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Bilan Box-Office USA 2014…

Bilan Box-Office USA 2014…

 hunger-games-episode-3Avec 10, 360 milliards de dollars (chiffres arrêtés au 01 février 2015), l’année 2014 subit une chute des recettes en salles de 5,2% par rapport à l’année 2013. 690 films ont été distribués contre 687 l’année précédente. Pour l’heure, le champion 2014 totalise un respectable 335,1 millions de dollars et devrait terminer sa course juste au-dessus des 336,5 M$ réalisés par Spiderman 3 en 2007. Hunger Games – la révolte : partie 1 perd donc près de 90 millions de dollars par rapport au deuxième opus et ne doit cette première place, sans doute provisoire, qu’aux vacances de Noël.

Tir groupé entre 200 et 260 millions de dollars…

Comme en 2013, 13 films dépassent donc les 200 millions de dollars aux États-Unis, mais de façon plus ramassée, puisque dix d’entre eux se tiennent en 60 millions de dollars. Des succès, donc, mais pas forcément de gros cartons pour des films attendus dont certains n’ont même pas franchi la barre des 200 millions de dollars (on pense, notamment, à Dragons 2 et ses 177M$).

À l’heure où je publie ce bilan US 2014, je ne sais toujours pas quel sera le vainqueur de l’année. La faute au phénomène American Sniper, dernier long-métrage du vétéran Clint Eastwood. En trois week-end le film dépasse déjà les 250 millions de dollars et devrait, à coup sûr, se défaire des 300M$. Ira-t-il plus haut que les 335M$ de Hunger Game ? A priori, oui. Avec, en ligne de mire, les 370M$ de la Passion du Christ, plus gros succès R rated aux États-Unis (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d’un adulte). Les paris sont ouverts…

malefique_affiche_05Actuellement deuxième, Les Gardiens de la Galaxie, vainqueur de la saison estivale avec 333M$, et devant des blockbusters tels que Transformers : l’âge de l’extinction (245M$), X-Men : Days of future Past (233M$) ou encore The Amazing Spider-man : le destin d’un héros (202M$), demeure indiscutablement le succès surprise de l’année. Attention tout de même. Il s’agit d’un film estampillé Marvel ayant coûté la bagatelle de 170M$. Son approche fun, son ton très coloré et sa décontraction assumée ont su séduire un public nombreux néanmoins peu attiré par l’originalité ou la nouveauté. La suite du Captain America (259M$) et de la planète des singes (208M$), le remake de Godzilla (200M$) ou la nouvelle adaptation d’un conte « made in Disney » – Maléfique et ses 241M$ – nous confirme malheureusement cette tendance…

Des 13 films à plus de 200 millions de dollars, saluons également l’incroyable succès du film d’animation Lego, aussi drôle que bien foutu. Avec 257M$, le film, 12ème plus gros succès hors inflation pour un film d’animation 3D, finira à la cinquième place de l’année juste devant le troisième opus du Hobbit (252M$). En parlant d’animation, comment ne pas mentionner le quatrième succès de suite des studios Disney avec la première histoire de super-héros de la firme aux grandes oreilles, Big Hero 6 (Les nouveaux héros sortent chez nous le 11 février prochain). Avec 218M$ sur le sol américain, le studio a désormais l’assurance d’avoir retrouvé un public en demande de productions de qualité ne manquant pas d’un certain allant à défaut de véritable créativité (le succès planétaire de la Reine des neiges me laisse tout de même sans voix…).

Gone Girl épate, Tom Cruise déçoit…

La suite du classement étonne peu, ne rassure pas non plus et ne place, pour ainsi dire, aucun « petit » film produit pour quelques millions de dollars, si nous mettons de côté l’atypique American Sniper. Où sont, en effet, les Juno, Les dossiers Warren, Le Discours d’un Roi, Black Swan, American Bluff ou encore Happiness therapy? C’est simple, en 2014, et au-delà du film d’Eastwood, seuls Gone Girl de David Fincher et Invincible d’Angelina Jolie (113M$ pour ce film qui sent bon les oscars…)  pourraient faire figure d’œuvre à part entière. Surtout pour le Fincher, thriller diabolique qui a su capter l’attention des spectateurs avec 167M$. Interstellar, de Christopher Nolan, aurait ici toute sa place, mais son budget pharaonique, comme son casting, le rapproche plus des blockbusters dans leur forme promotionnelle même si la qualité du film n’est pas remise en cause. Celui-ci, sans atteindre les scores d’Inception, n’a pas raté sa sortie avec plus de 186M$ récoltés sur le sol américain. D’autres « petits » films ont su tracer un chemin, plus discret, mais néanmoins populaire. Le lacrymal Nos étoiles contraires (124M$), le spirituel Heaven is for real (91M$ pour un budget de 12M$), le guerrier Fury avec Brad Pitt (84M$), l’horrifique Annabelle (84M$), le « Weistein » Imitation Game (68M$) et le Grand « Wes Anderson » Budapest Hotel (59M$, soit son plus gros succès à ce jour, amplement mérité qui plus est).

go,e girlQue dire du dernier Tom Cruise ? Qu’il aura réussi, malgré son démarrage très médiocre, à franchir in extremis la barre des 100 millions de dollars. Edge of Tomorrow sauve les meubles sans forcément amortir ses 178M$. L’international rattrape le plantage US mais de justesse. À plus de 50 ans, Cruise devrait se mettre à jouer dans des films plus en accord avec sa réalité biologique. Mais bon, tout le monde ne s’appelle pas Tom Cruise, n’est-ce pas les bad guys Expendables. Ce troisième opus, celui de trop, est une catastrophe ciné qui ne s’est pas relevée au box-office avec 39 petits millions de dollars pour la bande à Stallone. Allez ! Denzel Washington (60 ans) et Liam Neeson (62 ans) ont vengé nos mercenaires sexagénaires avec Equalizer (101M$) et Non-Stop (92M$).

Et le reste dans tout ça…

Tout d’abord, parlons du Noé d’Aronofsky. Sa relecture très, trop hollywoodienne, de l’épisode du déluge, a déplu. Au point qu’avec 101M$, il fait moins bien que les 106M$ de la bouillie infecte qu’est 300 : La naissance d’un Empire. Mais il fait mieux que la vision « Scotienne » de l’un des plus gros « plantage » de l’année 2014, Exodus (64M$ pour un budget de 140M$). Pour le reste, donc, pas ou peu de surprise, hélas.

Il y eut des films d’animation plus ou moins réussis mais sans éclats au box-office. Outre un Dragons 2 décevant, Rio 2 s’en est bien tiré avec 131M$. Ce qui est déjà moins le cas avec Mr. Peabody & Sherman (111M$). Que dire, alors, du spin-off des Pingouins de Madagascar, ratage à 81M$ là où Le Chat Potté en faisait 149M$ (Produit par Dreamworks, le studio a décidé de ralentir le rythme de production afin de s’engager vers plus de qualité. Plutôt une bonne idée).

Il y eut également des grosses comédies plus ou moins supportables au ratio coût-rentabilité en béton. Démonstration :

–          22 Jump Street : 191M$ de recettes / 50M$ de budget

–          Nos pires voisins : 150M$ de recettes / 18M$ de budget

–          Mise à l’épreuve : 135M$ de recettes / 25M$ de budget

–          Dumb & Dumber De : 86M$ de recettes / 40M$ de budget

–          Tammy : 84 M$ de recettes / 20 M$ de budget

–          Cops – Les forces du désordre : 82M$ de recettes / 17M$ de budget.

Tout est dit, non ? Sauf pour un film. Et pas n’importe lequel. L’épisode 3 de la Nuit au musée n’a rapporté que 110M$ pour un budget de 127M$. L’international le sauve (200M$) mais il aurait été bienvenu que l’immense Robin Williams signe sa dernière apparition dans un bon film adoubé par le public.

Il y eut, enfin, les fictions pour ado plus ou moins lénifiantes. En dehors de Hunger Games citons le retour des Tortues Ninjas, film aberrant de stupidité pourtant proche des 200M$ (191M$). Divergente, la nouvelle franchise futuriste dystopique pour ado a rempli son contrat (150M$), tout comme le surprenant Labyrinthe, succès surprise US à 100 millions de dollars.

ryaninitiativeFinissons par quelques échecs cuisants. Si Into the woods n’en fait pas partie (124M$), tout comme le Lucy de Besson (126M$, troisième plus gros succès français aux USA derrière les deux premiers Taken), The Monuments Men (Le Clooney un brin raté à 78M$), Hercules (le film est hilarant de bêtise pour un cumul à 72M$), Robocop (un petit 58M$, mais heureusement que Michael Keaton semble se tourner vers des films plus intelligents comme le Birdman d’Iñarritu), Comment tuer son boss 2 (l’humour niais bloqué au stade anal. 54M$ quand même…) ou Ryan Initiative (version Branagh avec le capitaine Kirk au commande. 50M$. Retour raté) composent les beaux ratages de l’année 2014.

Geoffroy Blondeau

Bilan B.O France 2014…

Bilan B.O France 2014…

bon dieuLes salles françaises se portent bien. Très bien même. En 2014, elles ont attiré un public nombreux pour un cumul dépassant la barre des 200 millions de spectateurs. Avec 208,43 millions d’entrées (chiffres non définitifs publiés par le CNC), l’exercice 2014 est en augmentation de 7,7% par rapport à celui de 2013. Un quasi record puisque en 47 ans (1967 et ses 211, 5 millions d’entrées) seule l’année 2011 a fait mieux (217,2 millions d’entrées). L’année 2014 est également bien au-dessus de la moyenne nationale depuis dix ans (196,47 millions d’entrées).

Devant ce plébiscite pour les salles obscures, la part de marché des films français s’avère plutôt élevé avec 44%, soit 11 points de mieux qu’en 2013. La fréquentation des films français atteint, quant à elle, 91,62 millions d’entrées, soit le score le plus haut depuis trente ans et ses 94, 12 millions d’entrées. Même si légèrement devant, les films américains subissent une chute de 9,9% pour atteindre 93, 93 millions d’entrées. Idem pour leur part de marché tombant à 45,1% en 2014 contre 54,2 % en 2013.

Les films français…

Comme de coutume depuis plusieurs années, un film booste la fréquentation. Nous vous le donnons en mille, il s’agit d’une comédie française. Avec 12,2 millions d’entrées Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, se classe à la 14ème place historique des plus gros succès en France. Signalons qu’avec ce triomphe, Christian Clavier établit un record inédit au box-office en devenant le seul acteur, toutes nationalités confondues, à avoir tenu un rôle principal dans quatre films à plus de 10 millions d’entrées.

  1. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) : 14,5 millions d’entrées
  2. Les Visiteurs (1993) : 13,7 millions d’entrées
  3. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014) : 12,2 millions d’entrées
  4. Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (2006) : 10,3 millions d’entrées

Autre satisfaction. Les quatre premières places du B.O sont occupées par des films français qui, de surcroit, dépassent également les 5 millions d’entrées. Outre le film de Christian Clavier notons la présence du trublion Danny Boon avec un Supercondriaque à 5,3 millions d’entrées. Même score pour le retour de l’enfant prodigue, Luc Besson. Sa Lucy, plus américaine que vraiment française, dépasse, elle aussi, les 5 millions d’entrées (5,2). Hormis les bouillies infâmes en images de synthèse du réalisateur (la trilogie Arthur et les Minimoys), le dernier carton live de Besson remonte tout de même à 1997 et le Cinquième Élément (7,7 millions d’entrées). Dans quelques jours La Famille Bélier les dépassera pour terminer sa course à la deuxième place 2014, plus proche d’ailleurs des 6 millions d’entrées que des 5. Nous aurons donc une année avec quatre films français aux quatre premières places. Ce qui n’était plus arrivé depuis 1970 !

Au final, il faut noter la présence de 8 films français dans le top 20 (dont 7 comédies !), tous à plus de 2 millions d’entrées (Samba, Les vacances du petit Nicolas, Babysitting et Les trois frères, le retour). Outre les sempiternelles comédies cartonnant au côté du dernier Besson, saluons la belle performance du film d’animation de Louis Clichy et Alexandre Astier, Astérix : Le domaine des Dieux (près de 3 millions d’entrées pour cette nouvelle adaptation du célèbre gaulois). Les premiers films de genre français – néanmoins « marketés » comme il le faut avec stars à l’appui –, se retrouvent relégués à la 27ème place (La belle et la bête à 1,8 million d’entrées), 30ème place (Yves Saint-Laurent à 1,6 million d’entrées) et 34ème place (La French, le dernier film avec Jean Dujardin vient de dépasser les 1,5 million d’entrées). Bref, il reste peu d’espace pour des films alternatifs en demande de reconnaissance. Seul Hippocrate, flirtant avec la barre symbolique du million d’entrées (914 651 entrées), aura su tirer son épingle du jeu. Un dernier mot au sujet de Timbuktu. L’excellent film franco-mauritanien d’Abderrahmane Sissako continue de bénéficier d’un très bon bouche-à-oreille pour dépasser les 600 000 entrées.

hobbit_3_horizontal_teaserLes films américains

Petite surprise pour la production américaine. Un seul film dépasse les 4 millions d’entrées au cours de l’année écoulée avec le dernier épisode de la trilogie de Peter Jackson,  le Hobbit : La bataille des 5 armées à 4,7 millions d’entrées. Il faut remonter à 1995 pour retrouver pareille situation où seul Pocahontas avait supplanté cette marque (5,6 millions d’entrées). Tous les autres blockbusters sont en retrait par rapport à l’année dernière, oscillant péniblement entre 2 millions (Maléfique) et 3,7 millions d’entrées (La planète des singes : l’affrontement).

Signalons quelques beaux échecs comme la suite du reboot de Spiderman (2 millions d’entrées pour The Amazing Spiderman : le destin d’un héros, là où les films de Raimi attiraient en moyenne 5-6 millions de spectateurs), ou du troisième opus des Expendables tout juste au-dessus millionnaire. Nous ne parlerons pas des fours, des vrais, comme Transcendance (780 000 entrées), le remake de Robocop (681 000 entrées) ou, pour ne citer que lui, Sin City, j’ai tué pour elle (375 000 entrées contre 1,2 million d’entrées pour le premier opus). À sa décharge, le film s’est également planté aux États-Unis…

Nous avons eu de cesse de le répéter, la politique de la franchise des productions américaines séduit de moins en moins un public blasé de voir se succéder super-héros, suites à rallonge et autres reboot inutiles. En cumul, ces films font des entrées. Certes. Mais elles s’effritent interdisant à un film de sortir du lot. Reste que sur les 20 premiers films de l’année 2014, 11 sont américains. Mention spéciale pour le Labyrinthe, petite production de 35 millions de dollars venue de nulle part et qui a su attirer plus de 3 millions de spectateurs. Idem pour le nouveau Fincher, toujours très populaire chez nous. Son remarquable Gone girl flirte avec les 2 millions d’entrées là où le Scott (Exodus) se plante à moins de 1,5 million d’entrées. C’est-à-dire au même niveau que le réjouissant The Grand Budapest Hotel, le chargé Noé ou le stupéfiant Godzilla. Un dernier mot pour dire que le carton US de l’été, à savoir Les gardiens de la galaxie, n’a pas fait recette chez nous avec son cumul juste acceptable de 2,3 millions de spectateur. Pas grave, sa suite, prévue pour 2017, saura rectifier le tir.

mommyLe reste du monde

Les films non français et non américains reculent eux-aussi en passant de 12% en 2013 à 11% en 2014. La fréquentation est également en baisse à 22,8 millions d’entrées (-4,7%). La chute est faible. Soit. Mais elle confirme une tendance. Celui d’un souci, réel, de visibilité, comme de diffusion, de films considérés moins grand public. Pas étonnant, donc, de retrouver à la première place des films étrangers le célèbre ours en peluche Paddington qui a eu le droit à sa première adaptation cinématographique. Si, avec 2,6 millions d’entrées, Paddington n’est pas le carton attendu, le film talonne néanmoins Astérix : le Domaine des Dieux.

Le deuxième film étranger est 44ème. Il s’agit de Mommy, dernier long-métrage de Xavier Dolan. Celui-ci, de qualité, a très certainement bénéficié de son passage cannois (Prix du Jury), d’une très bonne presse et d’un bouche à oreille solide pour assurer son succès. Avec 1,1 million d’entrées, Mommy « atomise » la moyenne des quatre derniers films du réalisateur (108 000 entrées). Par contre, le troisième film étranger en termes d’entrées (64ème) est une déception. Pour ses adieux à la réalisation, Miyazaki nous laisse une œuvre réussie qui n’a pas su, hélas, toucher plus largement le public. Avec 776 769 entrées, Le vent se lève laisse un goût d’inachevé presque dommageable.

Cette année, comme en 2013, 6 films étrangers font partis des 100 films ayant attirés le plus de spectateurs. C’est peu. Trop peu, hélas. Outre les trois longs-métrages suscités, Philomena, Ida et Khumba complètent la liste. Il est à noter que la palme d’or 2014, Winter Sleep, réalise 344 207 entrées. À titre de comparaison, la Vie d’adèle, palme d’or 2013, avait réalisé un peu plus d’un million d’entrées. Comme à l’habitude, plus nous descendons dans la hiérarchie, plus l’éclectisme du cinéma mondial prend le dessus mais reste drastiquement anecdotique.

 Geoffroy Blondeau

Quel Box-office US en cette fin d’année 2014?

Quel Box-office US en cette fin d’année 2014?

interstellarAprès avoir décerné à l’outsider Les Gardiens de la galaxie la première marche d’un été US décevant en termes de fréquentation (avec 4,045 milliards de dollars de recettes, l’été 2014 réalise le plus mauvais score de la période depuis 2006 et ses 3,732milliards de dollars), place aux pronostics de fin d’année. Sous le signe de la famille entre comédies loufoques (La nuit au musée : le secret des Pharaons, Dumb & Dumber De avec le duo d’origine Jim Carrey et Jeff Daniels), film d’animation (le Disney Les nouveaux héros, Les pingouins de Madagascar), films épiques (Exodus de Ridley Scott et l’épisode final du Hobbit de Jackson), saga adolescente (Hunger Game partie 3) ou trip spatial (Interstellar de Nolan), cette fin d’année risque bien de livrer, comme en 2009 (Avatar) et 2013 (Hunger game 2) le vainqueur de l’année.

– 5 novembre

Interstellar. Nolan/McConaughey

Comment ne pas être intrigué par le nouveau film de Christopher Nolan, méga trip écolo-futuriste incarné, entre autres, par l’oscarisé Matthew McConaughey ? Si vous en avez marre des distractions décérébrées d’une Hollywood proprement vulgaire, le voyage intersidéral du père des Batman semble osciller entre 2001, l’Odysée de l’espace, Tree Of Life, Solaris ou encore Contact. Rien que cela ! Alors ? Pétard mouillé mégalo ou nouvelle référence philosophico-dramatique d’une SF adulte ? Deux ans après le pompeux The Dark Knight Rise, Nolan a l’occasion de rectifier le tire de façon indiscutable. De toute façon, la curiosité autour d’une expérience filmique exclusive – même si bancale – ne laisse que peu de suspense quant au potentiel en salles du nouveau Nolan, bien parti pour terminer sa course entre Gravity et Inception.

Pronostics : 285M$

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– 7 novembre

Les nouveaux héros. Disney/Animation

Disney ne veut pas se laisser enfermer dans le conte pour enfants malgré l’incroyable succès de la Reine des neiges. À la bonne heure ! Le studio, qui a racheté la Marvel Entertainment en 2009 pour 4 milliards de dollars, se lance dans sa toute première adaptation de Comics avec les Nouveaux héros et son univers high-tech décoiffant. La cible, plus adolescente puisque moins familiale, peut néanmoins faire mouche même si le score de la Reine des neiges nous semble inatteignable. La nouvelle crédibilité du studio ainsi que l’absence de concurrence jusqu’au spin off de Dreamworks, les Pingouins de Madagascar, devraient lui assurer le succès.

Pronostics : 215M$

– 14 novembre.

Dumb & dumber De. Frères Farelly/Jim Carrey & Jeff Daniels

Le duo de D & D des frères Farelly se reforme donc vingt ans après le délire très 90’S d’un premier film devenu culte. On se dit, de prime abord, pourquoi pas ? Et puis, après réflexion, on se dit aussi que le projet laisse quand même songeur. Car revoir nos deux acolytes de 52 et 59 ans faire les pitres n’est peut-être pas la meilleure idée qui soit. S’ils savent mettre en boîte leurs comédies, les Farelly brothers arriveront-ils à se renouveler ou, tout au moins, à retrouver le ton qui a fait, jadis, le succès de leurs comédies ? Une génération est passée par là. Pas sûr que l’actuelle, biberonnée aux réseaux sociaux, plébiscite un humour old school pour quarantenaires nostalgiques.

Pronostics : 105M$

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– 21 novembre

Hunger game la révolte : partie 1. Francis Lawrence/Jennifer Lawrence

Comme une habitude – mauvaise ? – depuis le dernier film des Harry Potter, l’épisode final des sagas à succès se trouve étrangement diviser en 2. On peut y voir une volonté d’approfondir la densité narrative du dénouement attendu ou, ne s’arrêter, que sur la question pécuniaire qu’un tel découpage engendre. Suite au succès incroyable des deux premiers épisodes, on ne voit pas comment celui-ci pourrait manquer son démarrage et, au final, son exploitation en salles. Néanmoins, l’avant-dernier film a toujours connu (que ce soit sur HP ou sur Twilight) une légère baisse de ses fréquentations avant de repartir à la hausse avec le dernier opus. Portée par la charismatique Jennifer Lawrence, Hunger game, la révolte partie 1, sera assurément le carton de cette fin d’année et de l’année 2014.

Pronostics : 395M$

– 26 novembre

Comment tuer son boss 2. Sean Sanders/Jason Bateman

En 2011 la comédie Comment tuer son boss, porté par son casting de star (Jason Bateman, Jennifer Aniston, Kevin Spacey, Colin Farell, Jamie Foxx, Jason Sudeikis), avait réussi, malgré un mauvais goût affiché assez remarquable, à séduire un public nombreux. Trois ans ont passé et le couvert est remis pour cette suite réalisée par le réalisateur de la Famille Millers. Aucune inquiétude à l’horizon puisque la recette semble la même, jusqu’à l’appel de stars. Notons que la sortie de cette suite a été décalée en novembre (juillet pour le premier film), lui assurant ainsi une adversité moins rude mais plus ramassée dans le temps (il faudra compter sur D & D et le troisième film de la Nuit au musée). L’impertinence trash va-t-elle payer ?

Pronostics : 105M$

Les pingouins de Madagascar. Dreamworks/Animation

Dreamworks nous refait le coup. Après le spin off de Shrek, le Chat Potté, voici que débarquent, le temps d’un film, les fameux pingouins issus des trois films d’animation de la série Madagascar. Vraie bonne idée ou manque cruel d’imagination ? S’il est toujours aisé de parsemer un long-métrage de quelques scènes « rigolotes » via des personnages itou (on pense, notamment, au scrat dans l’Age de glace), en faire un film à part entière avec un univers propre l’est beaucoup moins. Bon, question Box-office, Dreamworks s’en était bien tiré avec son Chat Potté (149M$). Il nous semble que ces pingouins aussi barrés que futés peuvent faire aussi bien que le minou aux grandes bottes.

Pronostics : 135M$

– 12 décembre

Exodus. Ridley Scott/Christian Bale

Contrairement au Noé d’Aronosky, Ridley Scott s’est emparé d’une mythologie moins « casse-gueule » en réadaptant l’exode, hors d’Égypte, des Hébreux conduit par Moïse. Le péplum s’affiche dans de luxuriantes B.A au souffle épique, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Gladiator (le plus gros succès de Scott à ce jour). Si le film ne sort que cinq jours avant le dernier épisode du Hobbit – ce qui risque de le désavantager –, il devra également se défaire de l’ombre tutélaire du film de Cecil B. DeMille, Les dix Commandements, avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse. L’universalité du livre de l’exode du dernier Testament devrait, de toute façon, assurer au long-métrage une belle carrière à l’international.

Pronostic : 130M$

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– 17 décembre

Hobbit : la bataille des cinq armées. Peter Jackson/Tolkien

La boucle est désormais bouclée. Surtout pour celui qui ne voulait pas réaliser les aventures de Bilbon. La nouvelle trilogie, 13 ans après la sortie du Seigneur des anneaux, se clôt par l’espoir d’une bataille épique attendue de pied ferme par une horde de fans soulagée depuis la Désolation de Smaug. La tournure sombre que prend cette trilogie sonne comme une expression juste d’un temps trouble, bien loin du ton général d’une œuvre pour enfant. Jackson aurait donc fait le choix du lien entre deux Hobbits, Bilbon et Frodon, afin de proposer une seule et même saga étalée sur six films. Cette approche sera-t-elle suffisante pour permettre à ces cinq armées de côtoyer les cimes du B.O ? Sans doute même si la concurrence d’Exodus et de Promenons-nous dans les bois (Rob Marshall) peuvent entamer sa marche vers les 300 millions de dollars.

Pronostics : 290M$

– 19 décembre

La nuit au musée : le secret des Pharaons. Shawn Lévy/Ben Stiller & Robin Williams

Trois ans séparent le premier film du deuxième opus. Cinq et demi séparent le deuxième long-métrage à celui qui sort cette année pendant les fêtes. C’est beaucoup. Surtout pour un film familial. Encore plus pour un film familial au pitch aussi exclusif qui aura permis au premier opus de remporter un grand succès. Le risque d’érosion, à l’instar de la trilogie Mon beau-père et moi (Ben Stiller encore), semble inévitable sans pour autant craindre le bide absolu. Seul espoir, la présence, pour son dernier rôle majeur au cinéma, du regretté et génial Robin Williams. À lui seul il peut booster une audience sans doute pas très convaincue de l’utilité d’explorer dans un troisième film un concept déjà fatigué en deux longs-métrages.

Pronostics : 115M$

– 26 décembre

Promenons-nous dans les bois. Rob Marshall/Meryl Streep & Johnny Deep

Promenons-nous dans les bois est un conte horrifique en forme de comédie musicale produit par Disney qui fait se croiser plusieurs personnages de contes aussi différents que Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge ou encore Raiponce. Disney, sans surprise, continue à tirer profit d’un filon juteux qui lui aura permis de triompher avec Oz, Maléfique, Alice au pays des merveilles et les deux films d’animation Raiponce et la Reine des neiges. Doté d’un casting prestigieux (Emily Blunt, Chris Pine, Anna Kendrick, Johnny Deep et Meryl Streep), le film de Rob Marshall a toutes les chances de surfer sur la vague des contes revisités – souvent pour le pire. Bon, la fin d’année, très saturée, ne le portera sans doute pas au-delà des 150M$. Mais nous le voyons très bien réaliser un score proche d’Enchanted, film Disney sorti en 2007 et qui cumula en fin de carrière 127M$.

Pronostics : 138M$

Geoffroy Blondeau

Rattrapage. Noé: Un blockbuster qui ne dit pas son nom…

Rattrapage. Noé: Un blockbuster qui ne dit pas son nom…

noé1Darren Aronofsky aurait donc réalisé un blockbuster. Un vrai. Avec des effets spéciaux, des stars (dont Russell Crowe), des millions de dollars (125, s’il vous plaît). Le tout servi par une campagne marketing béton se reposant sur son sujet biblique pas si facile à vendre que cela. Qu’importe me diriez-vous, le réalisateur de Pi peut bien agencer cette épopée lyrique aux questions ouvertes, comme il l’entend. Alors il fonce, tête baissée, dans ce métrage haut en couleur qui, hélas, s’inscrit si bien dans le giron des adaptations Hollywoodiennes peu amènes à cultiver l’art de la nuance. Question de modernité. De rentabilité comme d’un manichéisme structurant, réduisant, de fait, la part interprétative des forces en présence. Et pourtant Noé n’en manque pas…

L’interrogation est malgré tout de mise puisque, selon les dires du réalisateur, Noé est un projet personnel mûri de longue date, et non le concept filmique fumeux de « marketeurs » ayant trouvé en la personne d’Aronofsky le petit malin – pantin ? – capable de mettre en boîte un récit biblique universel. Peut-être ? Mais alors, faut-il chercher le geste cinématographique au-delà de l’énonciation – assez édifiante pour le coup – afin d’y trouver une grille de lecture plus personnelle que ce combat en creux d’un homme/prophète obsédé par la charge d’une mission dont il est le dépositaire.

Il est toujours délicat d’explorer un pan culturel connu du plus grand nombre – fut-il condensé en quelques pages – par l’intermédiaire de représentations visuelles anormalement démonstratives. Le film, de fait, lutte contre lui-même dans un même élan destructeur niant les principes qui le définissent. Si Noé doute, il le fait en égoïste. La dialectique ne s’affiche pas de la même manière que lors de ses précédentes réalisations. Le passage au huis clos, outre de sceller le comportement extrémiste de Noé, « psychologise » assez platement un discours où foi et raison s’affrontent. La part interprétative s’efface au profit d’une surenchère des postures dans un film linéaire remplit d’ellipses, de sujets caricaturaux, de fin du monde « heureuse ».

De toute façon l’humanité doit disparaître. Tel est l’enjeu d’un film voyant le personnage principal s’ériger en premier utopiste convaincu du bien fondé de sa mission. Ici le pure s’oppose l’impure, l’idéal au compromis, le bien au mal, la force divine à celle de la nécessité (Hommes). Bref, les codes Hollywoodiens respirent par les pores d’un Noé « Janus » par réaction de points de vue, la femme et les enfants de celui-ci se rebellant contre une attitude considérée comme inhumaine, injuste, totalitaire. Le conflit, que l’on peut juger intime, ne se faufile presque jamais plus avant afin de toucher à la poétique rare d’un destin entremêlant, dans une même personne, ce qu’elle est, ce qu’elle croit et ce qu’elle estime devoir accomplir.Noé-Aronofsky-Crowe

À ce titre, la partie pré-déluge se détache comme étant la plus innovante, libre, habile, intrigante, vierge de tout préalable. Aronofsky gonfle la voilure, oscille entre l’héritage biblique des films à Péplum et la référence, plus ou moins heureuse, du style héroïc-fantasy immortalisé par le Seigneur des Anneaux. Pour faire court, on y croit. Peu importe les fautes de goût, la magie opère malgré la déception, assez grande, d’un bestiaire à la scénographie plate. Ce qui fâche n’est pas tant du domaine de la représentation que d’un syncrétisme viscéral incapable d’accorder plus de crédit à cette fable biblique. Le modernisme de pacotille qui habille Noé préfère abandonner les questions métaphysiques les plus élémentaires sur l’autel d’une ode écologique un peu veine car simpliste.

Ce côté simpliste, que certains définiront comme lucide, est démultiplié par un Entertainment d’école dont Aronofsky ne peut, à lui seul, circonscrire. Ce qui le conduit à enfermer son film dans une forme acceptable, grand public, démystifiant la dimension dramatique de son sujet par excès de sensationnalisme lacrymale. Ce à quoi répond l’autodétermination finale, véritable trompe l’œil scénaristique puisque utilisant la volonté divine comme une variable d’ajustement.

Geoffroy Blondeau

Note: 2/5

Noé. Un film d’Arren Aronofsky. En salles depuis le 9 avril 2014.

Durée. 2h18

Captain America: double yeap…

Captain America: double yeap…

Captain-America-2-130723-01Disney n’a pas loupé son coup. Sortir la suite de Captain America le premier week-end d’avril, c’est à dire en dehors de la saison estivale, lui a assuré une non concurrence et son démarrage en béton armé. 95M$ en trois jours avec l’assurance de dépasser les 200 millions de dollars symboliques. Ce qui ferait du Captain America le sixième super-héros, hors collectif façon X-Men ou The Advengers, à atteindre une telle marque.

Du coup, cette performance de haut vol éclipse le film d’Aronofsky, Noé. En effet, celui-ci accuse une baisse de ses recettes de 61% pour un cumul juste correct de 72 millions de dollars. Les 100M$ sont toujours d’actualité mais pas beaucoup plus. La version blockbuster en mode héroïc fantasy ne séduit pas un public sans doute un peu perdu par cette version du déluge. De déluge il n’en n’est pas question puisque le film s’impose à travers le monde avec, déjà, plus de 100 millions récoltés dans 46 pays. Les 200 millions sont envisageables pour un score monde à plus de 300M$. Pari risqué. Pari vraisemblablement réussi.

La suite du BO est, quand à elle, plutôt calme. Divergente se dirige bien vers les 140-150 millions de dollars. Le Dreamworks vient de dépasser sans gloire les 100 millions dollars tandis que le dernier Schwarzy se plante en beauté. Son Sabotage aura du mal à atteindre les 10 millions de dollars. Le retour du « gouvernator » au cinéma laisse perplexe. Attendons la suite…

Un dernier mot sur deux films. Frozen, le Disney qui a tout balayé sur son passage est en passe de dépasser les 400 millions de dollars. Encore un million et le tour est joué. Chapeau! Si La désolation de Smaug n’aura pu franchir le milliard dans le monde, il vient de dépasser les 950M$. Ainsi, il se place au 24e rang des plus grands succès de tous les temps, hors inflation. Belle performance, n’est-ce pas…

Geoffroy Blondeau

Premier bilan Box-office US 2014…

Premier bilan Box-office US 2014…

Divergent-131114Avant la sortie, dans un mois, du deuxième épisode du reboot de Spider-man, je tiens à revenir sur cette première période 2014, tout en sachant qu’il reste au moins deux films susceptibles de franchir les 100 millions de dollars aux Etats-Unis (Rio 2 et Captain America).

Sur l’ensemble de la période (janvier-avril), 8 films ont une chance réelle de dépasser les 100M$ (à l’heure actuelle ils sont trois, bientôt rejoints par Divergente et Mr Peabody et Sherman). Ils n’étaient que quatre en 2013…

Excepté Lego, le film (qui dépassera ce week-end les 250M$), aucun des films sortis en 2014 ne casse vraiment la baraque. Mise à l’épreuve, comédie policière avec Ice Cube, réalise un beau score avec 133M$. Soit le même résultat que l’Arnaque à la carte sortit en 2013. Ce qui n’est pas du tout la même histoire avec les dernier Dreamworks. Déjà en peine avec Turbo, le 22ème long-métrage en synthèse du studio aura toutes les peines du monde à dépasser les 100 millions de dollars. Pour rappel, le jouissif la Famille Croods avait rapporté à la même période plus de 187M$.

Idem pour 300 : la naissance d’un Empire. Même si la Warner peut s’estimer heureuse. En effet, après les bides monumentaux de Pompéi (23M$) et de la légende d’Hercule (19M$), le pire était à craindre. Il a été évité. Sans atteindre les scores du film original de Snyder (210M$), celui de Noam Murro devrait terminer sa course sanglante vers les 110-115M$. Compte-tenu des résultats qu’il obtient à l’international, le film est un succès. Tout comme le nouveau Neil Burger (L’Illusionniste, Limitless) avec Divergente, directement adapté d’un récit littéraire dans la veine des Twilight ou Hunger Games. Si celui-ci fonctionne moins bien que ses illustres ainés, le succès est au rendez-vous pour une fin de carrière proche, sans doute, des 150M$. La mise en chantier du deuxième opus semble promise.

Reste le cas Noé. Son démarrage solide (43M$ en trois jours) lui laisse le champ libre pour « scorer » au plus haut. Le film, de qualité médiocre, se laisse regarder sans déplaisir ni passion. Il laisse de marbre malgré la tentation, toujours vive chez Aronofsky, de perturber le personnage principal dans sa démarche, son obsession, sa volonté, son destin. Si le discours ne correspond pas toujours à l’imagerie développer par le cinéaste, son positionnement assez unique lui laisse de véritables perspectives en salles. Rio 2 ne peut le concurrencer. Seul, peut-être, l’arrivée du Captain America dès ce week-end peut faire souffrir Noé. Néanmoins je ne vois pas le film rester en deçà des 100M$. Un 120-125 millions de dollars me semble plus juste.noé

Captain America justement. Si la question des 100M$ ne se pose pas, celle, plus incertaine, des 200M$, oui. A priori le film devrait effacer cette marque. Comme l’a fait récemment Thor 2. Tout comme Rio 2, suite directe du premier opus. L’échec est toujours possible, mais je le vois bien prendre un envol pour dépasser les 143M$ du premier opus.

Le reste du classement est sans surprise, ou presque. Frankenstein est un four, comme les échecs, cuisants, que sont Robocop et Jack Ryan. Seul le film du vétéran Liam Nesson, Non Stop, surprend. Son maintien est remarquable au point de favoriser un rapprochement significatif avec la barre des 100 millions de dollars. Que dire, alors, du dernier Anderson ? Qu’il cartonne pour devenir, qui sait, le plus gros score de son réalisateur devant les 52M$ de la famille Tenenbaums. Ce qui est d’ores et déjà le cas pour George Clooney avec le très moyen Monuments Men et ses 76M$.

Geoffroy Blondeau