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J’ai enfin vu Logan… et c’est bien!

J’ai enfin vu Logan… et c’est bien!

Logan2jpgLogan est-il vraiment un film de super-héros au sens Marvel du terme ? Si l’on tient compte du traitement apporté par son réalisateur James Mangold, la réponse est non.

Néanmoins, Logan assume son personnage – il serait temps, vu qu’il s’agit du troisième opus sur Wolverine – en nous décrivant avec brio la déréliction du super-héros comme le syndrome d’un monde dans l’obligation de trouver de nouvelles icônes.

Le monde post-apocalyptique tel qu’il est présenté – nous sommes en 2029 – devient l’écrin idéal pour la légitimation d’une violence sourde, inéluctable, presque nécessaire. Dès le commencement, l’hallali résonne. Aucune échappatoire, ni de happy-end irraisonnable. L’approche rassure, confortée par une trame narrative construite comme un écho à rebours d’une mort annoncée. Voilà pourquoi l’ADN Marvel, comme des X-Men, fuite au compte-gouttes, dans cette ordalie autour de son acteur historique, Hugh Jackman. En effet, les deux destins sont liés et la figure héroïque comme seul représentant valable d’un anti-héros au bout du rouleau, vacille pour mieux nous atteindre. En partant de ce postulat, Hugh Jackman n’aura jamais été aussi touchant, aussi juste, aussi Wolverine.

Si l’histoire développée d’un point de vue évènementiel, pour ne pas dire scénaristique, ne séduit pas complètement, le film assume sa trajectoire intimiste afin de mieux redéfinir la singularité d’un personnage à la puissance tragique imparable. Comment, en effet, pourrions-nous nous détourner de ce Logan et valider le recours contestable d’une adversité de pacotille incapable de faire exister Wolverine par effet de contrepoint. De la même façon, il nous paraît dérisoire d’analyser une telle proposition filmique sous l’angle unique de la confrontation où seule la justice des « bons » triompherait.

Les héros ont disparu. De fait, Wolverine semble embrigadé dans sa propre antériorité, elle-même constamment rappelée par un état physique déplorable et à des années lumières du héros sauvage qu’il fut. En assumant cette réalité, James Mangold conditionne la redéfinition de la figure du super-héros dans une brume de nostalgie très cinématographique, à défaut d’être absolument pétaradante. Si nous sentons, çà et là, la tentation de réveiller la fureur originelle du mutant griffu, le réalisateur préfère détourner l’ordre établi pour façonner un drame crépusculaire animé par le jeu des postures.

Dans Logan, tout est organique, physique, ressentie, enduré, douloureux, sacrificiel. La posture prend forme en rébellion du héros attendu – c’est-à-dire pour ce qu’il est dans sa caractérisation propre – afin qu’il devienne autre chose. Cet autre chose, ici dans Logan, penche invariablement vers cette mythologie mémorielle qui aurait, en toute logique, l’aspect de la figure archétypale du vieux cowboy solitaire des westerns post âge d’or Hollywoodien. D’ailleurs, vous ne trouverez aucune référence aux comics (c’est même le contraire) mais bien envers cet anti-héros ambivalent que l’interprétation très « Eastwoodienne » de Jackman renforce encore un peu plus.

WolverinePar ce choix plutôt osé dans la production actuelle de blockbusters aussi insipides, qu’inoffensifs, le metteur en scène n’essaye pas de réactualiser un Wolverine qui se laisse de toute évidence dévorer par sa propre légende. Et c’est là où réside la grande force d’un film testament ne cédant jamais vers la caricature facile d’un Logan de moins en moins Wolverine. La scène, fort réussie, où des enfants mutants s’amusent à redonner à Logan son « look » d’antan pour que celui-ci corresponde au vrai Wolverine – celui des comics –, ne dit pas autre chose.

Oui, Logan se meurt durant tout le film. Oui, il accomplira une dernière fois son devoir. Mais, au bout du compte, le temps aura fait son affaire comme il aura assuré la décrépitude d’un monde orphelin d’espérance. Touché dans sa chair par sa propre mutation, Logan erre comme une âme en peine en demande de rédemption. La mort du Professeur Xavier, concomitant avec le sort des enfants mutants, lui donnera l’occasion de choisir sa fin et d’offrir un semblant de liberté dans un monde où le temps est compté.

J’ai parlé plus haut de drame crépusculaire. En effet, Logan n’existe que pour cette raison en se faisant le représentant d’un monde déchu, d’une époque révolue, d’une croyance tarie. Mais le mythe lui, toujours, demeure, comme une empreinte indélébile d’un anti-héros ultra charismatique en phase avec la lecture populaire et sociologique des Comics.

Avec Logan, James Mangold ne cherche pas à réinventer un Wolverine 2.0 ou à relancer la franchise en accommodant la psychologie du personnage vers une forme de modernité de façade. Il laissera cela à d’autre, dès que le studio sera préoccupé à rebooter la franchise.

Le réalisateur préfère, et de loin, questionner la figure classique du super-héros dans sa dimension morale faisant de ce type de pouvoir, plus une malédiction qu’un don du ciel. La question de l’aberration d’une mutation se déplace pour aller questionner celle, plus éthique, de la légitimité de prodiguer le bien en commettant des meurtres.

Si les héros disparaissent un jour, ils ne meurent vraiment jamais.

Geoffroy Blondeau

 

Chute record pour Batman v Superman…

Chute record pour Batman v Superman…

batman-v-superman-l-aube-de-la-justiceJ’ai préféré attendre le second week-end pour en avoir le cœur net. En effet, et sans l’avoir vu, tout concordait pour que Batman v Superman se gamelle dès son second passage dans les salles obscures américaines. Sans concurrence, le film de Snyder ne séduit pas et, passé la frénésie des fans comme celle des plus curieux, point de réserve pour ce choc au sommet.

La conséquence est sans appel. Une chute de 68% pour passer de 166M$ à 52M$. Le cumul, déjà très respectable, est de 261M$ estimés. Les 300 seront atteints. Mais c’est un minimum lorsque l’on réunit les deux figures emblématiques de l’univers DC! Avec le cumul des scores à l’international, le film devrait terminer sa course entre 900 et 950 millions de dollars. Sa chute rapide partout dans le monde risque, en effet, de compromettre son accession au milliard de dollar. Assurément décevant même si rien n’est encore joué.

Non, l’humiliation, la seule qui vaille, vient de Deadpool. Avec un week-end à 3,5M$, le long-métrage estampillé Marvel accroche un remarquable 355 millions de dollars. Chiffre que ne fera donc pas Batman V Superman. Cet affront ne risque pas de disparaître de sitôt puisque les dernières projections des sites spécialisés prédisent au troisième opus de Captain America un véritable carton. Les 400 millions sont envisagés avec confiance, bien aidé en cela par l’arrivée d’un certain Iron-Man à l’affiche.

Un dernier mot pour mentionner l’incroyable longévité de Zootopie. Le film ne cesse d’étonner et, sans concurrence véritable, il peut envisager d’aller dépasser les 300 millions de dollars. Depuis Volt (2009), le studio ne connaît plus l’échec dans ses productions animées.

Au 4 avril 2016 :

Batman v Superman : 261M$ pour un final à 340M$

Deadpool : 355M$ pour un final à 362M$

Zootopie : 275M$ pour un final à 325M$

Geoffroy Blondeau

Avengers 2 : un départ monstrueux mais légèrement en retrait…

Avengers 2 : un départ monstrueux mais légèrement en retrait…

dollars2Ça n’a pas raté ! La suite tant attendue des Avengers a fait péter le tiroir-caisse avec 191M$ en trois jours. Ce chiffre, tout simplement irréel, s’avère pourtant être en léger retrait par rapport au premier épisode. Pour autant, aucune crainte, une telle sortie est synonyme de triomphe pour le studio Disney (qui détient Marvel), firme devenue omnipotente. La raclée d’un wek-end à sens unique rime avec hégémonie – les autres films n’ont eu que des miettes –  et fait du super-héros le champion populaire remplisseur de salles. Aux États-Unis comme à peu près partout dans le monde…

Tiens, l’universalité grossière, car un peu dingue quand on y pense, supplanterais donc toute idée de pluralité ou de spécificité, en submergeant chaque continent comme un vulgaire virus informatique. Le logiciel est rodé, s’implante dans nos neurones et fait son travail de sape culturel pourvu que les dollars coulent à flot.

Avengers 2 va dépasser le milliard de dollars dans le monde en quelques jours. Comme une évidence. Ou une fatalité. Le film répond ainsi à sa fonction, objectif préétablit, super bien huilé, marketé, qui ne laisse aucune chance à l’échec. Le monstre est lâché et les gens veulent l’admirer, foule carnassière ne pouvant passer à côté d’une telle offrande cinématographique, grande messe orgiaque de débauche visuelle.

Le marketing a eu raison du divertissement. L’art, quant à lui, est déjà loin. Mais quid, justement, du divertissement ? Lui, le pauvre, qui se croyait à l’abri. Peinard. Et bien il vient de se faire bouffer par la mécanique froide et implacable du plan comptable.

Geoffroy Blondeau

Disney achète à tout va quand Universal dit stop…

Disney achète à tout va quand Universal dit stop…

Indiana Jones ressort des cartons

indiana-jonesDisney n’arrête plus sa frénésie de rachats. Après Pixar, Marvel et tout récemment LucasFilm, voilà que la firme aux grandes oreilles se paye les droits de la franchise Indiana Jones. Question monopole, y a vraiment de quoi flipper!!

Ce rachat (dont on ignore à ce jour le montant) permet à Disney, outre les droits d’auteur qu’elle détenait déjà, de produire et de distribuer des futurs films mettant en images le personnage ô combien charismatique d’Indiana Jones. Si la Paramount conserve les droits des films précédents, elle touchera également un % sur les recettes à venir en cas de mise en chantier d’un cinquième opus.

Je ne sais pas si un cinquième film est en préparation, mais l’exemple de Star Wars ne laisse planer que peu de doute. D’autant que MM. Spielberg et Ford ont signalé à qui veut l’entendre qu’ils donnaient leurs accords.

Si tout ceci est bon pour le merchandising, ce n’est pas forcément très rassurant d’un point de vue cinématographique.

Fast and Furious 7 à l’arrêtl-acteur-paul-walker-mort-a-l-age-de-40-ans

La disparition brutale de Paul Walker aurait-elle sonné le glas de la franchise? Sans doute que non même si le tournage du 7ème opus s’arrête pour une durée indéterminée comme l’indique le studio dans un communiqué:

« Aujourd’hui, nous tous à Universal cherchons à aider au lieux la famille immédiate de Paul, et la grande famille de toute l’équipe de Fast and Furious ». Et nous pensons que notre responsabilité est d’interrompre la production de Fast and Furious 7 le temps d’étudier toutes les options disponibles pour assurer l’avenir de la franchise. »

Si ce n’est pas la première fois que ce type de mésaventure survient au cours d’un tournage (je pense, bien évidemment, au décès tout aussi tragique de Heath Ledger sur The dark knight), le Studio envisagerait une solution radicale pour ne pas dire jamais vue. Reprendre le tournage à zéro en intégrant la disparition du personnage O’Conner. Dans ce cas il ne s’agit pas d’une remise à plat ou d’un reboot déguisé, mais bien d’un changement d’axe narratif permettant de poursuivre l’aventure sans trahir la mémoire de l’acteur.

Geoffroy Blondeau

Un été en pente douce…

Un été en pente douce…

L’été US s’est achevé et avec lui la valse des sorties estivales commencées depuis le mois de mai. L’exercice 2012 a déçu, accusant une baisse de 2,6% par rapport au total de l’an dernier à la même période.

–          6 mai / 4 septembre 2011 : 4,4 milliards de $

–          4 mai / 3 septembre 2012 : 4,3 milliards de $

Troisième meilleure période en chiffres bruts derrière les sessions 2009 et 2011, la situation n’est plus la même si l’on prend en compte le nombre de billets vendus. En effet, avec 530 millions de spectateurs, l’été 2012 obtient le plus mauvais score depuis 15 ans. Malgré son démarrage tonitruant à mettre à l’actif des Avengers, le box-office estival aura terminé sur les rotules, comme asphyxié par un trop plein de longs-métrages interchangeables (218 films sur la période mai-août) malgré quelques bonnes surprises. De quoi faire grimacer les pontes des grands studios…

Pas surprenant, dès lors, de constater que les cinq premiers films de l’été (The Avengers, The Dark knight rises, Amazing Spiderman, Rebelle et Ted) représentent 41% du total des entrées. Soit le pourcentage le plus élevé depuis 20 ans. À titre de comparaison les cinq premiers films de l’été 2011 ne représentaient que 32%. Néanmoins, et grâce à un remarquable premier trimestre (merci Hunger games), la tendance à mi-saison s’inverse pour un gain de 3,6% par rapport à 2011. À ce titre, la fin de l’année risque d’être intéressante avec les sorties du dernier Twilight, du 23ème James Bond Skyfall, du Bilbo de Peter Jackson, du Lincoln de Spielberg et des films d’animation Les Mondes de Ralph (Disney), Rises of Guardians (Dreamworks) et Monsters, Inc. (3D) (Pixar).

 

Voici mon classement des principaux films l’été 2012 répartis en 3 catégories :

 

Les succès

The Avengers

Personne ne s’attendait à un tel succès. Le film de Joss Wedhon jouait au quitte ou double avec son budget à 220 millions de $ et sa réunion de super-héros estampillés Marvel. La stratégie de la Marvel (parler des Avengers et du SHIELD dans Thor, Iron-Man ou Captain America) aura été payante. La qualité du film a fait le reste. Après son incroyable démarrage (meilleur week-end de tous les temps avec 207 millions de $), le film s’est remarquablement bien maintenu pour aller côtoyer les cimes du box-office (622 millions de $). La suite est déjà sur les rails avec une date de sortie prévue au 1er mai 2015.

The Dark knight rises

Le 3ème opus de la saga Nolan termine donc à la deuxième place du classement. Terrassé par les Avengers, le super-héros DC Comics ne démérite pas pour autant puisqu’il va terminer sa course vers les 440-450 millions de $. Sa très nette progression à l’international (plus de 600 millions de $), lui permet de dépasser le milliard dans le monde. Il devient, par la même occasion, le deuxième film de l’année à se hisser à cette marque derrière l’intouchable Avengers et son 1,5 milliard. Il devrait finir à la septième place devant Pirates des Caraïbes 2 (1,066 milliard de $) et derrière le Retour du Roi (1,119 milliard de $).

Ted

Il s’agit du succès surprise de l’été. Il en faut toujours un et c’est lui, le nounours en peluche animé trash, grossier, buveur de bières. Avec 217 millions de dollars aux Etats-Unis pour un budget de 50 millions, ce film R-rated avec Mark Whalberg prouve que l’originalité paye. Classé 7ème film R-rated de tous les temps sur le sol américain, le film a dépassé les 400 millions de dollars à travers le monde et sortira chez nous le 10 octobre prochain. À signaler qu’il s’agit du plus gros succès de l’été pour Universal devant Blanche-neige et le Chasseur et le très décevant Battleship.

Madagascar 3

La franchise Madagascar reprend du poil de la bête après un deuxième épisode légèrement décevant au box-office US. La progression n’est pas anodine puisque l’on passe de 180M$ à plus de 215M$. Le ton bariolé et psychédélique de cet épisode a séduit bambins et ados du monde entier. Le film est certain de dépasser son prédécesseur à l’international pour un cumul qui devrait approcher les 700 millions de $ dans le monde. De fait, un quatrième opus est presque sûr de voir le jour. Sans être forcément une mauvaise nouvelle, il serait de bon ton que la qualité du prochain film sur Alex et ses amis suive la même courbe que celle des billets verts.

L’Age de glace : la dérive des continents

Situation paradoxale pour ce quatrième opus des aventures de Scrat et de ses amis. Car avec 158M$, le film est le moins lucratif de la franchise. Et de loin. Néanmoins on ne peut raisonnablement pas parler de déception puisque le film, doté d’un budget raisonnable (95M$ là ou Rebelle en a coûté 185M$), s’est envolé à l’international avec 676M$. On ne sait pas si une suite est d’actualité mais, à l’instar d’une franchise comme Madagascar, le succès à l’étranger suffit presque à rentabiliser la production du film.

Magic Mike

Deuxième surprise de l’été, le film de Soderbergh a affolé les compteurs. Rendez-vous compte : 7M$ de budget, 113M$ de recettes. Un tel pactole a dû rassurer Sony sans doute un peu déçu des résultats de son MIB 3. Autre gagnant. Channing Tatum. Cette année, l’acteur de G.I : Joe place trois films au-delà des 100 millions de dollars. Magic Mike, donc, the Vow (125M$) et 21 Jump Street (138M$).

The Best Exotic Marigold Hotel

Cette programmation décalée par rapport à la saison estivale a conquis son public. Le film anglais avec Judi Dench, Maggie Smith et Tom Wilkinson a presque quintuplé son budget (10M$) pour atteindre les 46 millions de dollars. Pas mal du tout. Et comme le film n’a pas été un manchot à l’étranger (85M$), il fait partie de ces films à la rentabilité folle.

 

Avant de parler des déceptions, arrêtons-nous sur les films Amazing Spiderman et Rebelle.

Amazing Spiderman

Pourquoi ne pas l’avoir mis dans la catégorie des succès ? Justement parce qu’il s’agit d’un Spiderman. De fait, réaliser moins de 300M$ sur le sol américain (261M$ pour être exact) malgré l’apport de la 3D, ressemble à une vraie déception. Comme si l’effet marketing l’avait emporté, une fois n’est pas coutume, sur l’aspect artistique d’une relecture aussi précoce. Néanmoins il ne faut pas se leurrer et totaliser 750 millions de $ dans le monde est plus que suffisant pour mettre en chantier une suite.

Rebelle

Là encore nous aurions pu mettre le dernier Pixar dans la catégorie des succès. Totaliser 233 millions de dollars US en fin de carrière, c’est mieux que Madagascar 3, The Lorax ou encore l’Age de glace 4. Mais à l’instar de Cars 2 ou de Wall E, Rebelle n’arrive pas réellement à percer à l’international. Pour le moment le film émarge à 266M$. C’est bien mais très loin des 676M$ de l’Age de glace 4 et des 404M$ de Madagascar 3. Le succès monde reste bon mais certainement en deçà des espérances.

 

Les déceptions

MIB3

Il aura fallu attendre dix ans pour voir sur nos écrans la suite des aventures des hommes en noir. Dix ans et une 3D en plus. Malgré l’inflation et l’apport de cette lucrative technologie, MIB3 n’a pas atteint les 200M$. Il devient même l’opus le moins rentable de la franchise avec 179M$. La déception est grande surtout que le film, sans être d’une innovation folle, n’est pas déplaisant à regarder. L’international sauve cette production à 225M$. MIB3 peut dire merci aux MIB et à Will Smith, toujours aussi populaire à travers le monde.

Blanche-neige et le Chasseur

Adaptation assez libre à l’inscription merveilleuse plutôt créative, ce Blanche-neige un brin guerrier s’en sort avec les honneurs. Mais il a coûté cher (175M$) et n’a pas beaucoup rapporté à l’international. Les 400 millions de dollars n’ont pas été franchis mais s’en rapprochent (396M$). Il se murmure à Hollywood un spin-off avec le chasseur et la star de Thor, Chris Hemsworth.

Prometheus

La préquel de Ridley Scott, rondement marketé jusque dans ses campagnes virales, a réalisé un excellent démarrage. Puis le film s’est effondré pour clore sa carrière à 126M$. Pas si mal pour un film de SF classé R-rated, même si le bouche à oreille n’aura pas permis au film d’atteindre les cimes du box-office. Il sera sauvé, lui aussi, par sa carrière mondiale. 260M$ et un cumul à 385 millions de dollars pour un budget estimé à 130M$. Déception, donc, mais aucunement un échec.

The Bourne Legacy

Spin-off ou reboot, telle est la question. En tout cas le film de Tony Gilroy ne rééditera pas les résultats de la trilogie originale. Le film avec Jeremy Renner aura bien du mal à dépasser les 121M$ du premier Bourne. Un final à 115 millions nous semble raisonnable. Son parcours à l’international devrait le rendre rentable et pourrait, là encore, anticiper un nouveau chapitre.

 

 

 

 

 

 

Expendables 2

Le deuxième opus des bad guys fait moins bien que l’original. Alors que le premier film avait fini sa carrière au-delà des 100 millions de dollars, cette suite devrait terminer sa course vers les 85-90M$. Allez, ce n’est pas si mal ! Surtout que les vieux cartonnent un peu partout dans le monde. Les 300 millions de dollars sont réalisables, prouvant qu’un actionner à la sauce 80’s peut fonctionner.

Les échecs

Dark Shadows

Le dernier Burton marque la 8ème collaboration du cinéaste avec Johnny Deep. Alors qu’Alice au pays des merveilles a rapporté plus d’un milliard de dollars dans le monde, Dark Shadow se contente d’un score anodin, indubitablement décevant. Le film n’est pourtant pas mauvais, retrouve par bribes la classe créative de Burton en nous contant cette histoire de vampire à travers les âges. Totaliser moins de 250M$ dans le monde pour un coût de production évalué à 150 millions de dollars est une véritable sanction pour un film qui ne le méritait pas. Dommage.

Battleship

Peter Berg, auréolé de son succès avec Hancock, a essayé de nous proposer une variation improbable du jeu « Touché-Coulé » en mode Transformers. Le public n’a pas suivi. 65 millions de dollars engrangés pour un coût de production estimé à plus de 200M$, c’est l’un des plus gros échecs de l’année. Taylor Kitsch, l’acteur principal, se remarque au même titre que Channing Tatum mais comme le looser de l’année. A son actif ; Battleship et le désormais tristement célèbre John Carter.

Total Recall

Mais pourquoi diable avoir pris la décision de proposer le remake du film de Paul Verhoeven sortit en 1990 ? Un peu comme le Conan de Nispel, le film de Len Wiseman s’est pris les pieds dans le tapis. Les 58M$ de recettes restent bien insuffisants pour un tel potentiel scénaristique, fut-il un remake hasardeux porté un Colin Farrell devenu bien fade. Le manque d’ambition de ce type de production flingue l’esprit créatif d’un Hollywood de plus en plus craintif à proposer de l’exclusif, de l’originalité, de jamais vu.

Abraham Lincoln : chasseur de vampires

L’originalité ne paye pas toujours. C’est le cas pour le film de Timor Bekmambetov, indigeste variation d’une histoire revisitée à l’emporte pièce. 37 millions de dollars plus tard, même les geeks en demande de nouveauté sont restés sur leur faim. L’international n’a pu sauver un film ou peu de chose l’est.

Rock of Ages, Crazy Dad, The Watch

Trois films d’un trio de stars historiques et trois échecs retentissants. Tom Cruise (même s’il n’est pas la star du film), Adam Sandler et Ben Stiller se sont fait écrabouiller par le film de Soderbergh. Est-ce la fin d’une époque pour ces trois stars ? Surement pas même s’il faut avouer qu’ils n’arrivent plus à rencontrer le succès à chaque film. Quant un film est médiocre une star ne peut pas tout. Ce qui est le cas avec ces trois films.

Geoffroy Blondeau

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.