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Les Derniers Jedi n’a pas raté son lancement…

Les Derniers Jedi n’a pas raté son lancement…

les derniers jedi5Ainsi fut pronostiqué, ainsi fut réalisé.

Et oui, Les Derniers Jedi a cassé la baraque pour imposer sa marque au box-office avec 220 millions de dollars au compteur en trois jours. C’est franchement ahurissant! Certes, c’est moins bien que Le Réveil de la force (248M$), mais le compte y est. Sauf à craindre une attaque nucléaire, le film de Rian Johnson sera premier de l’année. Avec un résultat sans doute au-dessus de mon pronostic initial, aux alentours des 750-800M$ aux USA. Son score à l’international est, lui aussi, tout à fait remarquable. 230M$, hors Chine (sortie prévue le 5 janvier 2018), c’est 100 millions de mieux que Rogue One qui avait fini son parcours à 520 millions de dollars.

Il est difficile d’exister face à un tel phénomène. Ferdinand, le nouveau film d’animation des studios Blue Sky, vient d’en faire les frais avec un démarrage moribond à 13M$. C’est mince. Même si le début des vacances scolaires vont l’aider à décoller véritablement. Mais tout de même, le score de Sing ne sera pas réédité, lui qui avait démarré à 35M$ (55M$ en 5 jours) pour un final à 270M$. Les 100 millions de dollars restent atteignables, mais pas beaucoup plus. Une déception, donc.

Cet énième échec fait le jeu du dernier Pixar, Coco. Avec près de 10 millions de dollars supplémentaires les 150M$ viennent d’être dépasser. Un tel score n’est pas fabuleux mais devrait permettre au film de dépasser les 200M$. Il fera sans doute moins bien que les 248M$ de Moana l’année dernière à la même époque. Par contre le film fonctionne plutôt bien à l’international avec, déjà, 300M$ alors qu’il n’est pas sorti en Angleterre, au Japon, en Australie, en Italie ou encore en Corée du Sud.

Je tiens également à signaler que Daddy Home 2 avec Mark Whalberg et Will Ferrell et Le Crime de l’Orient-Express de Kenneth Branagh vont dépasser le week-end prochain les 100 millions de dollars aux USA.

Dès aujourd’hui sortent deux films aux Etats-Unis susceptibles de bien fonctionner en cette période de fêtes. Le remake de Jumanji avec Dwayne Johnson et The Greatest Showman avec Hugh Jackman. S’ils ne feront pas tomber SW8 de son piédéstal, ils peuvent « scorer » de belle manière. Un petit avantage tout de même pour Jumanji qui peut vraiment tirer son épingle du jeu pendant les vacances pour cause de film plus familial.

Geoffroy Blondeau

 

SW8 vainqueur de l’année, Thor 3 carton surprise, The Justice League prend l’eau…

SW8 vainqueur de l’année, Thor 3 carton surprise, The Justice League prend l’eau…

Les derniers jediLe deuxième film de la nouvelle trilogie Star Wars, réalisé par Rian Johnson (Looper), sort aujourd’hui sur les écrans américains. Le faux suspens du plus gros succès de l’année touche à sa fin puisqu’il est évident que Les Derniers Jedi va faire tomber La Belle et la Bête afin de s’adjuger la place de leader incontesté de l’année. Cela fait maintenant trois ans que ce numéro fonctionne et aucun film depuis 2015 n’est arrivé à déboulonner le long métrage estampillé Star Wars (Le Réveil de la force en 2015 ; Rogue One en 2016 et assurément les Derniers Jedi en 2017). Une telle hégémonie fait peur tout comme cette assurance de produire un divertissement calibré au triomphe !

Les pronostics varient peu et s’accordent sur un final compris entre 650 et 700 millions de dollars au minimum. Étant donné l’état de la concurrence, le boulevard s’annonce royal et le succès pharaonique surtout en cette période de fêtes de fin d’année.

Estimations

Démarrage : 210-220M$

Final : 680-720M$

Dernière évidence. Le milliard de dollars dans le monde sera, lui aussi, atteint. Là ou Rogue One avait laisser planer une légère incertitude (son statut de Spin-off, c’est-à-dire de film périphérique à la trame principale des Star Wars, lui avait valu quelques légères déceptions à l’international), je peux affirmer sans crainte que cela ne sera pas le cas pour ce deuxième opus attendu de pied ferme par les nombreux fans du monde entier. Pour autant, je le vois mal réitéré le milliard du Réveil de la force, et un final compris entre 700 et 800 millions de dollars à l’international me semblerait plus cohérent.

En dehors de l’évènement SW, revenons un instant sur le bilan d’un automne sans frénésie mais qui aura vu, malgré tout, le héros au marteau triompher par K.O. En effet, il n’y a pas eu de match. Et Marvel a encore une fois damné le pion à son concurrent direct DC qui misait gros avec son Justice League. La déception, énorme, fut, il est vrai, bien aidé par une production chaotique qui aura vu son réalisateur quitter le plateau de tournage pour des raisons personnelles. The Justice League, sans être un naufrage au box-office, n’arrivera pas à atteindre les 250 M$. Soit une somme dérisoire pour une long-métrage d’une telle envergure proposant de réunir Batman, Superman, Wonder Woman, Flash ou encore Aquaman au sein d’une même aventure filmique. La sortie imminente de SW8 finira d’achever la promesse d’un immense succès qui aurait scellé l’arc narratif des futurs productions DC. Avec cet échec en guise de désaveu, les pontes de la Warner vont devoir revoir leur copie.thor3justice_league

Estimations finales

Thor 3 : 312-315M$

The Justice League : 225-230M$

Coco

Pixar, quant à lui, reprend de belles couleurs. Après un Cars 3 décevant tout juste au-dessus des 150M$, Coco va profiter pleinement des vacances de Noël pour dépasser les 200M$ et se rapprocher du score de Moana (248M$). Si Ferdinand, la nouvelle production de la Fox du studio Blue Sky sort ce week-end, le film n’est plus vraiment un danger pour Disney depuis que le studio s’est offert les actifs de la Fox pour 65 milliards de dollars (dettes comprises). Si l’accord est acté, il faut encore attendre le feu vert des autorités de la concurrence qui pourraient bien bloquer un tel deal synonyme de position monopolistique. Si Coco parvient à franchir les 200M$, il ne sera que le deuxième film d’animation de l’année au-delà de cette marque, contre 5 l’an passé.

Estimations

Coco : 220-225M$

Geoffroy Blondeau

Star Wars – Le réveil de la force peut-il accrocher le milliard de dollars sur le sol américain ?

Star Wars – Le réveil de la force peut-il accrocher le milliard de dollars sur le sol américain ?

Une telle perspective, affolante sur le papier, est loin d’être assurée. Mais, en observant la façon dont la campagne marketing a instrumentalisé l’imaginaire d’un retour aux sources afin de muer une envie d’aller voir le film en un désir inconscient de participer à la prolongation de ce mythe moderne, le nouveau long-métrage de J.J. Abrams pourrait bien faire du succès annoncé un triomphe absolu fédérant quatre générations de spectateurs.

star wars 7Rachat, développement et marketing…

En rachetant Lucasfilm à George Lucas pour 4 milliards de dollars, la compagnie Disney s’est rapidement mis à la tâche annonçant dans la foulée de cette acquisition une suite aux aventures légendaires de la première trilogie (La guerre des étoiles 1977, L’Empire contre-attaque 1980 et Le retour du Jedi 1983). Le père a ainsi coupé pour de bon les liens avec sa progéniture qui, libérée de l’emprise d’un patriarche devenu multimilliardaire, peut enfin aller conquérir de nouveaux horizons gage de profits mirifiques. Le marketing mis en place dès 2012 ne consistait pas à vendre le film aux futurs spectateurs mais à présenter la « marque » Star Wars comme l’évènement de l’année si ce n’est de la décennie. La communauté de fans a fait le reste en assurant le service après-vente de cette folie cinématographique planétaire.

Néanmoins, la transition ne pouvait se faire sans quelques précautions. En effet, il n’aurait servi à rien de braquer la horde de fans en proposant une suite originale trop éloignée du dénouement en forme d’happy-end du Retour du Jedi. Non, Star Wars 7 se devait de cultiver la continuité entre cohérence artistique et choix scénaristique. Si, de toute évidence, de nouveaux personnages vont évoluer dans des univers inconnus jusqu’alors, la réintroduction des anciens protagonistes devenus de véritables icônes du space-opera comme de la culture geek, n’est évidemment pas anodine.

star-wars-7-le-reveil-de-la-force-bande-annonceNostalgie quand tu nous tiens…

Revoir Luke Skywalker (Mark Hamill), la Princesse Leia (Carrie Fisher) ou Han Solo (Harrison Ford) constitue un tour de force capable de fédérer sur cette seule accroche de nombreux spectateurs aussi curieux qu’impatients de retrouver ce trio unique dans l’histoire moderne du cinéma de masse. De fait, la « prélogie » de George Lucas (La menace fantôme 1999, L’attaque des clones 2002 et La revanche des Sith 2005) ne constitue en aucun cas la référence du Réveil de la force dont l’encrage visuel nous fait penser à La guerre des étoiles et non à La menace fantôme. Question de filiation, de logique chronologique, de nostalgie savamment alimentée et de bon sens entrepreneurial. En un mot, il fallait reproduire l’esprit des films originaux quitte à renier une partie du travail de Lucas sur sa prélogie tant décriée.

Pour réussir une telle entreprise quoi de plus naturel que de s’appuyer sur la force d’une industrie bâtisseuse de rêve. La démarche semble authentique – pourquoi en douter, d’ailleurs – mais doit se conjuguer avec l’impératif d’exploitation d’un nouveau filon de films hyper rentables. Si la sincérité est de mise, elle vise également à ne choquer personne et surtout pas le fan hardcore des plus susceptibles. Il est évident qu’un tel traitement artistique orchestré au millimètre par un marketing distillant moult bande-annonce et autres spots publicitaires, cherche à faire de chacun – journaliste compris – non pas un spectateur en puissance mais un acteur à part entière responsable de la réussite du film. L’engouement, réel, se transforme en aiguillon du succès. Si le bouche à oreille vient conforter un démarrage que beaucoup qualifie d’historique, Star Wars 7 pourrait bien se rapprocher du milliard de dollars aux États-Unis.

L’exemple de Jurassic World…

D’un point de vue purement comptable, le parallèle avec Jurassic World peut nous éclairer sur la trajectoire possible du 7ème opus de la saga Star Wars. Si les films ne sont pas similaires dans leur approche ou bien dans l’univers qu’il convoque, ils semblent bien reprendre les mêmes recettes que leurs films originaux respectifs (Jurassic World s’inscrit effectivement dans cette logique en prônant le retour à un imaginaire enfantin et qui fonctionne, peu ou prou, sur les mêmes bases scénaristiques que Jurassic Park (idée du dérèglement)).

L’ADN fut donc respecté et le succès par effet d’association, d’adhésion populaire comme de découverte par les plus jeunes, au rendez-vous. SW7 se place indiscutablement sur la même trajectoire que Jurassic World mais se trouve muni d’un référent historique bien plus puissant. Ce qui veut dire que son potentiel en salles est supérieur que l’on prenne en compte sa base de fans ou le public dans sa définition la plus large possible.

star wars 7.2Quelques chiffres…

Jurassic World réalise 652M$ en 2015. Soit le meilleur score de l’année lui permettant de se placer directement au 3ème rang des plus gros succès US de tous les temps (hors inflation) juste derrière les 760M$ d’Avatar et les 658M$ de Titanic. Il n’est donc pas illogique de penser que Star Wars 7 fera mieux. Mais jusqu’où peut-il aller ? Si l’ampleur du succès est difficile à jauger, différents facteurs conjoncturels jouent en faveur du film de J.J. Abrams.

1/ L’absence de concurrence face à un film hors norme qui risque bien de tout vampiriser sur son passage.

2/ Des films en fin de carrière qui ont globalement moins bien marchés comme le dernier épisode de la série des Hunger Games.

3/ La période des fêtes de fin d’année idéale pour des sorties en famille et entre copains.

4/ La multiplication des salles IMAX et équipées en projection 3D

Pronostic de Star Wars Le réveil de la force aux USA :

800 à 850M$

Geoffroy Blondeau