelle et Ted) représentent 41% du total des entrées. Soit le pourcentage le plus élevé depuis 20 ans. À titre de comparaison les cinq premiers films de l’été 2011 ne représentaient que 32%. Néanmoins, et grâce à un remarquable premier trimestre (merci Hunger games), la tendance à mi-saison s’inverse pour un gain de 3,6% par rapport à 2011. À ce titre, la fin de l’année risque d’être intéressante avec les sorties du dernier Twilight, du 23ème James Bond Skyfall, du Bilbo de Peter Jackson, du Lincoln de Spielberg et des films d’animation Les Mondes de Ralph (Disney), Rises of Guardians (Dreamworks) et Monsters, Inc. (3D) (Pixar).

 

Voici mon classement des principaux films l’été 2012 répartis en 3 catégories :

 

Les succès

The Avengers

Personne ne s’attendait à un tel succès. Le film de Joss Wedhon jouait au quitte ou double avec son budget à 220 millions de $ et sa réunion de super-héros estampillés Marvel. La stratégie de la Marvel (parler des Avengers et du SHIELD dans Thor, Iron-Man ou Captain America) aura été payante. La qualité du film a fait le reste. Après son incroyable démarrage (meilleur week-end de tous les temps avec 207 millions de $), le film s’est remarquablement bien maintenu pour aller côtoyer les cimes du box-office (622 millions de $). La suite est déjà sur les rails avec une date de sortie prévue au 1er mai 2015.

The Dark knight rises

Le 3ème opus de la saga Nolan termine donc à la deuxième place du classement. Terrassé par les Avengers, le super-héros DC Comics ne démérite pas pour autant puisqu’il va terminer sa course vers les 440-450 millions de $. Sa très nette progression à l’international (plus de 600 millions de $), lui permet de dépasser le milliard dans le monde. Il devient, par la même occasion, le deuxième film de l’année à se hisser à cette marque derrière l’intouchable Avengers et son 1,5 milliard. Il devrait finir à la septième place devant Pirates des Caraïbes 2 (1,066 milliard de $) et derrière le Retour du Roi (1,119 milliard de $).

Ted

Il s’agit du succès surprise de l’été. Il en faut toujours un et c’est lui, le nounours en peluche animé trash, grossier, buveur de bières. Avec 217 millions de dollars aux Etats-Unis pour un budget de 50 millions, ce film R-rated avec Mark Whalberg prouve que l’originalité paye. Classé 7ème film R-rated de tous les temps sur le sol américain, le film a dépassé les 400 millions de dollars à travers le monde et sortira chez nous le 10 octobre prochain. À signaler qu’il s’agit du plus gros succès de l’été pour Universal devant Blanche-neige et le Chasseur et le très décevant Battleship.

Madagascar 3

La franchise Madagascar reprend du poil de la bête après un deuxième épisode légèrement décevant au box-office US. La progression n’est pas anodine puisque l’on passe de 180M$ à plus de 215M$. Le ton bariolé et psychédélique de cet épisode a séduit bambins et ados du monde entier. Le film est certain de dépasser son prédécesseur à l’international pour un cumul qui devrait approcher les 700 millions de $ dans le monde. De fait, un quatrième opus est presque sûr de voir le jour. Sans être forcément une mauvaise nouvelle, il serait de bon ton que la qualité du prochain film sur Alex et ses amis suive la même courbe que celle des billets verts.

L’Age de glace : la dérive des continents

Situation paradoxale pour ce quatrième opus des aventures de Scrat et de ses amis. Car avec 158M$, le film est le moins lucratif de la franchise. Et de loin. Néanmoins on ne peut raisonnablement pas parler de déception puisque le film, doté d’un budget raisonnable (95M$ là ou Rebelle en a coûté 185M$), s’est envolé à l’international avec 676M$. On ne sait pas si une suite est d’actualité mais, à l’instar d’une franchise comme Madagascar, le succès à l’étranger suffit presque à rentabiliser la production du film.

Magic Mike

Deuxième surprise de l’été, le film de Soderbergh a affolé les compteurs. Rendez-vous compte : 7M$ de budget, 113M$ de recettes. Un tel pactole a dû rassurer Sony sans doute un peu déçu des résultats de son MIB 3. Autre gagnant. Channing Tatum. Cette année, l’acteur de G.I : Joe place trois films au-delà des 100 millions de dollars. Magic Mike, donc, the Vow (125M$) et 21 Jump Street (138M$).

The Best Exotic Marigold Hotel

Cette programmation décalée par rapport à la saison estivale a conquis son public. Le film anglais avec Judi Dench, Maggie Smith et Tom Wilkinson a presque quintuplé son budget (10M$) pour atteindre les 46 millions de dollars. Pas mal du tout. Et comme le film n’a pas été un manchot à l’étranger (85M$), il fait partie de ces films à la rentabilité folle.

 

Avant de parler des déceptions, arrêtons-nous sur les films Amazing Spiderman et Rebelle.

Amazing Spiderman

Pourquoi ne pas l’avoir mis dans la catégorie des succès ? Justement parce qu’il s’agit d’un Spiderman. De fait, réaliser moins de 300M$ sur le sol américain (261M$ pour être exact) malgré l’apport de la 3D, ressemble à une vraie déception. Comme si l’effet marketing l’avait emporté, une fois n’est pas coutume, sur l’aspect artistique d’une relecture aussi précoce. Néanmoins il ne faut pas se leurrer et totaliser 750 millions de $ dans le monde est plus que suffisant pour mettre en chantier une suite.

Rebelle

Là encore nous aurions pu mettre le dernier Pixar dans la catégorie des succès. Totaliser 233 millions de dollars US en fin de carrière, c’est mieux que Madagascar 3, The Lorax ou encore l’Age de glace 4. Mais à l’instar de Cars 2 ou de Wall E, Rebelle n’arrive pas réellement à percer à l’international. Pour le moment le film émarge à 266M$. C’est bien mais très loin des 676M$ de l’Age de glace 4 et des 404M$ de Madagascar 3. Le succès monde reste bon mais certainement en deçà des espérances.

 

Les déceptions

MIB3

Il aura fallu attendre dix ans pour voir sur nos écrans la suite des aventures des hommes en noir. Dix ans et une 3D en plus. Malgré l’inflation et l’apport de cette lucrative technologie, MIB3 n’a pas atteint les 200M$. Il devient même l’opus le moins rentable de la franchise avec 179M$. La déception est grande surtout que le film, sans être d’une innovation folle, n’est pas déplaisant à regarder. L’international sauve cette production à 225M$. MIB3 peut dire merci aux MIB et à Will Smith, toujours aussi populaire à travers le monde.

Blanche-neige et le Chasseur

Adaptation assez libre à l’inscription merveilleuse plutôt créative, ce Blanche-neige un brin guerrier s’en sort avec les honneurs. Mais il a coûté cher (175M$) et n’a pas beaucoup rapporté à l’international. Les 400 millions de dollars n’ont pas été franchis mais s’en rapprochent (396M$). Il se murmure à Hollywood un spin-off avec le chasseur et la star de Thor, Chris Hemsworth.

Prometheus

La préquel de Ridley Scott, rondement marketé jusque dans ses campagnes virales, a réalisé un excellent démarrage. Puis le film s’est effondré pour clore sa carrière à 126M$. Pas si mal pour un film de SF classé R-rated, même si le bouche à oreille n’aura pas permis au film d’atteindre les cimes du box-office. Il sera sauvé, lui aussi, par sa carrière mondiale. 260M$ et un cumul à 385 millions de dollars pour un budget estimé à 130M$. Déception, donc, mais aucunement un échec.

The Bourne Legacy

Spin-off ou reboot, telle est la question. En tout cas le film de Tony Gilroy ne rééditera pas les résultats de la trilogie originale. Le film avec Jeremy Renner aura bien du mal à dépasser les 121M$ du premier Bourne. Un final à 115 millions nous semble raisonnable. Son parcours à l’international devrait le rendre rentable et pourrait, là encore, anticiper un nouveau chapitre.

 

 

 

 

 

 

Expendables 2

Le deuxième opus des bad guys fait moins bien que l’original. Alors que le premier film avait fini sa carrière au-delà des 100 millions de dollars, cette suite devrait terminer sa course vers les 85-90M$. Allez, ce n’est pas si mal ! Surtout que les vieux cartonnent un peu partout dans le monde. Les 300 millions de dollars sont réalisables, prouvant qu’un actionner à la sauce 80’s peut fonctionner.

Les échecs

Dark Shadows

Le dernier Burton marque la 8ème collaboration du cinéaste avec Johnny Deep. Alors qu’Alice au pays des merveilles a rapporté plus d’un milliard de dollars dans le monde, Dark Shadow se contente d’un score anodin, indubitablement décevant. Le film n’est pourtant pas mauvais, retrouve par bribes la classe créative de Burton en nous contant cette histoire de vampire à travers les âges. Totaliser moins de 250M$ dans le monde pour un coût de production évalué à 150 millions de dollars est une véritable sanction pour un film qui ne le méritait pas. Dommage.

Battleship

Peter Berg, auréolé de son succès avec Hancock, a essayé de nous proposer une variation improbable du jeu « Touché-Coulé » en mode Transformers. Le public n’a pas suivi. 65 millions de dollars engrangés pour un coût de production estimé à plus de 200M$, c’est l’un des plus gros échecs de l’année. Taylor Kitsch, l’acteur principal, se remarque au même titre que Channing Tatum mais comme le looser de l’année. A son actif ; Battleship et le désormais tristement célèbre John Carter.

Total Recall

Mais pourquoi diable avoir pris la décision de proposer le remake du film de Paul Verhoeven sortit en 1990 ? Un peu comme le Conan de Nispel, le film de Len Wiseman s’est pris les pieds dans le tapis. Les 58M$ de recettes restent bien insuffisants pour un tel potentiel scénaristique, fut-il un remake hasardeux porté un Colin Farrell devenu bien fade. Le manque d’ambition de ce type de production flingue l’esprit créatif d’un Hollywood de plus en plus craintif à proposer de l’exclusif, de l’originalité, de jamais vu.

Abraham Lincoln : chasseur de vampires

L’originalité ne paye pas toujours. C’est le cas pour le film de Timor Bekmambetov, indigeste variation d’une histoire revisitée à l’emporte pièce. 37 millions de dollars plus tard, même les geeks en demande de nouveauté sont restés sur leur faim. L’international n’a pu sauver un film ou peu de chose l’est.

Rock of Ages, Crazy Dad, The Watch

Trois films d’un trio de stars historiques et trois échecs retentissants. Tom Cruise (même s’il n’est pas la star du film), Adam Sandler et Ben Stiller se sont fait écrabouiller par le film de Soderbergh. Est-ce la fin d’une époque pour ces trois stars ? Surement pas même s’il faut avouer qu’ils n’arrivent plus à rencontrer le succès à chaque film. Quant un film est médiocre une star ne peut pas tout. Ce qui est le cas avec ces trois films.

Geoffroy Blondeau

Sans surprise The Avengers casse le tiroir-caisse…

Sans surprise The Avengers casse le tiroir-caisse…

Et le milliard se profile. Ce qui était du domaine du possible risque bien de devenir réalité. Avec 178 millions de dollars sur 39 territoires, le film de Joss Whedon réalise le 9ème meilleur démarrage de tous les temps hors inflation. Avec ce score les 600-650 M$ sont atteignables. Sa carrière aux USA fera le reste.

The Avengers rassemble les 4 qualités du blockbuster ultime:

Film de qualité

Critique positive

Attente insoutenable

Bouche à oreille assuré

Sauf énorme surprise the Avengers deviendra le 12ème film à franchir le milliard de dollars dans le monde en attendant le troisième opus des aventures du chevalier noir.

Geoffroy Blondeau

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

The Green Lantern: Le premier échec de l’été US?

On ne peut pas dire que The Green Lantern, avec 53 M$ lors de son premier week-end d’exploitation, ait raté son démarrage. D’autant plus qu’il s’agissait du quatrième film de super-héros cette année après le Frelon vert, Thor et X-Men le commencement. En attendant l’arrivée d’un certain Captain America. A dire vrai il n’a pas non plus réussi à se sortir des scores de ses petits copains, faisant même moins bien que le Thor de Branagh (65M$). Le problème, car il y a problème, vient de trois aspects:

Premièrement son budget. IMDB annonce 200M$. Possible. Si c’est le cas le film doit, au minimum, atteindre les 450M$ dans le monde.

Pour cela il se doit de fonctionner à l’International. Son score US, qui risque de stagner aux alentours des 120-130M$, ne pourra pas lui permettre le moindre faux pas.Or, et compte tenu de la faible popularité de ce super-héros à travers le monde, le doute est permis. D’autant que les premiers chiffres ne sont pas très bons. On ne sait jamais mais je doute que le film de Martin Campbell puisse aller titiller la barre des 300M$.

Enfin les avis. Assez mauvais, ils crucifient le bouche à oreille. La possibilité d’un hit également.

Rien n’est joué mais The Green Lantern risque bien de devenir rouge en cette période estivale. Car les sorties des gros films depuis Rio ont assuré. Et contrairement à l’année dernière il n’y a pas eu de véritables échecs du type Robin des bois (105M$), Sex and the city 2 (95M$) ou encore Prince of Persia (90M$). Tous les films ont dépassé (ou vont dépasser) les 135M$. D’autant que les prochaines semaines s’annoncent assez chargées:

Cars 2

Transformers 3 (qui signera l’arrêt de mort de Green Lantern)

Zookeeper (avec Kevin James, un comique qui cartonne aux States)

HP7 partie 2

Captain America

Cowboys & Aliens

Soyons optimiste et parions sur 125M$ en fin de carrière. Si ce score lui évitera le bide, il ne le sauvera pas de l’échec.

 

Geoffroy Blondeau