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Mais pourquoi l’envol de Dragons 2 n’a pas complètement eu lieu aux États-Unis ?

Mais pourquoi l’envol de Dragons 2 n’a pas complètement eu lieu aux États-Unis ?

dragons-2-1Parce que le film, suite directe du premier opus sorti en 2010, n’est pas essentiellement un long-métrage d’animation pour enfants avec des dragons, de l’humour référentiel et de l’action en mode automatique. Sans atteindre la qualité narrative des Miyazaki ou des meilleurs Pixar (Ratatouille, Wall E et Là-haut en tête), Dragons 2 de Dean Deblois prend son temps afin d’explorer la voie, parfois complexe, du passage vers l’âge adulte. La description d’un monde cohérent ou cohabitent humains et dragons sert de support cartographique aux questionnements d’un jeune homme en manque de repères.

Ainsi, Dragons 2 ne peut se résoudre à n’être qu’une simple suite. Il s’agit, en réalité, d’une véritable continuité narrative au service d’un accomplissement personnel synonyme d’équilibre. Du mythe du Petit Prince dans les séquences d’apprivoisement réciproque du premier film, nous passons au rite de passage qui prend la forme d’épreuves à la fois inattendues, dangereuses ou encore douloureuses. Harlod ne fuira pas son destin. Au contraire. Mais il n’est pas, non plus, un héros au sens « hollywoodien » du terme. Ici, point de conquête, de revanche ou de dépassement de soi. Seul compte l’équilibre entre les hommes et les dragons.

Le film, par l’intermédiaire du binôme Harold/Krokmu, ne parle que de cela. Ainsi, le canevas scénaristique s’étalonne à rebours des poncifs habituels vus mille fois dans ce genre de production bien souvent mal calibré (hormis le « méchant » aussi grossier qu’inutile puisqu’à des années lumières de ce qui fonde justement l’univers des films). Si le long-métrage regorge d’inventivité dans ses séquences volantes, elles ne sont jamais un prétexte au remplissage, à l’épate facile ou à l’esbroufe de circonstance. Alors oui, le film répond à minima au cahier des charges standard imposé par un « gros » studio…Dragons-2

Celui de Dragons 2 a sans doute déstabilisé nombre de spectateurs interloqués par la proposition narrative d’un film plus dense et plus complexe qu’il ne le laissait supposer. Cette dichotomie entre un « produit » que l’on est censé trouvé et l’histoire qui nous est finalement contée, explique, en partie, la désaffection d’un public peu habitué à un tel décalage. En somme, Dragon 2 est plus adulte qu’il n’y parait. Épique, certes, mais sombre. Divertissant à coup sûr, mais également initiatique. Pour tout public, mais pas seulement.

Poétique et sincère, Dragons 2 est une belle réussite qui prouve que si le pari d’une écriture exigeante n’est pas systématiquement voué au succès (je précise que le film vient de dépasser les 150 millions de dollars aux États-Unis, ce qui n’en fait pas vraiment un échec au box-office), la part de créativité des grands studios n’est pas complètement morte.

Geoffroy Blondeau

Le milliard pour un Disney…

Le milliard pour un Disney…

La-Reine-des-Neiges2C’est chose faite. La Reine des neiges devient le 18ème long-métrage à dépasser la barre du milliard de dollars dans le monde. Il s’agit également, hors inflation, du deuxième film d’animation à se placer aussi haut derrière les 1,063 milliard de dollars de Toy Story 3. Si le film « performe » au Japon (il sort là-bas le 14 mars prochain), il peut aller chercher le Pixar et pourquoi aller glaner une 10ème place des plus gros succès monde de tous les temps hors inflation.

Ce que ne fera pas le Hobbit 2 de Jackson. Néanmoins, la Désolation de Smaug s’en sort plus que bien et ses sorties en Chine (où il cartonne) et au Japon lui ont permis de franchir aisément les 900M$ (922 pour l’heure). Le film devrait taquiner les 950 millions de dollars et, en cas de bonne surprise au Japon, il pourrait se rapprocher des 963M$ des Pirates des Caraïbes 3.

Un dernier mot pour dire que le film Les aventures Lego vient ce week-end de dépasser les 200 millions de dollars aux USA. Le film, sans concurrence, est un véritable carton et pourrait terminer sa folle course vers les 260 millions de dollars.

Geoffroy Blondeau

 

Disney achète à tout va quand Universal dit stop…

Disney achète à tout va quand Universal dit stop…

Indiana Jones ressort des cartons

indiana-jonesDisney n’arrête plus sa frénésie de rachats. Après Pixar, Marvel et tout récemment LucasFilm, voilà que la firme aux grandes oreilles se paye les droits de la franchise Indiana Jones. Question monopole, y a vraiment de quoi flipper!!

Ce rachat (dont on ignore à ce jour le montant) permet à Disney, outre les droits d’auteur qu’elle détenait déjà, de produire et de distribuer des futurs films mettant en images le personnage ô combien charismatique d’Indiana Jones. Si la Paramount conserve les droits des films précédents, elle touchera également un % sur les recettes à venir en cas de mise en chantier d’un cinquième opus.

Je ne sais pas si un cinquième film est en préparation, mais l’exemple de Star Wars ne laisse planer que peu de doute. D’autant que MM. Spielberg et Ford ont signalé à qui veut l’entendre qu’ils donnaient leurs accords.

Si tout ceci est bon pour le merchandising, ce n’est pas forcément très rassurant d’un point de vue cinématographique.

Fast and Furious 7 à l’arrêtl-acteur-paul-walker-mort-a-l-age-de-40-ans

La disparition brutale de Paul Walker aurait-elle sonné le glas de la franchise? Sans doute que non même si le tournage du 7ème opus s’arrête pour une durée indéterminée comme l’indique le studio dans un communiqué:

« Aujourd’hui, nous tous à Universal cherchons à aider au lieux la famille immédiate de Paul, et la grande famille de toute l’équipe de Fast and Furious ». Et nous pensons que notre responsabilité est d’interrompre la production de Fast and Furious 7 le temps d’étudier toutes les options disponibles pour assurer l’avenir de la franchise. »

Si ce n’est pas la première fois que ce type de mésaventure survient au cours d’un tournage (je pense, bien évidemment, au décès tout aussi tragique de Heath Ledger sur The dark knight), le Studio envisagerait une solution radicale pour ne pas dire jamais vue. Reprendre le tournage à zéro en intégrant la disparition du personnage O’Conner. Dans ce cas il ne s’agit pas d’une remise à plat ou d’un reboot déguisé, mais bien d’un changement d’axe narratif permettant de poursuivre l’aventure sans trahir la mémoire de l’acteur.

Geoffroy Blondeau

Frozen: Et un, et deux et trois zéro…

Frozen: Et un, et deux et trois zéro…

Frozen-disney-frozen-34977338-1600-900Disney aurait-il enfin retrouvé la formule miracle? À en croire le succès de son nouveau bébé numérique, oui. Sortit ce week-end dans les salles américaines, Frozen souffle son éclatante réussite par un démarrage record sous 5 jours – Thanksgiving oblige – au-delà des 93M$. Avec 93,9M$ il devance les 80,1M$ de Toy Story 2 (1999) et assez largement les 68,7M$ de Tangled (2010).

Ce démarrage en fanfare s’explique, en partie, par la remontée, assez spectaculaire, de l’image véhiculée il n’y a pas si longtemps par la firme aux grandes oreilles. Et qui, faut-il le souligner, n’était pas très bonne. Tangled puis Les Mondes de Ralph n’y sont pas pour rien. Si les standards des grands films d’animation ne sont pas encore au rendez-vous, l’aspect qualitatif est là, de la texture d’une animation très « conte de fées » au scénario un poil plus travaillé.

Le bouche à oreille suit la tendance d’une critique US unanime saluant la réussite du dernier Disney. Il devrait permettre à Frozen de dépasser les 200 millions de dollars et, par la faveur des vacances de Noël, de viser bien plus haut jusqu’à, sait-on jamais, titiller les 268M$ de Monstres Academy. Je reste persuadé que les 250M$ sont à porter de main.

Par ce succès presque inattendu, Disney retrouve des couleurs bien sympathiques et redevient un concurrent direct de Pixar (même si celle-ci a été rachetée par Disney) et de Dreamworks.

Geoffroy Blondeau

L’animation US retrouve des couleurs… au box-office

L’animation US retrouve des couleurs… au box-office

En 2011, aucun des 11 longs-métrages proposés au public n’a réussi à se hisser au-dessus des 200 millions de dollars. Cette contre-performance n’était plus arrivée depuis 2005, saison sans Pixar, ni Shrek à l’affiche.

Les nombreux films proposés n’ont pas eu, de toute évidence, le succès escompté malgré un vaillant Cars 2 des studios Pixar (191M$). Ni Rango (123M$), ni Rio (145M$), ni le Chat Potté (149M$), ou encore Kung Fu Panda 2 (165M$) ont mis en branle le box-office animé. Et nous ne parlerons pas des ratages mémorables qu’auront été Mars Needs Moms (21M$), Arthur Christmas (46M$) ou bien encore Happy Feet 2 (64M$).

C’est dire que l’année 2012 était attendue au tournant…

D’un point de vue comptable, celle-ci est gagnante. Premier film d’animation de l’année à dépasser les 200 millions de dollars (213M$), the Lorax, des studios Universal, a été rejoint par Madagascar 3 (204M$) et dès cette semaine par the Brave (195M$), films encore à l’affiche. L’âge de glace : la dérive des continents, qui vient de sortir aux Etats-Unis, à réaliser un premier week-end à 46M$. Trop juste pour aller viser les 200 millions de dollars, malgré la période estivale. Ainsi, le record 2010 du nombre de films d’animation à plus de 200M$ (Toy Story 3, Moi, moche et méchant, Shrek 4, Dragons, Raiponce) s’éloigne et devra patienter jusqu’à l’automne, date de sortie d’Hôtel Transylvania, des studios Sony, qui lancera la période de fin d’année au côté d’un Disney (Les mondes de Ralph) et d’un Dreamworks (Rise of the Guardians).

D’un point de vue qualitatif, aucune surprise. La valse lancinante des productions animées calibrées pour le grand nombre poursuit sa lente germination. Fond, forme et promotion s’imbriquent dans une mécanique froide, appel au jackpot synonyme de franchise en devenir. Et tous les studios s’y mettent. Pixar compris, surtout depuis son rachat par le géant Disney. En clair, chacun veut sa part du gâteau. Ce qui nous donne, à quelques exceptions près, une belle indigestion de pixels. Les suites, franchises ou autres reboots flinguent la part de créativité d’une armada d’ingénieurs recrutés pour décliner et non plus innover. Et pourtant souvenez-vous de l’incroyable introduction de Là-haut, des folles envolées aériennes de Dragons, de la poésie spatiale d’un Wall-E ou du déprimant point de non-retour d’Happy Feet

Le diktat du tiroir-caisse nécrose bel et bien une animation US pétris de talents – avec l’aide, il est vrai, de quelques recrues étrangères dont une pléthore de français – qui s’est totalement démocratisée depuis l’avènement de la synthèse (fin des années 90 début des années 2000). Le monopole Disney, chahuté en de rares occasions par quelques films de studios concurrents (on pense notamment à Anastasia (Fox, 1997), au Petit dinosaure (Universal, 1988) ou à Fievel et le nouveau monde (Universal, 1986)), s’est fissuré pour laisser place à une véritable guerre de tranchées. Pixar fut le précurseur (Toy Story est sorti en 1995), suivit de près par Dreamworks (Fourmiz, 1998), Sony (Final Fantasy, 2001), la Paramount (Jimmy Neutron, 2001) et la Fox (l’Age de glace, 2002).

Beaucoup moins long dans sa conception qu’un film d’animation au format traditionnel, le dessin animé assisté par ordinateur pousse comme des champignons (90 films sont sortis dans les salles depuis 1995), les studios se tirant la bourre depuis 17 ans avec une moyenne de 5 films par an (10 depuis 2005). Résultat, l’exigence de qualité baisse à mesure que le retour sur investissement augmente. Bien sûr, dans le flot d’une telle production, des films tirent leur épingle du jeu qualitativement. Mais la pente est de plus en plus glissante, accentuée il est vrai par l’arrivée d’une 3D avilissante, pour un genre déjà amputé de son animation classique. Il ne faudrait pas que l’animation américaine tombe dans le piège d’une créativité assujettie à sa propre technologie, et dont le but serait d’attirer un public mondialisé autour de franchises pop-corn oubliables. Malheureusement c’est ce qui est en train d’arriver…

Résultats des films d’animation sortis sur les écrans US au 15 juillet 2012

The Lorax: 213M$

Madagascar 3: 204M$

The Brave: 197M$

L’âge de glace 4: 51M$


Geoffroy Blondeau

Mission Impossible 4: retour gagnant!

Mission Impossible 4: retour gagnant!

Personne ne s’attendait vraiment à ce qu’il reprenne son rôle d’Ethan Hunt dans Mission : Impossible. Et pourtant, Tom Cruise est bien de retour. Mieux, il nous revient plus en forme que jamais dans ce quatrième opus signé Brad Bird, réalisateur des géniaux les Indestructibles et Ratatouille de la maison Pixar. De toute façon l’annonce d’un tel mariage portait en elle l’once de curiosité nécessaire pour se laisser convaincre de l’utilité d’une telle suite. Si la collaboration est audacieuse sur le papier, est-elle réussie sur grand écran ?

À l’évidence, oui. Pour deux raisons au moins : un retour aux sources (hommage à la série TV) et une maîtrise formelle aboutie (mise en scène efficace jamais tape à l’œil). Pour le reste, ne nous y trompons pas, Mission : Impossible, Protocole fantôme ne se détache pas vraiment des canons du genre. Peu importe puisque le spectacle est de qualité, sans temps mort, sans pathos inutile (sauf une scène finale aussi mal écrite qu’inutile), ni exagération scénaristique. Ce que le film gagne en clarté d’exposition, il le perd en personnalité. Film synthèse idéal des trois premiers opus, de la série TV et des films d’action en général, MI4 ne s’embarrasse pas, fort heureusement, de son scénario ultra-classique dans lequel un dissident russe décide d’embraser le monde par le biais d’une guerre nucléaire. Ce qui intéresse Brad Bird est moins l’aspect géopolitique d’une histoire d’espionnage rebattue que les scènes d’action par lesquelles l’équipe de la Mission impossible arrivera à déjouer la menace. La nuance est de taille et spécifie par ce biais la réussite du premier long-métrage « live » du cinéaste.

Dès lors, le réalisateur n’a pas peur de nous embarquer, 2 h 12 durant, dans une succession de scènes d’action superbement découpées, rythmées, agencées, ou le sens du mot visuel prend toute sa valeur. Tout y est ou presque. Gadgets high tech plutôt fun, intrusion dans un lieu a priori inviolable (le Kremlin), séquence de haut vol (la scène où Ethan Hunt se retrouve à gravir la tour du Burj Kalofa à Dubai mérite vraiment le détour, surtout en IMAX), course-poursuite, tranche de séduction, humour en forme de clin d’œil… La somme des séquences fournit un métrage limpide, linéaire, sans fioritures, en tout point efficace. Drôlement efficace, même. Sa valeur ajoutée, car il y a valeur ajoutée, réside dans sa capacité à nous offrir des temps forts, sorte de climax permanent, tout au long du film. Brad Bird arrive, de la scène d’ouverture dans la prison russe à celle, finale, dans une usine d’assemblage de voitures en Inde, à générer quasi systématiquement, grâce à sa gestion remarquable de l’espace, de l’adrénaline. Malgré cette jouissance de tous les instants, il ne peut balayer d’un trait l’indigence d’un scénario sans réel surprise.

Que serait Mission impossible sans son agent phare, Ethan Hunt ? Pas grand-chose pour dire vrai. Heureusement, Tom Cruise assure. À bientôt 50 ans, il prouve, cascades à l’appui, qu’il n’est pas has been. Physiquement, c’est un monstre. Et là, il travaille en équipe, aux côtés d’acteurs de la trempe d’un Jérémy Renner (Démineurs, the Town, L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford). Du début à la fin il ne sera pour ainsi dire jamais seul. Retour aux sources avons-nous dit. Du premier film (De Palma 1996) comme de la série TV. Pour un réalisateur venant des studios Pixar, cela n’est pas étonnant. Cet esprit d’équipe structure la trame d’un volet dans sa raison d’être. Et le sauve, par la même occasion, de la succession froide de scènes d’action dont nous vantions un peu plus haut les qualités.

Mission : Impossible, Protocole fantôme mérite le détour, mérite de voir Tom Cruise en haut de l’affiche, mérite à Brad Bird de valider l’essai « live » une seconde fois. Même si la féerie et l’inventivité de ses réalisations animées sont loin d’être égalées. Mais ne boudons pas notre plaisir car la saga des Mission : Impossible à encore beaucoup de choses à montrer. Et c’est tant mieux !

Geoffroy Blondeau

Mission Impossible 4. Réalisé par Brad Bird. Sortie le 14 décembre 2011.

Durée 2h12.

Critique publiée sur ecrannoir.fr

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.