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Palmarès Gérardmer: Mamá avec Jessica Chastain décroche le Grand Prix

Palmarès Gérardmer: Mamá avec Jessica Chastain décroche le Grand Prix

Mamá, du réalisateur argentin Andres Muschietti, avec Jessica Chastain dans le rôle titre, a remporté le Grand prix du 20ème Festival de Gérardmer. Le film cartonne aux Etats-Unis avec près de 60 millions de $ pour un coût de production de 15M$. Il sort chez nous le 15 mai prochain. A noter que le film a également remporté les Prix du public et du Jury jeunes.

Le Prix du jury décerne deux films ex-æquo. Fin (The End) de l’espagnol Jorge Torregrossa et Berberian sound studio du britannique Peter Strickland qui a également reçu le prix de la critique. Cette récompense fait suite à sa sélection au Festival de Locarno et aux 4 prix récoltés au British Independent Film Awards (meilleure production, meilleur réalisateur, meilleur travail technique et meilleur acteur pour Toby Jones). Le prix du jury SYFY va à You’re Next de l’américain Adam Wingard.

Geoffroy Blondeau

Gérardmer 2013 : une édition anniversaire du 30 janvier au 3 février…

Gérardmer 2013 : une édition anniversaire du 30 janvier au 3 février…

Le festival des Vosges fête déjà ses 20 ans. Sans doute pas assez reconnu ou médiatisé comme il le faudrait (à ce titre Avoriaz l’était beaucoup plus), Gérardmer reste néanmoins Le rendez-vous fantastique de chaque début d’année en France. Son credo, surprendre. Son but, attirer les curieux venus d’horizons divers afin de célébrer dans la bonne humeur un cinéma riche, souvent ingénieux, toujours palpitant.

Comme de coutume, les différentes sélections regorgent de premiers films, d’avant-premières, d’hommages ou de rétrospectives alléchantes. D’autant que le jury, exclusivement composé d’artistes français, aura à sa tête notre Christophe Lambert national. Il sera accompagné, donc, par Marc Caro, Nicolas Boukhrief, Pascal Laugier, Xavier Gens, Pitof, Xavier Palus et Marina de Van qui, au demeurant, se trouve être la seule femme du jury.

Question sélection ça envoie du lourd avec, pour ce qui est de la compétition officielle, neuf films au programme. Pas un seul film français n’a été sélectionné. Dommage !

Le film d’ouverture, en compétition, sera assuré par the Complex, nouveau film du réalisateur japonais Hideo Nakata responsable de Dark Water et président du jury 2006. Mamá, d’Andres Muschietti, dernier succès horrifique US en date produit par Guillermo Del Toro avec Jessica Chastain dans le rôle-titre, sera particulièrement attendu. Tout comme le dernier film de Barry Levinson (Le Meilleur, Good Morning Vietnam, Rain Man ou Bandits), the Bay, film sur une épidémie meurtrière. The End, découvert à Toronto, sera à suivre, tout comme l’intriguant the Crack, long-métrage sur un huis clos familial proche de la folie. Si You’re next de Adam Wingard promet quelques bons moments de frayeur pour ce home invasion à l’allure sanglante, nous sommes curieux de découvrir Remington and the curse of the Zombadings, ovni philippin très prometteur sur le papier.

Les films hors-compétition, au nombre de vingt, nous feront voyager de la Lituanie à l’Indonésie. Hormis les attendus Cloud Atlas des frères Wachowski,  Hansel & Gretel avec Jérémy Rener et le film d’animation produit par Sony Hôtel Transylvanie, quelques pépites sont à prévoir. Comme toujours. Citons Citadel, Grabbers ou encore Modus anomalie, le réveil de la proie.

Cette année l’hommage sera rendu à l’acteur britannique Simmon Pegg présent pour l’occasion. Le festival proposera au public de (re)découvrir trois films de l’acteur dans le domaine du fantastique : Shaun of the dead (2004), Star Trek (2009) et Paul (2011).

Pour tout savoir et plus encore sur le 20ème festival international du film fantastique, rendez-vous ici :

www.festival-gerardmer

20 bougies pour le Festival International du Film Fantastique…

20 bougies pour le Festival International du Film Fantastique…

Juste un visuel. Pour l’attente. Et le plaisir de retrouver les neiges Vosgiennes dans le cadre, je n’en doute pas, d’une programmation de premier choix…

Et puis le genre ne s’est jamais aussi bien porté. Aux States comme chez nous, dans notre bonne vieille Europe. Production, qualité, audience. Tout est là pour nous faire vivre pendant encore vingt ans des sensations fortes.

Bon, pour la programmation et le Jury, il faudra attendre début janvier (aucun communiqué n’est encore tombé!) sachant que le 20ème Festival de Gérardmer a lieu du 30 janvier au 03 février 2013.

Geoffroy Blondeau

 

PIFFF: les festivités sont ouvertes…

PIFFF: les festivités sont ouvertes…

Le PIFFF « sans gadgets » deuxième édition s’apprête à débarquer dans la capitale et c’est peu dire qu’il prépare grandement les festivités…

D’abord petit topo concernant une pseudo-concurrence entre cinéphiles « bisseux ». En effet ce festival fantastique fraîchement débarqué a lieu du 16 au 25 novembre 2012 à Paris, tandis que le festival de Gérardmer, pour sa 20ème édition s’il vous plait, aura lieu du 30 janvier au 3 février 2013. Autant dire que les dates sont rapprochées et que certains films risquent d’être en doublon. Hasard du calendrier quand tu nous tiens… mais le PIFFF ressuscite, d’une certaine manière, le mythique Festival du Grand Rex éteint en 1989, tandis que Gérardmer a repris le flambeau de l’inénarrable festival d’Avoriaz depuis 1993. Au fait, à l’époque ces deux festivals se tiraient déjà la bourre. À pères turbulents rejetons agités…

Concernant la programmation, les spectateurs auront le droit pendant une semaine à du parodique, à du trash, à du culte, à du sale qui tache, à du dépressif qui remue, à un chouia de fin du monde, à une pincée de home invasion, plus quelques pelloches d’antan qui raviront les nostalgiques, au hasard Bad taste ou Quatre mouches de velours gris.

Dans les valeurs sûres citons le nouveau délire de Don Phantasm Coscarelli, qui ouvrira le festival avec John dies at the end, ou comment capter une réalité cauchemardesque par l’entremise d’une drogue euh… hallucinante (ben oui la drogue ce n’est pas bien !). Tsui hark sera aussi présent, avec le genre de production dont il a le secret et son Dragon gate, la légende des sabres volants.

Pour les petits nouveaux beaucoup de titres prometteurs ayant déjà essaimé leur potentiel dans quelques festivals. Cette année le film à sketchs sera à l’honneur avec, entre autres, l’archaïque V/H/S, réalisé par la crème des jeunes cinéastes américains, le très attendu The ABC’s of death, reposant sur le simple postulat : 26 lettres, 26 réalisateurs, 26 façons de mourir, Horror stories, se structurant comme une sorte de 1001 nuits social, et enfin le segmenté Doomsday book, autre production coréenne, plus classieuse cette fois-ci.

Dans l’enclave « En compétition » il faudra retenir Citadel, film urbain aux allures de Heartless au potentiel émotionnel assez élevé, Crave, tendancieux film autour de l’autodéfense, In their skin, home invasion assez énervé (d’ailleurs un home invasion est par essence assez énervé), sans oublier un film de clown ou un film de virus ici ou là.

Au rayon séquelle, Silent hill a le droit à sa suite sous la houlette de Michael J. Bassett qui clôturera le festival. L’inaltérable Universal Soldier sera de retour avec toujours JCVD et Dolph Lundgren à l’honneur pour un film réalisé par le fils de Peter Hyams.

Mais s’il ne fallait garder qu’une soirée, ce serait celle que le PIFFF consacrera à l’immense et traumatisant Clive Barker avec pas moins de quatre films en lien avec son univers urbano-féticho-déviant. Inutile de présenter Hellraiser, film qui l’a fait connaître au grand public (un grand public néanmoins restreint), et sa suite Hellraiser II : les écorchés, non reconnu par la maître (puisque officiant comme scénariste), et qui s’inscrit pourtant dans la droite lignée de son modèle. Grand petit film programmé à la fin de la soirée, Candyman, tiré d’une des nouvelles de Barker, est une belle mise en situation d’une misère urbaine accouchant d’un des boogeyman les plus charismatiques des années 90. Enfin cerise sur la gâteau, le film maudit de Barker, Cabal (Nightbreed), sera visible dans son director’s cut. Fourmillant d’idées, merveilleux et cauchemardesque, Cabal peut se présenter comme le film absolu sur la différence (avec Freaks) et peut se targuer du bestiaire de monstres le plus impressionnant jamais vu au cinéma. Une soirée rêvée en quelque sorte.

Vous l’aurez compris, le PIFFF est multiple, savoureux et étrangement sympathique. Tout comme un bon festival de films fantastiques qui se respecte en plein mois de novembre.

Denis Baron

Le PIFF, du 16 au 25 novembre 2012

Programmation complète ici

Gérardmer 2012 : Extrême attention

Gérardmer 2012 : Extrême attention

La 19ème édition du Festival de Gérardmer, présidé par l’auteur-dessinateur et réalisateur français Enki Bilal (Immortel (Ad Vitam)), ouvre ses portes du 25 au 29 janvier 2012. Le festival, comme à son habitude, prône la diversité (nombreux sous-genres, nationalités et, Gérardmer oblige, multitude de sections). Cette année le festival innove en créant une toute nouvelle section sobrement baptisée « Extrême ». Son but, défendre les couleurs d’un cinéma fantastique toujours prompt à défier les limites d’un genre. 5 films assureront le spectacle pour un public avisé. L’effroi sera au rendez-vous !
Outre un hommage rendu à l’acteur Ron Perlman (La guerre du feu, Le nom de la rose, La cité des enfants perdus, Alien resurrection, Blade II, Hellboy I et II ou encore Drive), notons la venue du dernier Francis Ford Coppola – Twixt – qui fera l’ouverture du festival. La compétition officielle (8 films) allant de la Corée du Sud au Mexique en passant par l’Allemagne. Un regret. Il n’y a pas de film français à l’exception du Petit Poucet de Marina de Van (Hors-Compétition). A noter la présence de The Moth Diaries de la Canadienne Mary Harron (American Psycho) vu au dernier festival de Venise.

Membres du Jury

Président compétition officielle longs métrages
Enki Bilal (Illustrateur, réalisateur, auteur, scénariste)

Jury compétition officielle longs métrages
Christine Citti (Comédienne)
Vincent Desagnat (Comédien)
Dinara Drukarova (Comédienne)
Tonie Marshall (Réalisatrice, comédienne et scénariste)
Agnès Merlet (Réalisatrice)
Joann Sfar (Dessinateur et réalisateur)
Tomer Sisley (Comédien)

Compétition officielle
The Cat, Seung-Wook Byun
Babycall, Pål Sletaune
Beast, Christopher Boe
Eva, Kike Maillo
Hell, Tim Fehlbaum
La Maison des ombres, Nick Murphy
The Moth Diaries, Mary Harron
Pastorela, Emilio Portes

Hors Compétition
Beyond the Black Rainbow, Panos Cosmatos
The Caller, Matthew Parkhill
Chronicle, Josh Tank
Comforting Skin, Derek Franson
Corman’s World: Exploits of a Hollywood Rebel, Alex Stapleton
The Day, Douglas Aarniokoski
The Divide, Xavier Gens – Film de clôture
Emergo, Carles Torrens
Invasion of Alien Bikini, Young-doo Oh
Norwejian Ninjas, Thomas Cappelen Malling
Perfect Sense, Adam Wingard
Le Petit Poucet, Marina de Van
Rabies, Aharon Keshales & Navot Papushado
The Theatre Bizarre, collectif
Twixt, Francis Ford Coppola – film d’ouverture
Underwater Love a pink musical, Shinji Imaoka
The Woman, Lucky McKee
Section “Extrême”
Blood Creek, Joel Schumacher
Choose, Marcus Graves
Grave Encounters, Vicious Brothers
The Incident, Alexandre Courtès
Mother’s Day, Darren Lynn Bousman

La nuit Fantastique
Juan of the Dead, Alejandro Brugués
New Kids Turbo, Steffen Haars, Flip Van der Kuil
Tucker & Dale fightent le mal, Eli Craig

Section Extrême
The Incident, Alexandre Courtès
Blood Creek, Joel Schumacher
Choose, Marcus Graves
Grave Encounters, Vicious Brothers
Mother’s Day, Darren Lynn Bousman

Pour plus d’info:
Festival de Gérardmer

Irvin Kershner a rejoint les étoiles (1923-2010)

Irvin Kershner a rejoint les étoiles (1923-2010)

Pour des millions de fans, Irvin Kershner est et restera comme l’homme providentiel ayant accepté de signer le meilleur épisode de la saga des Star Wars (l’Empire contre-attaque, 1980). Artisan habile et techniquement très doué sachant raconter une histoire sans ambages, il débuta sa carrière de cinéaste vers la fin des années 50, précisément en 1958, avec le polar Stakeout on Dope Street. S’il traversa tranquillement les années 60, il fit jouer des acteurs de la trempe des Robert Shaw, Sean Connery, George Segal ou encore Barbara Streisand.

Sa notoriété connue un coup d’accélérateur au milieu des années 70 quand, peu après Les S pions avec Elliot Gould et Donald Sutherland (le joyeux duo du M.A.S.H de Robert Altman), il réalise un thriller fantastique scénarisé par John Carpenter et réunissant la belle Faye Dunaway et le prometteur Tommy Lee Jones, Les Yeux de Laura Mars (1978). Le film triple presque son budget et permet à son auteur d’être choisi par un certain George Lucas qui fut, quelques années auparavant, son élève à la Southern University. Ami et mentor de ce dernier, Lucas n’a pas tardé à réagir dans un communiqué : « Le monde a perdu un grand réalisateur et une des personnes les plus authentiques qu’il m’ait été donné de connaître. Irvin Kershner était un vrai gentleman dans tous les sens du mot ».

Ce choix, brillant avec le recul, permet à Irvin Kershner de prouver son immense talent et de réaliser sans doute la meilleure suite du cinéma au côté de The Dark Knight. En un film il devient un cinéaste culte, vénéré comme un dieu, adulé, respecté. Le Space Opéra tient enfin ses lettres de noblesse. Par la suite il tourna peu mais réalisa en 1983 un James Bond dissident (Jamais plus Jamais avec un Sean Connery sur le retour) et une suite au Robocop de Paul Verhoeven de bonne facture (Robocop 2, 1990).

Irvin Kershner abandonna par la suite l’univers des plateaux de cinéma pour s’adonner à ses nombreuses passions (composition, peinture, photographie…). Enfin un hommage lui a été rendu quand on lui proposa d’être en 2007 le président du festival Fantastic’Arts de Gérardmer. Ce qu’il accepta pour le plus grand plaisir de ses nombreux fans.