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Quel Box-office US en cette fin d’année 2014?

Quel Box-office US en cette fin d’année 2014?

interstellarAprès avoir décerné à l’outsider Les Gardiens de la galaxie la première marche d’un été US décevant en termes de fréquentation (avec 4,045 milliards de dollars de recettes, l’été 2014 réalise le plus mauvais score de la période depuis 2006 et ses 3,732milliards de dollars), place aux pronostics de fin d’année. Sous le signe de la famille entre comédies loufoques (La nuit au musée : le secret des Pharaons, Dumb & Dumber De avec le duo d’origine Jim Carrey et Jeff Daniels), film d’animation (le Disney Les nouveaux héros, Les pingouins de Madagascar), films épiques (Exodus de Ridley Scott et l’épisode final du Hobbit de Jackson), saga adolescente (Hunger Game partie 3) ou trip spatial (Interstellar de Nolan), cette fin d’année risque bien de livrer, comme en 2009 (Avatar) et 2013 (Hunger game 2) le vainqueur de l’année.

– 5 novembre

Interstellar. Nolan/McConaughey

Comment ne pas être intrigué par le nouveau film de Christopher Nolan, méga trip écolo-futuriste incarné, entre autres, par l’oscarisé Matthew McConaughey ? Si vous en avez marre des distractions décérébrées d’une Hollywood proprement vulgaire, le voyage intersidéral du père des Batman semble osciller entre 2001, l’Odysée de l’espace, Tree Of Life, Solaris ou encore Contact. Rien que cela ! Alors ? Pétard mouillé mégalo ou nouvelle référence philosophico-dramatique d’une SF adulte ? Deux ans après le pompeux The Dark Knight Rise, Nolan a l’occasion de rectifier le tire de façon indiscutable. De toute façon, la curiosité autour d’une expérience filmique exclusive – même si bancale – ne laisse que peu de suspense quant au potentiel en salles du nouveau Nolan, bien parti pour terminer sa course entre Gravity et Inception.

Pronostics : 285M$

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– 7 novembre

Les nouveaux héros. Disney/Animation

Disney ne veut pas se laisser enfermer dans le conte pour enfants malgré l’incroyable succès de la Reine des neiges. À la bonne heure ! Le studio, qui a racheté la Marvel Entertainment en 2009 pour 4 milliards de dollars, se lance dans sa toute première adaptation de Comics avec les Nouveaux héros et son univers high-tech décoiffant. La cible, plus adolescente puisque moins familiale, peut néanmoins faire mouche même si le score de la Reine des neiges nous semble inatteignable. La nouvelle crédibilité du studio ainsi que l’absence de concurrence jusqu’au spin off de Dreamworks, les Pingouins de Madagascar, devraient lui assurer le succès.

Pronostics : 215M$

– 14 novembre.

Dumb & dumber De. Frères Farelly/Jim Carrey & Jeff Daniels

Le duo de D & D des frères Farelly se reforme donc vingt ans après le délire très 90’S d’un premier film devenu culte. On se dit, de prime abord, pourquoi pas ? Et puis, après réflexion, on se dit aussi que le projet laisse quand même songeur. Car revoir nos deux acolytes de 52 et 59 ans faire les pitres n’est peut-être pas la meilleure idée qui soit. S’ils savent mettre en boîte leurs comédies, les Farelly brothers arriveront-ils à se renouveler ou, tout au moins, à retrouver le ton qui a fait, jadis, le succès de leurs comédies ? Une génération est passée par là. Pas sûr que l’actuelle, biberonnée aux réseaux sociaux, plébiscite un humour old school pour quarantenaires nostalgiques.

Pronostics : 105M$

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– 21 novembre

Hunger game la révolte : partie 1. Francis Lawrence/Jennifer Lawrence

Comme une habitude – mauvaise ? – depuis le dernier film des Harry Potter, l’épisode final des sagas à succès se trouve étrangement diviser en 2. On peut y voir une volonté d’approfondir la densité narrative du dénouement attendu ou, ne s’arrêter, que sur la question pécuniaire qu’un tel découpage engendre. Suite au succès incroyable des deux premiers épisodes, on ne voit pas comment celui-ci pourrait manquer son démarrage et, au final, son exploitation en salles. Néanmoins, l’avant-dernier film a toujours connu (que ce soit sur HP ou sur Twilight) une légère baisse de ses fréquentations avant de repartir à la hausse avec le dernier opus. Portée par la charismatique Jennifer Lawrence, Hunger game, la révolte partie 1, sera assurément le carton de cette fin d’année et de l’année 2014.

Pronostics : 395M$

– 26 novembre

Comment tuer son boss 2. Sean Sanders/Jason Bateman

En 2011 la comédie Comment tuer son boss, porté par son casting de star (Jason Bateman, Jennifer Aniston, Kevin Spacey, Colin Farell, Jamie Foxx, Jason Sudeikis), avait réussi, malgré un mauvais goût affiché assez remarquable, à séduire un public nombreux. Trois ans ont passé et le couvert est remis pour cette suite réalisée par le réalisateur de la Famille Millers. Aucune inquiétude à l’horizon puisque la recette semble la même, jusqu’à l’appel de stars. Notons que la sortie de cette suite a été décalée en novembre (juillet pour le premier film), lui assurant ainsi une adversité moins rude mais plus ramassée dans le temps (il faudra compter sur D & D et le troisième film de la Nuit au musée). L’impertinence trash va-t-elle payer ?

Pronostics : 105M$

Les pingouins de Madagascar. Dreamworks/Animation

Dreamworks nous refait le coup. Après le spin off de Shrek, le Chat Potté, voici que débarquent, le temps d’un film, les fameux pingouins issus des trois films d’animation de la série Madagascar. Vraie bonne idée ou manque cruel d’imagination ? S’il est toujours aisé de parsemer un long-métrage de quelques scènes « rigolotes » via des personnages itou (on pense, notamment, au scrat dans l’Age de glace), en faire un film à part entière avec un univers propre l’est beaucoup moins. Bon, question Box-office, Dreamworks s’en était bien tiré avec son Chat Potté (149M$). Il nous semble que ces pingouins aussi barrés que futés peuvent faire aussi bien que le minou aux grandes bottes.

Pronostics : 135M$

– 12 décembre

Exodus. Ridley Scott/Christian Bale

Contrairement au Noé d’Aronosky, Ridley Scott s’est emparé d’une mythologie moins « casse-gueule » en réadaptant l’exode, hors d’Égypte, des Hébreux conduit par Moïse. Le péplum s’affiche dans de luxuriantes B.A au souffle épique, ce qui n’est pas sans rappeler un certain Gladiator (le plus gros succès de Scott à ce jour). Si le film ne sort que cinq jours avant le dernier épisode du Hobbit – ce qui risque de le désavantager –, il devra également se défaire de l’ombre tutélaire du film de Cecil B. DeMille, Les dix Commandements, avec Charlton Heston dans le rôle de Moïse. L’universalité du livre de l’exode du dernier Testament devrait, de toute façon, assurer au long-métrage une belle carrière à l’international.

Pronostic : 130M$

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– 17 décembre

Hobbit : la bataille des cinq armées. Peter Jackson/Tolkien

La boucle est désormais bouclée. Surtout pour celui qui ne voulait pas réaliser les aventures de Bilbon. La nouvelle trilogie, 13 ans après la sortie du Seigneur des anneaux, se clôt par l’espoir d’une bataille épique attendue de pied ferme par une horde de fans soulagée depuis la Désolation de Smaug. La tournure sombre que prend cette trilogie sonne comme une expression juste d’un temps trouble, bien loin du ton général d’une œuvre pour enfant. Jackson aurait donc fait le choix du lien entre deux Hobbits, Bilbon et Frodon, afin de proposer une seule et même saga étalée sur six films. Cette approche sera-t-elle suffisante pour permettre à ces cinq armées de côtoyer les cimes du B.O ? Sans doute même si la concurrence d’Exodus et de Promenons-nous dans les bois (Rob Marshall) peuvent entamer sa marche vers les 300 millions de dollars.

Pronostics : 290M$

– 19 décembre

La nuit au musée : le secret des Pharaons. Shawn Lévy/Ben Stiller & Robin Williams

Trois ans séparent le premier film du deuxième opus. Cinq et demi séparent le deuxième long-métrage à celui qui sort cette année pendant les fêtes. C’est beaucoup. Surtout pour un film familial. Encore plus pour un film familial au pitch aussi exclusif qui aura permis au premier opus de remporter un grand succès. Le risque d’érosion, à l’instar de la trilogie Mon beau-père et moi (Ben Stiller encore), semble inévitable sans pour autant craindre le bide absolu. Seul espoir, la présence, pour son dernier rôle majeur au cinéma, du regretté et génial Robin Williams. À lui seul il peut booster une audience sans doute pas très convaincue de l’utilité d’explorer dans un troisième film un concept déjà fatigué en deux longs-métrages.

Pronostics : 115M$

– 26 décembre

Promenons-nous dans les bois. Rob Marshall/Meryl Streep & Johnny Deep

Promenons-nous dans les bois est un conte horrifique en forme de comédie musicale produit par Disney qui fait se croiser plusieurs personnages de contes aussi différents que Cendrillon, le Petit Chaperon Rouge ou encore Raiponce. Disney, sans surprise, continue à tirer profit d’un filon juteux qui lui aura permis de triompher avec Oz, Maléfique, Alice au pays des merveilles et les deux films d’animation Raiponce et la Reine des neiges. Doté d’un casting prestigieux (Emily Blunt, Chris Pine, Anna Kendrick, Johnny Deep et Meryl Streep), le film de Rob Marshall a toutes les chances de surfer sur la vague des contes revisités – souvent pour le pire. Bon, la fin d’année, très saturée, ne le portera sans doute pas au-delà des 150M$. Mais nous le voyons très bien réaliser un score proche d’Enchanted, film Disney sorti en 2007 et qui cumula en fin de carrière 127M$.

Pronostics : 138M$

Geoffroy Blondeau

La barre mythique des 200 millions franchit en 3 jours…

La barre mythique des 200 millions franchit en 3 jours…

Avec 200M$ en 3 jours, The Avengers a littéralement atomisé l’ancien record détenu par le dernier film de la saga des Harry Potter (169M$).

Tout simplement hallucinant!!

Synthèse brillante du film de super-héros, les Avengers deviennent sans coup férir le maître étalon du divertissement sauce pop corn.

Reste à savoir jusqu’où le film pourra aller. La chute risque d’être sévère mais je ne pense pas que Dark Shadows (week-end du 11 mai), The Dictator et Battleship (week-end du 16 mai)  pourront le déloger de la première place du classement. Il faudra attendre l’arrivée des MIB. Soit trois semaines pour aller viser les cimes du box-office.

Autre certitude. Le film dépassera le milliard de dollars dans le monde. A ce jour il en est déjà à 641M$.

Geoffroy Blondeau

 

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

Harry Potter et les reliques la mort – partie 2 se paye le justicier masqué

Harry Potter et les reliques la mort – partie 2 se paye le justicier masqué

A bien y regarder, HP7 et les reliques de la mort – partie 2 déborde du cadre classique du film « épilogue ». En effet, l’émotion médiatico-cinématographique entourant cet ultime épisode fut réelle, mondiale, spontanée. Une telle attente aurait sans doute pu souffrir d’une qualité médiocre. Heureusement il n’en est rien, et ce Potter là est un bon cru, apothéose idéale d’une saga à succès (à défaut d’être toujours réussie).

Un peu comme il y a 10 ans avec le tout premier épisode, Harry Potter et les reliques de la mort – partie 2 a fait se déplacer en masse les spectateurs du monde entier. Aux Etats-Unis il s’agit même d’un raz-de-marée. Le record du premier jour, détenu jusque là par Twilight 2 avec 72M$ (2009), a été balayé comme un fétu de paille. Le chiffre avancé est hallucinant: 91M$. Soit 45% de mieux que les Reliques 1. Et le week-end est du même ordre. Avec 169M$ HP7 partie 2 détrône the Dark Knight et ses 158M$ réalisés en 2008. En 3 jours le film se place déjà au sixième rang US de l’année.

Le film cartonne également à l’international où il vient d’établir un nouveau record. Avec 312M$, HP7 partie 2 fait mieux que Pirates des Caraïbes : la fontaine de jouvence et ses 260M$. Le milliard sera enfin atteint comme un symbole de la fascination qu’aura exercé le magicien à lunettes pendant une décennie complète.

Les démarrages US au dessus des 100M$ :

1 Harry Potter and the Deathly Hallows Part 2 : 169,189M$ (2011)

2 The Dark Knight : 158,411M$ (2008)

3 Spider-Man 3 : $151,116,516 (2007)

4 The Twilight Saga: New Moon :  142,839M$ (2009)

5 Pirates of the Caribbean: Dead Man’s Chest : 135,634,554M$ (2006 )

6 Iron Man 2 : 128,122,480M$ (2010)

7 Harry Potter and the Deathly Hallows Part 1 : 125,017M$ (2010)

8 Shrek the Third : 121,629M$ (2007)

9 Alice in Wonderland: 116,101M$ (2010)

10 Spider-Man : 114,844,116M$ (2002)

11 Pirates of the Caribbean: At World’s End : 114,732M$ (2007)

12 Toy Story 3 : 110,307M$ (2010)

13 Transformers: Revenge of the Fallen : 108,966M$ (2009)

14 Star Wars: Episode III – Revenge of the Sith : 108,435M$ (2005)

15 Shrek 2 : 108,037M$ (2004)

16 X-Men: The Last Stand : 102,750M$ (2006)

17 Harry Potter and the Goblet of Fire : 102,685M$ (2005)

18 Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull : 100,137M$ (2008)

Geoffroy Blondeau

 

Harry Potter et les reliques de la mort: attention au raz-de-marée…

Harry Potter et les reliques de la mort: attention au raz-de-marée…

Le public aime bien les chapitres finaux, surtout lorsqu’ils sont découpés en deux parties. Ca tombe bien,  le dernier volet de la saga des Harry Potter, qui sort aujourd’hui aux Etats-Unis, applique cette recette aussi bien au niveau narratif que pour des raisons marketing.

Les attentes sont donc énormes. Les pré-ventes, qui dépasseraient les 30 millions de dollars, prouvent l’engouement d’un public en haleine. Dans ce contexte, la Warner espère placer son film en tête des démarrages de l’année 2010 (devant les 128,1 millions de Iron Man 2). Le voir taquiner les 150 millions n’est pas impossible et certains analystes pensent que le film pourrait battre le score de the Dark Knight et ses 158, 4 millions de $.

Pour mémoire, seul Harry Potter et la coupe de feu a réussi à dépasser les 100 millions de $ (102,6). C’était en 2005. Les deux derniers opus auraient sans doute fait de même si leurs sorties n’avaient pas été avancées au mercredi pour un démarrage sur 5 jours. En effet, avec un premier jour à 44,3 millions pour l’Ordre du Phénix (2007) et 58,1 pour le Prince de sang-mêlé (2009), les 100M$ auraient été bien vite dépassés.

Malgré un parc de salles légèrement inférieur aux deux derniers épisodes, Harry Potter et les reliques de la mort risque de dépasser les 60 millions de $ pour son premier jour, un vendredi qui plus est. Le buzz autour du fameux baiser entre Harry et Hermione, le marketing viral au sujet du piratage du film déjà disponible sur internet, l’évolution des personnages, la noirceur du film, la très faible concurrence au cours d’un week-end où seul Les trois prochains jours avec Russell Crowe ose une contre-programmation et le niveau d’attente que suscite presque toujours un chapitre final, sont autant de paramètres susceptibles de propulser cet utlime (enfin presque) épisode vers les sommets du box-office.

Mes pronostics (cela ne reste qu’une estimation, évidemment):

Vendredi autour des 65M$

Week-end entre 130 et 140M$

Final 320330M$

Les paris sont ouverts…

B.O. US 2010 : la dernière ligne droite commence ce week-end

B.O. US 2010 : la dernière ligne droite commence ce week-end

Aux Etats-Unis l’année se divise habituellement en deux grandes périodes : la première a lieu en été et s’étale de mai à août, tandis que la deuxième s’inscrit en hiver pendant les mois de novembre et de décembre. On pourrait ajouter à cette période de 6 mois, le mois de mars qui, depuis quelques années maintenant, place un nombre important de films en haut de l’affiche. Beaucoup d’animation (l’Age de glace 2, Horton, Dragons, Monstres contre Aliens…) et quelques contre-programmation comme 300, Wild Hogs ou encore le très bankable Alice au pays des merveilles de Tim Burton.

Après le verdict d’un été plutôt bon en termes de box-office (3 films à plus de 300 millions de dollars et 6 au-delà des 250 millions) ayant vu la victoire par KO de Toy Story 3 (414 millions de dollars), place aux 8 prétendants hivernaux dans mon classement par ordre de succès décroissant.

1- Harry Potter et les reliques de la mort – partie 1 (USA 19 nov / France 24 nov) : 300-320 millions de $

A coup sûr le succès de cette fin d’année. L’échec est inenvisageable. Et en plus il n’est pas en 3D… Chouette!

2- Tron l’héritage (USA 17 déc / France 9 février 2011) : 250-270 millions $

L’immense pari Disney à plus de 250 millions de $. A priori révolutionnaire, l’histoire arrivera-t-elle à séduire un large public. Là est toute la question. Mais le studio semble très confiant et les premiers échos sont rassurants.

3- Mon beau-père et nous (USA 22 déc / France 22 déc) : 220-240 millions de $

Troisième épisode d’une saga très rentable aux Etats-Unis. Ben Stiller + comédie = succès. Elémentaire, non ?

4- Megamind (USA 05 nov / France 15 déc) : 180-200 millions de $

Le Dreamworks de fin d’année. Après Dragons et Shrek 4 on peut s’attendre à un beau résultat. Les premiers chiffres du week-end affichent déjà 47 millions de $. Il se place entre Dragons (43 millions) et Moi, moche et méchant (56 millions). Troisième succès de l’année pour Dreamworks. Une sacrée performance.

5- Narnia: L’odyssée du passeur d’aurore (USA 10 déc / France 8 déc) : 160-180 millions $

La production est passée dans les mains de la Fox depuis la déconvenue du 2e épisode. De plus, le film sort juste avant les vacances de Noël. Dans ce cas les 200 millions restent possibles. Mais la concurrence sera rude.

6- Raiponce (USA 24 nov / France 1 déc) : 130-150 millions de $

Retour à la 3D pour Disney depuis Volt.  On reste dans le conte de fées après La princesse et la grenouille mais dans une version mixte entre la Belle et la Bête et Aladdin. Suffisant pour retrouver les cimes du Box-office? Pas sûr, d’où le pronostique à 150 millions.

7- Date Limite (USA 05 nov / France 10 nov) : 115-135 millions de $

Le nouveau Todd Phillips (Very Bad Trip) vient de totaliser 33 millions pour son premier week-end. Les 100 millions sont jouables, les 115 un peu plus difficiles. Tout dépendra de son bouche à oreille…

8- The Tourist (USA 10 déc / France 15 déc): 110-130 millions de $

Johnny Deep + Angelina Jolie + couple glamour + remake + Florian Henckel von Donnersmarck (réalisateur de La Vie des autres) = contre programmation parfaite pour Noël. Un succès à la Sherlock Holmes ?

Des outsiders sont toujours possibles. On pense à Gulliver’s travel avec Jake Blake ou Unstoppable de Tony Scott. Mais bon, Harry Potter reste bel et bien mon favori. A moins que Tron l’héritage hypnotise le public américain avec sa bande son (Daft Punk) et ses images 3D révolutionnaires.

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La 3D relief ou la révolution marketing…

La 3D relief ou la révolution marketing…

Alors que le quatrième opus de la saga des Resident Evil est sorti sur les écrans mercredi, une question nous taraude : Irons-nous le voir pour son contenu ou bien parce qu’il nous est proposé en 3D ?

Roger Ebert, célèbre critique américain du Chicago Sun-Time, nous rappelle, dans un article à charge contre la 3D relief publié le 10 mai dernier sur le site de Newsweek, qu’à « chaque fois qu’Hollywood s’est senti menacé, il s’est tourné vers la technologie ». Hasard du calendrier, le retour au cinéma en 3D qui, ne l’oublions pas, fit une percée infructueuse dans les années 50 avec deux films phares (L’étrange créature du lac noir de Jack Arnold et Le crime était presque parfait d’Alfred Hitchcock tous deux sortis en 1954), coïncide précisément avec l’une des crises les plus délicates qu’Hollywood aura eu à gérer entre la grève des scénaristes (2007), la crise financière mondiale (2009) et l’avènement, en 2010, du Home Cinéma Haute Définition.

Sans prendre part au débat du pour ou contre la 3D soyez sûrs d’une chose : on n’y échappera plus ! Et oui, les studios l’ont que trop bien compris, eux qui, pour l’heure, n’ont qu’une seule idée en tête : redonner à la « salle » son attractivité originelle pour que le cinéma redevienne une expérience unique à même d’attirer les foules. Si la démarche est louable, les procédés pour y parvenir le sont beaucoup moins.

L’explosion d’une 3D spectacle…

Hollywood peut dire un grand merci à James Cameron lorsque celui-ci prit la décision de réaliser un film en 3D relief, Avatar. L’avancée fut considérable puisqu’elle entérina sur disque dur – et non plus sur pellicule – la validité artistique et financière d’un procédé balbutiant quelques mois plus tôt des images erratiques dans des productions horrifiques sans consistance (My Bloody Valentine 3-D, Destination Finale 4…). Le basculement opère sa marche forcée, charriant avec lui son lot d’espérance nouvelle, d’euphorie passagère, d’investissement retrouvé. Le passage vers la 3D de masse serait-il enfin crédible ?

Ereinté par des années d’une politique de recyclage privilégiant le confort de la franchise (Harry Potter, Le Seigneur des Anneaux, Twilight, Pirates des Caraïbes, les films de super-héros, etc.) à celui du risque, Hollywood ne pouvait pas laisser filer l’extraordinaire potentiel d’une technologie en phase avec les modes actuels de consommation d’un cinéma grand spectacle savamment orchestré  : projections numériques de blockbusters ou de films générationnels dans des multiplexes frôlant l’indigence programmatique. Et encore moins depuis les 2,9 milliards de dollars récoltés par Avatar. Avec une telle pépite entre les mains, l’industrie cinématographique joue son va-tout dans un effort d’investissement sans précédent. En effet, pas moins de 60 films en 3D Relief sont d’ores et déjà programmés, la  production passant de 4 films en 2008 à une trentaine pour la seule année 2012.

Dès lors, les majors n’ont plus aucune raison de faire la fine bouche ou de jouer les saintes-nitouches. Considérée, sans doute à raison pour le moment, comme le nouveau rempart marketing – et accessoirement artistique – contre le piratage et le home cinéma, la 3D offre une alternative aux longs-métrages « traditionnels » quand il ne s’agit pas tout bonnement d’en assurer la relève. Chaque studio met la main à la pâte, propose son fer de lance en relief (Tron Legacy pour Disney, Spiderman 3D pour Sony, Alvin et les Chipmunks 3 pour la Fox…) poussant, de fait, les exploitants à s’équiper en numérique puis en salle de projection 3D Relief. La machine est en route, les billets verts pleuvent à flots tandis que la prochaine étape se rapproche à grands pas : proposer un film uniquement dans sa version 3D.

La 3D Relief, au même titre que, jadis, le parlant (Le Chanteur de Jazz, 1927), la couleur (Becky Sharp,1935), le CinémaScope (La Tunique, 1953), le son Dolby Stéréo (1976) ou les premières images assistées par ordinateur (Tron, 1982), est donc en passe de devenir le nouveau « produit » phare d’une industrie du divertissement censé endiguer la désertification, supposée inévitable, des salles de cinéma. Quitte à aggraver une fois encore le déséquilibre entre les petits exploitants et les multiplexes suréquipés.

… hyper marketée…

Au cours des six derniers mois, trois films en 3D auront dépassé le milliard de dollars dans le monde (Avatar, Alice au pays des merveilles, Toy Story 3). Du jamais vu. Une telle performance est à saluer même si l’augmentation du prix de la place (5 à 7 dollars aux Etats-Unis, 3 euros chez nous) peut en expliquer les raisons. Sachant que le surcoût de production pour un film en relief est de l’ordre de 20%, le procédé n’a aucun mal à être rentable. D’où l’inflation du nombre de films en 3D lancés un peu à la va-vite, le but étant d’engranger un maximum d’entrées tout en consolidant l’offre et son corollaire : l’addiction. Les avancées techniques à venir achèveront d’en faire une poule aux œufs d’or incontournable pour l’industrie cinématographique.

Dans ces conditions, peu importe la qualité du film. En effet, si un mauvais film en « 2D » bien marketé parvient à engendrer des bénéfices, un mauvais film en 3D lui aussi marketé sera potentiellement plus rentable. Du coup, l’angle marketing se déplace pour faire de la 3D un support de promotion aussi alléchant, si ce n’est plus, que le film lui-même. En moins de temps qu’il ne faut pour le dire, nous sommes passés d’une 3D expérimentale à une 3D marketing, l’apport artistique s’avérant, au final, secondaire.

En témoigne cette campagne de promotion londonienne originale, lancée en février dernier par la Fox en partenariat avec Clear Channel, autour du film : Percy Jackson et le voleur de foudre. L’idée, toute simple, consiste à remplacer les bonnes vieilles affiches de certains abribus de la capitale par la bande-annonce du film projetée en 3D grâce à un système de rétroprojection ne nécessitant pas le port de lunettes. L’effet proposé, visuellement impactant, dépasse le concept du gadget technologique puisqu’il sort le procédé de la salle de cinéma pour investir de nouveaux lieux et conquérir de nouvelles cibles. Faire la promotion par la 3D d’un film qui n’est pas en 3D (Percy Jackson, bien qu’il possède des artifices numériques, n’a pas été filmé en relief), c’est déplacer l’utilisation conventionnelle d’un procédé en nous « vendant » les contours alléchants d’une nouvelle norme de diffusion grand public.

… qui nous dupe allègrement…

« La 3D c’est de la merde. J’étais présent lors de la première vague 3D relief au cours des années 50. C’est juste un procédé pour vous faire dépenser davantage votre argent…un simple gimmick. »

Cette attaque en règle, que l’on doit au célèbre réalisateur américain John Carpenter présent au salon de l’E3 (salon du jeu vidéo de Los Angeles), est loin d’être isolée. Plusieurs cinéastes Hollywoodiens dont J.J. Abrams (Lost, Star Trek) et Jon Favreau (Iron-Man) ont, eux aussi, marqué publiquement leur hostilité vis-à-vis de la 3D au cours du Comic-Con de San Diego en juillet dernier. Ils reprochent l’utilisation abusive (entendez par là commerciale) d’une technique n’apportant pas ou peu de plus-value narrative aux films qui en bénéficient. Sans oublier les difficultés de tournage, de rendu, de postproduction, voire d’intérêt propre. Christopher Nolan lui-même aurait refusé que son Inception soit converti en 3D. Cherchez le malaise…

Deux exemples fâcheux viennent corroborer l’ire des cinéastes cités dans le paragraphe précédent :

Alice au pays des merveilles de Tim Burton. Contrairement à l’aspect général dégagé par le film, seuls 20% des images ont été filmées en 3D relief. C’est peu pour un
long-métrage vendu comme une expérience 3D novatrice. En l’état, nous pouvons affirmer que le film n’a pas été pensé en 3D. Ce qui, pour ne rien vous cacher, ressemble à une belle petite arnaque planétaire.

Le choc des Titans de Louis Leterrier et le Dernier maitre de l’air de M. Night Shyamalan. C’est la Warner Bros. qui dégaine en premier. Filmé en 2D, le Choc des Titans est subitement « gonflé» en 3D relief par la Compagnie Prime Focus. Les raisons invoquées sont simples : pouvoir diffuser le film dans des cinémas équipés en projection 3D. Hélas pour le consommateur, le résultat est catastrophique (j’ai pu tester les deux formats et la 2D gagne par KO au premier round). Les couleurs sont pâles et la nouvelle perspective ne colle pour ainsi dire jamais à la mise en scène du réalisateur français. Même constat pour le film de Shyamalan qui, plus étonnant encore, a vu sa sortie française repoussée d’une semaine pour cause de conversion non finalisée.

… et dont l’avenir ne se jouera pas qu’au cinéma

L’interaction entre la 3D relief et le cinéma est une longue histoire. De spécifique, elle devient partagée. La donne change de nature même si la victoire de la 3D au cinéma est enfin consommée, du moins dans l’immédiat. L’enjeu à long terme : sa pérennité. Et là, plus question de raisonner 3D-cinéma / cinéma-3D. La mondialisation est passée par là, invitant désormais la 3D un peu partout,  dans le jeu vidéo, les concerts filmés, le sport, l’industrie vidéo avec la sortie des tous premiers écrans 3D (avril 2010) et le porno. Le champ d’application s’élargit au profit d’une 3D multiple prête à devenir le nouveau standard de demain.

Alexandre Aja, jeune réalisateur français responsable de Piranha 3D (actuellement sur les écrans), estime que le succès de la 3D en salles pourrait bien être épisodique. A moins que les autres formes d’expression investissent véritablement notre salon. L’avènement de la 3D comme norme universelle serait alors inévitable. Nous n’en sommes pas encore là, mais la révolution marketing du procédé 3D relief est bel et bien en marche.

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