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Bilan B.O France 2014…

Bilan B.O France 2014…

bon dieuLes salles françaises se portent bien. Très bien même. En 2014, elles ont attiré un public nombreux pour un cumul dépassant la barre des 200 millions de spectateurs. Avec 208,43 millions d’entrées (chiffres non définitifs publiés par le CNC), l’exercice 2014 est en augmentation de 7,7% par rapport à celui de 2013. Un quasi record puisque en 47 ans (1967 et ses 211, 5 millions d’entrées) seule l’année 2011 a fait mieux (217,2 millions d’entrées). L’année 2014 est également bien au-dessus de la moyenne nationale depuis dix ans (196,47 millions d’entrées).

Devant ce plébiscite pour les salles obscures, la part de marché des films français s’avère plutôt élevé avec 44%, soit 11 points de mieux qu’en 2013. La fréquentation des films français atteint, quant à elle, 91,62 millions d’entrées, soit le score le plus haut depuis trente ans et ses 94, 12 millions d’entrées. Même si légèrement devant, les films américains subissent une chute de 9,9% pour atteindre 93, 93 millions d’entrées. Idem pour leur part de marché tombant à 45,1% en 2014 contre 54,2 % en 2013.

Les films français…

Comme de coutume depuis plusieurs années, un film booste la fréquentation. Nous vous le donnons en mille, il s’agit d’une comédie française. Avec 12,2 millions d’entrées Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ?, se classe à la 14ème place historique des plus gros succès en France. Signalons qu’avec ce triomphe, Christian Clavier établit un record inédit au box-office en devenant le seul acteur, toutes nationalités confondues, à avoir tenu un rôle principal dans quatre films à plus de 10 millions d’entrées.

  1. Astérix et Obélix : Mission Cléopâtre (2002) : 14,5 millions d’entrées
  2. Les Visiteurs (1993) : 13,7 millions d’entrées
  3. Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu ? (2014) : 12,2 millions d’entrées
  4. Les Bronzés 3 : Amis pour la vie (2006) : 10,3 millions d’entrées

Autre satisfaction. Les quatre premières places du B.O sont occupées par des films français qui, de surcroit, dépassent également les 5 millions d’entrées. Outre le film de Christian Clavier notons la présence du trublion Danny Boon avec un Supercondriaque à 5,3 millions d’entrées. Même score pour le retour de l’enfant prodigue, Luc Besson. Sa Lucy, plus américaine que vraiment française, dépasse, elle aussi, les 5 millions d’entrées (5,2). Hormis les bouillies infâmes en images de synthèse du réalisateur (la trilogie Arthur et les Minimoys), le dernier carton live de Besson remonte tout de même à 1997 et le Cinquième Élément (7,7 millions d’entrées). Dans quelques jours La Famille Bélier les dépassera pour terminer sa course à la deuxième place 2014, plus proche d’ailleurs des 6 millions d’entrées que des 5. Nous aurons donc une année avec quatre films français aux quatre premières places. Ce qui n’était plus arrivé depuis 1970 !

Au final, il faut noter la présence de 8 films français dans le top 20 (dont 7 comédies !), tous à plus de 2 millions d’entrées (Samba, Les vacances du petit Nicolas, Babysitting et Les trois frères, le retour). Outre les sempiternelles comédies cartonnant au côté du dernier Besson, saluons la belle performance du film d’animation de Louis Clichy et Alexandre Astier, Astérix : Le domaine des Dieux (près de 3 millions d’entrées pour cette nouvelle adaptation du célèbre gaulois). Les premiers films de genre français – néanmoins « marketés » comme il le faut avec stars à l’appui –, se retrouvent relégués à la 27ème place (La belle et la bête à 1,8 million d’entrées), 30ème place (Yves Saint-Laurent à 1,6 million d’entrées) et 34ème place (La French, le dernier film avec Jean Dujardin vient de dépasser les 1,5 million d’entrées). Bref, il reste peu d’espace pour des films alternatifs en demande de reconnaissance. Seul Hippocrate, flirtant avec la barre symbolique du million d’entrées (914 651 entrées), aura su tirer son épingle du jeu. Un dernier mot au sujet de Timbuktu. L’excellent film franco-mauritanien d’Abderrahmane Sissako continue de bénéficier d’un très bon bouche-à-oreille pour dépasser les 600 000 entrées.

hobbit_3_horizontal_teaserLes films américains

Petite surprise pour la production américaine. Un seul film dépasse les 4 millions d’entrées au cours de l’année écoulée avec le dernier épisode de la trilogie de Peter Jackson,  le Hobbit : La bataille des 5 armées à 4,7 millions d’entrées. Il faut remonter à 1995 pour retrouver pareille situation où seul Pocahontas avait supplanté cette marque (5,6 millions d’entrées). Tous les autres blockbusters sont en retrait par rapport à l’année dernière, oscillant péniblement entre 2 millions (Maléfique) et 3,7 millions d’entrées (La planète des singes : l’affrontement).

Signalons quelques beaux échecs comme la suite du reboot de Spiderman (2 millions d’entrées pour The Amazing Spiderman : le destin d’un héros, là où les films de Raimi attiraient en moyenne 5-6 millions de spectateurs), ou du troisième opus des Expendables tout juste au-dessus millionnaire. Nous ne parlerons pas des fours, des vrais, comme Transcendance (780 000 entrées), le remake de Robocop (681 000 entrées) ou, pour ne citer que lui, Sin City, j’ai tué pour elle (375 000 entrées contre 1,2 million d’entrées pour le premier opus). À sa décharge, le film s’est également planté aux États-Unis…

Nous avons eu de cesse de le répéter, la politique de la franchise des productions américaines séduit de moins en moins un public blasé de voir se succéder super-héros, suites à rallonge et autres reboot inutiles. En cumul, ces films font des entrées. Certes. Mais elles s’effritent interdisant à un film de sortir du lot. Reste que sur les 20 premiers films de l’année 2014, 11 sont américains. Mention spéciale pour le Labyrinthe, petite production de 35 millions de dollars venue de nulle part et qui a su attirer plus de 3 millions de spectateurs. Idem pour le nouveau Fincher, toujours très populaire chez nous. Son remarquable Gone girl flirte avec les 2 millions d’entrées là où le Scott (Exodus) se plante à moins de 1,5 million d’entrées. C’est-à-dire au même niveau que le réjouissant The Grand Budapest Hotel, le chargé Noé ou le stupéfiant Godzilla. Un dernier mot pour dire que le carton US de l’été, à savoir Les gardiens de la galaxie, n’a pas fait recette chez nous avec son cumul juste acceptable de 2,3 millions de spectateur. Pas grave, sa suite, prévue pour 2017, saura rectifier le tir.

mommyLe reste du monde

Les films non français et non américains reculent eux-aussi en passant de 12% en 2013 à 11% en 2014. La fréquentation est également en baisse à 22,8 millions d’entrées (-4,7%). La chute est faible. Soit. Mais elle confirme une tendance. Celui d’un souci, réel, de visibilité, comme de diffusion, de films considérés moins grand public. Pas étonnant, donc, de retrouver à la première place des films étrangers le célèbre ours en peluche Paddington qui a eu le droit à sa première adaptation cinématographique. Si, avec 2,6 millions d’entrées, Paddington n’est pas le carton attendu, le film talonne néanmoins Astérix : le Domaine des Dieux.

Le deuxième film étranger est 44ème. Il s’agit de Mommy, dernier long-métrage de Xavier Dolan. Celui-ci, de qualité, a très certainement bénéficié de son passage cannois (Prix du Jury), d’une très bonne presse et d’un bouche à oreille solide pour assurer son succès. Avec 1,1 million d’entrées, Mommy « atomise » la moyenne des quatre derniers films du réalisateur (108 000 entrées). Par contre, le troisième film étranger en termes d’entrées (64ème) est une déception. Pour ses adieux à la réalisation, Miyazaki nous laisse une œuvre réussie qui n’a pas su, hélas, toucher plus largement le public. Avec 776 769 entrées, Le vent se lève laisse un goût d’inachevé presque dommageable.

Cette année, comme en 2013, 6 films étrangers font partis des 100 films ayant attirés le plus de spectateurs. C’est peu. Trop peu, hélas. Outre les trois longs-métrages suscités, Philomena, Ida et Khumba complètent la liste. Il est à noter que la palme d’or 2014, Winter Sleep, réalise 344 207 entrées. À titre de comparaison, la Vie d’adèle, palme d’or 2013, avait réalisé un peu plus d’un million d’entrées. Comme à l’habitude, plus nous descendons dans la hiérarchie, plus l’éclectisme du cinéma mondial prend le dessus mais reste drastiquement anecdotique.

 Geoffroy Blondeau

Mais pourquoi Godzilla est-il stupéfiant ?

Mais pourquoi Godzilla est-il stupéfiant ?

godzilla-2014-extended-footage-reaction-157494-a-1393593601-470-75Parce que le film de Gareth Edwards ne se pervertit jamais dans la frontalité vulgaire de la démonstration. Jamais, en effet, le réalisateur britannique ne se trompe sur la portée symbolique de son monstre, créature événementielle âgée désormais de 60 ans. Ici, comme dans son premier film, Monsters, la dimension cathartique supplante toutes velléités d’un Entertainment fou agonisant sa force de destruction massive.

Car Godzilla n’est pas, contrairement à ce que j’ai pu lire ici ou là, un simple film catastrophe véhiculant maladroitement une traînée de traumas patriotiques plus ou moins hors sujet (attentats du 11 septembre, par exemple). L’ombre de Fukushima, elle, est bien présente. Origine de tout dans la confrontation homme/nature qui se dessine dans le film, elle vise à problématiser un rapport de force particulier mettant hors jeu les humains, sorte de pantins ridicules dépassés par ce qui sort de terre. Ainsi, les individus semblent fades, à la traîne, inutiles en quelque sorte. La problématique se spécifie en neutralisant le caractère ethnocentré de réactions faisant suite à une attaque ou un danger dit « de masse ».

Dans Godzilla il n’y a pas de point d’équilibre. En fait, si. Mais pas là où on l’attend. Malgré l’irresponsabilité d’une humanité inconsciente, la nature n’est pas rancunière. Fragilisée, elle va néanmoins s’occuper de ramener l’équilibre lors d’affrontements dantesques sous le regard apeuré des hommes. Ici, nous sommes spectateurs. Les dieux sont à l’œuvre, impavides. À ce titre, Edwards adapte sa mise en scène. Il nous livre alors un blockbuster de 160 millions de dollars fait de patience, d’ellipses, de frustration, d’attente, d’apparition, au cœur d’une dramaturgie minimaliste parfaite malgré l’ampleur du chaos.

Pour toutes ces raisons, Godzilla est fascinant. Il se donne à l’observation, au plaisir d’un cinéaste conscient que tout est affaire de rythme contenu, d’échelle comme de perspective, de stupeur, de fascination. Et non autour d’un quelconque affrontement basique ayant l’obligation de finir quelque chose. Alors oui, les enjeux humains sont à la limite du risible. Mais peu importe car ils auraient pu, tout simplement, ne pas exister. La beauté brute du/des monstres nous saisit doublement. Leur rencontre aussi. Le dénouement encore plus. Celui-ci est implacable, suffisant au film dans son unité prospective. En somme, Gareth Edwards a réalisé un film grandiose qui justifie la raison intrinsèque de l’existence de Godzilla.

Geoffroy Blondeau

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

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Après Captain America : le soldat de l’hiver (95M$), the Amazing Spiderman 2 (91M$) et Godzilla (93M$),  X-Men: days of future past a, lui aussi, dépassé les 90 millions de dollars lors de son week-end de sortie (91M$). Du jamais vu. Si les 100 millions de dollars résistent, de tels scores sont admirables surtout pour le plus célèbre monstre nippon.

Reste qu’il faut pouvoir durer. Rester à l’affiche en suscitant de la curiosité, de l’envie, de l’engouement. Je salue donc la performance de Captain America, héroïque en diable, tout proche des 260M$ en fin de carrière. Ce qui n’est pas le cas pour notre génial tisseur, englué sous la barre des 200 millions de dollars après quatre week-end d’exploitation. Le film devrait néanmoins atteindre cette marque mais pas beaucoup plus. Une déception, en somme.

Godzilla reproduit la même trajectoire. Ce qui, dans l’absolu, est très bien pour le film de Gareth Edwards même si sa chute rapide me désole. Car le film mérite le détour, offre une expérience sensorielle unique, immersive, intrigante, faite d’esquive, de hors-champ, de patience, de graduation. Avant l’apothéose finale. Godzilla devrait, lui aussi, se rapprocher des 200M$ pour un score final entre 195M$ et 205M$.

X-Men cartonne. Beaucoup plus que le reboot sorti en 2011. Le film de Brian Singer devrait devenir dans les prochains jours le prochain n°1 US, délogeant ainsi Captain America lui-même sur les talons du film Lego (254M$ contre 255M$).  De toute façon cette première place sera de courte durée avec l’arrivée prochaine de Dragons 2 et Transformers 4.

Petit mot sur Les voisins, le nouveau Seth Rogen, en pleine bourre au B.O américain. Cette comédie de 18M$ vient de dépasser les 120M$ pour un final probable entre 140 et 150 millions de dollars. Le niveau de rentabilité est au top renvoyant les blockbusters au budget pharaonique à leurs chères études.

Maléfique, le nouveau Disney avec Angelina Jolie dans le rôle titre, sort ce week-end aux états-unis. Les pronostics vont bon train pour des premières estimations légèrement supérieures aux chiffres attendus. Les 70 millions de dollars pourraient être dépassés pour aller taquiner le score du Oz de Sam Raimi sorti l’année dernière (79M$ pour un final à 235M$). La popularité du conte – La belle au bois dormant – doit lui assurer un joli score à l’international pour un nouveau carton Disney après Alice au pays des merveilles de Tim Burton et donc le Oz de Raimi. Avec ces réadaptations, le studio semble avoir trouvé le bon filon, franchise qui ne dit pas son nom capable de fédérer un public nombreux et surtout familial.

Geoffroy Blondeau

 

Box-Office US été 2014 partie 1

Box-Office US été 2014 partie 1

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Partie 1

Jamais deux sans trois. Après the Avengers en 2012 et Iron-man 3 en 2013, voici que le 2ème opus du reboot de Spiderman lance la saison estivale 2014. Si l’artillerie lourde est évidemment au rendez-vous, aucun film prévu cet été ne nous semble armé pour aller titiller les cimes du BO US. Une surprise est bien sûr possible, dixit l’incroyable succès planétaire du dernier Disney, La reine des neiges. Si nous devions choisir un favori, il pourrait bien venir des rangs de l’animation avec la suite très attendue de l’excellent Dragons des studios Dreamworks.

Pronostics mai-juin 2014

2 mai 2014

Spiderman 2 : Le reboot initial, sans être extraordinaire, avait tout de même totalisé 262 millions de dollars aux États-Unis en 2012. C’est dire si le super-héros arachnéen est synonyme d’adhésion populaire auprès des ados. Accueilli par des critiques plus que médiocres, ce nouvel opus, toujours réalisé par Marc Webb, devra compter sur un très bon démarrage pour espérer égaler le score du premier épisode. Cet impératif est renforcé – doublement même – par les sorties courant mai de Godzilla et X-Men : days of future past. Ils pourraient bien lui porter en deux petits rounds l’estocade finale d’un succès en demi-teinte.

Pronostic : 245M$

9 mai 2014

Nos pires voisins : Première comédie R-Rated en lice de l’été avec Seth Rogen en porte-étendard (En cloque, mode d’emploi, Funny people, Le frelon vert…). Le pitch, qui surfe sur le principe des oppositions rendant possible le comique de situation (la famille vs les copains), peut faire mouche. Bien que Seth Rogen ne soit pas à l’écriture, les premiers avis semblent très positifs avec, en prime, la présence de Zac Efron en voisin perturbateur. Ce qui augure un bouche-à-oreille performant à même de laisser monter la mayonnaise auprès d’un public jeune adepte de l’humour trash, potache, décalé.

Pronostic : 150M$

16 mai

Godzilla : La façon dont la Warner a lancé le film a été admirable. Anxiogène, mystérieux, cataclysmique, le Godzilla 2014 ne semble pas se définir uniquement comme un bon gros film de monstres. S’il n’a pas été conditionné par Hollywood, le réalisateur britannique Gareth Edwards a sans doute pu déployer sa poétique envoutante, déjà aperçue dans Monsters. Mais rassurez-vous, les images chocs seront au rendez-vous et feront le buzz pour attirer les curieux comme les déçus, très nombreux, du Godzilla de Roland Emmerich (1998). Si le film tient ses promesses, il est assuré de dépasser les 200 millions de dollars et, pourquoi pas, de faire sauter le box-office.

Pronostic : 255M$

Million dollars arm : Encore un film sur l’univers du baseball. Cette fois c’est Jon Harm, la vedette des Mad Men’s, qui s’y colle. Le pitch, assez original pour le coup (Un agent sportif se rend en Inde pour organiser un jeu de télé réalité intitulé « Million Dollar Arm » afin de dénicher les talents du baseball de demain), peut lui assurer un soupçon de curiosité supplémentaire auprès de spectateurs plutôt blasés au sujet des films sportifs. Les récents succès du Stratège (avec Brad Pitt) et de 42 (avec Harrison Ford) laissent quelques vrais espoirs pour cette programmation à contre-courant des blockbusters estivaux façon Slumdog Millionnaire dans le royaume du sport.

Pronostic : 85M$

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22 mai

X-Men : Days of future past : Brian Singer est de retour dans la saga qui l’a rendu célèbre. Il prend la suite de Matthew Vaughn dans l’excellent X-Men : le commencement. Mais avec seulement 145 millions de dollars au box-office américain, le film a eu du mal à convaincre un public en manque de repères. Le retour des anciens acteurs de la saga comme Hugh Jackman, Ian McKellen, Patrick Stewart ou encore Halle Berry sera-t-il suffisant pour (re) donner envie à un public aficionado de super-héros en tout genre ? Si Brian Singer ne réédite pas la naïveté coupable de son dernier film, son talent de conteur fera le reste.

Pronostic : 260M$

Blended : Que serait un été sans Adam Sandler ? En effet, cela fait vingt ans, ou presque, que l’acteur à la bouille d’ado éternel sillonne le B.O américain avec succès, malgré quelques belles gamelles. Pour Blended, Adam Sandler retrouve son pote réalisateur Frank Coraci (Weeding Singer, Waterboy, Click) et l’actrice Drew Barrymore. Le duo, qui a toujours fonctionné, ne doute pas de son pouvoir d’attraction. Ce qui pourrait permettre à Sandler de comptabiliser un 15ème film au-delà des 100 millions de dollars.

Pronostic : 110M$

30 mai

Maléfique : Après trois ans d’absence, Angelina Jolie est de retour devant la caméra. Et qui d’autre, en effet, aurait pu incarner la Maléfique de la Belle au bois dormant ? Disney ne s’est pas trompé et continue ses réadaptations de classiques depuis le succès planétaire d’Alice au pays des merveilles. Si le Oz de Sam Raimi a déçu le studio (moins de 500 millions de dollars dans le monde), celui-ci espère bien se rattraper avec cette relecture d’un personnage de méchant aussi charismatique. Avec son classement « PG », le film cible principalement les familles. Ce qui pourrait lui donner un avantage par rapport au film Blanche-neige et le chasseur (PG-13) qui avait ouvert à la même période (été 2012).

Pronostic : 180M$

Albert à l’ouest : Seth McFarlane est le papa télévisuel d’American Dad !, des Griffin, de The Cleveland Show et de Ted, incursion cinématographique sous la forme d’une comédie loufoque mettant en scène un ours en peluche doué de la parole. Le succès du film (218M$), a fait récidiver McFarlane qui nous offre cette année une nouvelle comédie se déroulant au Far West. Le mélange des genres n’étant pas la panacée du public américain, il faudra toutes les qualités d’écriture du bonhomme pour enlever l’adhésion. Pour réussir son nouveau challenge, il sera épaulé par deux acteurs d’envergure : la belle Charlize Theron et le tenace Liam Neeson.

Pronostic : 140M$

6 Juin

Edge Of Tomorrow : Tom Cruise est infatigable puisqu’ à 52 ans il joue encore au justicier inflexible. Film de S-F au scénario original, Edge of Tomorrow est réalisé par le solide Doug Liman (La mémoire dans la peau, Fair Game, Mr. & Mrs. Smith). Quand on pense aux déconvenues des films de S-F de l’année dernière (Oblivion avec Tom Cruise, Elysium, After Earth…), il est difficile d’imaginer cet opus futuriste, guerrier, s’articulant autour de la facture temporelle, comme l’un des hits de l’été. Surtout que le pouvoir d’attraction de l’acteur de Top Gun n’est plus ce qu’il était. La seule question valable est de savoir si Edge Of Tomorrow arrivera à dépasser les 100 millions de dollars. Marque que Tom Cruise n’a réussi à enlever qu’une seule fois depuis 2006 et son Mission Impossible : le protocole fantôme.

Pronostic : 95M$

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13juin

Dragons 2 : Dragons, film d’animation de l’écurie Dreamworks, est sans doute l’une des productions du studio à jouir d’une côte de popularité égale aux meilleurs films estampillés Pixar. D’où l’attente réelle, quatre ans après la sortie de Dragons, de cette suite réalisée par Dean Dubois, Chris Sanders ayant quitté le navire, occupé qu’il était à mettre en boite le sympathique La famille Croods. Sans aucune concurrence jusqu’au 18 juillet, Dragons 2 à un véritable boulevard devant lui. Sauf catastrophe artistique, on ne voit pas comment le film pourrait être un échec.

Pronostic : 315M$

22 Jump Street : Suite au succès surprise du premier opus, ils ne pouvaient en rester là. De 21 on passe à 22. Même duo de réalisateurs, mêmes acteurs, même pitch. Bref, rien de bien neuf sous le soleil. Si on ne voit pas le film faire un bon colossal au BO cet été, sa base de fans est suffisamment solide pour rééditer le score de 21 Jump Street (138M$). Reste que le film sort le même week-end que Dragons 2, favori des bookmakers et cible première des familles. L’handicap est de taille mais pas insurmontable pour lui priver des 100 millions de dollars.

Pronostic : 135M$

20 juin

Think Like a man too : Il s’agit du deuxième volet d’un film sortit en 2012 célébrants de façon détournée les rapports complexes entre les hommes et les femmes. Bien qu’inédit en France, le film a totalisé 91 millions de dollars au BO américain. Auréolée de son plus grand succès cette année (Mise à l’épreuve en salles le 14 mai prochain), la star Kevin Hart retrouve Tim Story (les 4 Fantastiques) dans ce qui pourrait être une valeur sûre lors d’un week-end de sortie sans véritable concurrence.

Pronostic : 95M$

27 juin

Transformers : l’âge de l’extinction : Suite au départ de Shia Labeouf de la franchise, c’est Mark Wahlberg qui reprend le flambeau des hommes au cœur du combat que se livrent les Autobos et les Decepticons. Pour tout vous dire on n’attend pas grand-chose de ce quatrième volet toujours réalisé par Michael Bay. Si l’on en croit les différentes bandes-annonces, le renouvellement n’est pas pour aujourd’hui. On peut juste se dire qu’avec Wahlberg l’aspect naïf, voire un peu inepte des précédents volets, risque de voler en éclats pour une implication tout en puissance virile. Sa date de sortie idéale compensera un essoufflement possible d’une franchise lancée il y a seulement sept ans.

Pronostic : 330M$

Geoffroy Blondeau

 

Godzilla: une nouvelle adaptation qui prend son buzz…

Godzilla: une nouvelle adaptation qui prend son buzz…

GODZILLA-Affiche-Finale-USAComment ne pas mentionner la nouvelle bande-annonce du Godzilla de Gareth Edwards – le type super doué responsable du non moins remarquable Monsters – à la vue de ce qu’elle révèle?

Impossible, en effet, tant elle énonce les promesses d’un vrai grand film de monstres – et quel monstre – à la fois anxiogène, dévastateur, ultime. Soit le contraire d’un Pacific Rim qui ne fut, hélas, qu’un pétard mouillé.

Alors, oui, il ne s’agit que d’une bande annonce. Mais elle regorge d’images fabuleuses, hypnotiques et fascinantes d’un point de vue pictural. Le tout servi par le Lux Aeterna de Ligeti, chant devenu célèbre depuis son utilisation dans 2001 l’Odyssée de l’espace d’un certain Kubrick.

Coincé entre Spiderman 2 nouvelle version et le X-Men de Singer, il pourrait surprendre tout son monde en apportant  un réalisme pessimiste ô combien salvateur en ces temps frappés d’overdose d’artificialité. Le buzz est lancé et depuis la diffusion de la deuxième bande-annonce, les réseaux sociaux s’affolent. Si la qualité est vraiment au rendez-vous, Godzilla pourrait être un triomphe…

De toute façon le compte à rebours est lancé et j’ai hâte de découvrir la proposition d’un cinéaste de talent qui n’est pas prêt de sacrifier son amour du cinéma sur l’autel d’un quelconque calcul de rentabilité.

Pour voir la BA Godzilla c’est par ici.

Godzilla. Un film de Gareth Edwards. En salles le 14 mai 2014.

Geoffroy Blondeau

Pacific Rim: Goldorak del Toro…

Pacific Rim: Goldorak del Toro…

pacific-rim-afficheGuillermo del Toro, le réalisateur qui nous a gratifiés de l’Echine du diable, du Labyrinthe de Pan et de Hellboy, nous revient après ses (més)aventures en Terre du milieu. Il signe un film fantastique pas si fantastique, inspiré de culture japonaise et empreint d’esprit américain : on retrouve les thèmes et moments chers aux productions hollywoodiennes ainsi qu’une influence marquée de l’animation venue du pays du soleil levant.

Là où Guillermo pêche, c’est que son scénario ne surprend pas. Après un background en guise de prégénérique, nous sommes projetés au cœur du problème, limite insoluble, avec des variables d’ajustement qui s’harmonisent comme par enchantement. Il ne nous épargne pas le duo comique impératif dans un blockbuster de nos jours, le personnage principal est transparent et sa binôme fait dans la midinette. Mais les acteurs ne sont là que pour faire bouger les vrais stars du film : les robots, qui font passer les Transformers pour des miniatures ; et les aliens auprès desquels Godzilla ressemble à un lézard inoffensif.

Quand de tels mastodontes s’affrontent en ville et se frottent aux buildings des grandes cités qui bordent le Pacifique, cela provoque des dégâts sans pareil. Le Man of Steel  de Zack Snyder fait pâle figure en comparaison – épuisant. Quant au dénouement, il est à l’image du film : les méchants meurent, les gentils survivent et font beaucoup d’enfants (enfin, on imagine) et aussi… non, je ne dis rien, faut pas gâcher !

La seule bonne note du tableau est attribuée à Ron Perlman pour sa prestation disons… intéressante. C’est un peu juste pour un réalisateur qui nous avait habitué à tellement mieux.

Olivier Jaeckens

Note: 2/5

Pacific Rim. Un film de Guillermo del Toro. Sortie le 17 juillet 20132

Durée 2h11