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Étiquette : Captain America

Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice autre cote miroirLa séquelle de Disney, bien dispensable il est vrai, s’est pris une gamelle. Et une belle. Comme quoi tout arrive à l’image cette méga-production de l’écurie Disney qui ne performe pas aux States. Cela n’est pas pour me déplaire tant l’ultra domination des longs-métrages de la firme aux grandes oreilles vire à la position monopolistique financière.

Avec 26 millions de dollars pour son week-end d’ouverture, le dernier film de Johnny Depp risque de rencontrer de grosses difficultés pour aller taquiner les 100 millions de dollars. Il faudra attendre les résultats à l’international pour dire si le film perdra réellement de l’argent. Il s’agit, au passage, d’un énième échec pour l’acteur depuis le quatrième épisode de la franchise des Pirates.

Pour comprendre cette déception, nul besoin de se tourner vers le nouvel opus des X-Men. En effet, celui-ci, sans se vautrer au box-office, ne réalise pas non plus un grand démarrage. 65 millions en trois jours et 79M$ en 4. Pas de quoi défriser le box-office, même si cela reste honnête. Mais, comparé aux trois autres sorties super-héroïques de l’année, le dernier Bryan Singer ne fait pas le poids. Si la qualité n’est pas, a priori, au-rendez-vous, le film n’a surtout pas réussi à surfer sur le capital sympathie de l’opus précédent pour boxer le box-office.

Les 200 millions de dollars ne seront pas atteints. Les 180M$ tout au plus. Ce qui relativise le soi-disant plantage de Batman V Superman (330M$). Comme à son habitude, l’international fera le reste pour des « produits » filmiques de plus en plus universalisés.

Captain America : Civil War se rapproche des 400M$. Déjà ! Si la chute s’avère assez nette, le succès est là pour un final juste au-dessus d’Iron Man 3. Que dire de plus si l’on pense à son milliard doré…

Quant à Sony, le studio se démène comme il le peut avec son adaptation d’une application smartphone. Angry Birds, le film ira au-delà des 100 millions de dollars mais pas beaucoup plus. Aucune importance puisque le film sera rentable et sans doute décliné en suites approximatives et bien inutiles.X-Men-Apocalypse-launch-quad-poster-1200x903Faisons un peu de prospective…

Ce week-end sort la suite (encore une) des Tortues Ninjas. Fort du succès du premier épisode et de l’insuccès des deux films cités plus haut, l’espoir est de mise. La baisse sera au rendez-vous mais pourrait être plus mesurée que cela.  Je table donc sur un démarrage aux alentours des 35-40 millions de dollars pour un final proche des 120 M$.

X-Men Apocalypse va chuter. Et lourdement. -60 à 65% pour un week-end entre 23 et 26M$ ; cumul à 118-120M$.

Pour Alice de l’autre côté du miroir pas de miracle. -50% à 13M$ pour un tout petit cumul de 53-54 millions de dollars lorsque le Livre de la jungle s’approche des 350 millions de dollars.

Geoffroy Blondeau

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

B.O. US: Les X-Men cartonnent, la Jolie Maléfique arrive…

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Après Captain America : le soldat de l’hiver (95M$), the Amazing Spiderman 2 (91M$) et Godzilla (93M$),  X-Men: days of future past a, lui aussi, dépassé les 90 millions de dollars lors de son week-end de sortie (91M$). Du jamais vu. Si les 100 millions de dollars résistent, de tels scores sont admirables surtout pour le plus célèbre monstre nippon.

Reste qu’il faut pouvoir durer. Rester à l’affiche en suscitant de la curiosité, de l’envie, de l’engouement. Je salue donc la performance de Captain America, héroïque en diable, tout proche des 260M$ en fin de carrière. Ce qui n’est pas le cas pour notre génial tisseur, englué sous la barre des 200 millions de dollars après quatre week-end d’exploitation. Le film devrait néanmoins atteindre cette marque mais pas beaucoup plus. Une déception, en somme.

Godzilla reproduit la même trajectoire. Ce qui, dans l’absolu, est très bien pour le film de Gareth Edwards même si sa chute rapide me désole. Car le film mérite le détour, offre une expérience sensorielle unique, immersive, intrigante, faite d’esquive, de hors-champ, de patience, de graduation. Avant l’apothéose finale. Godzilla devrait, lui aussi, se rapprocher des 200M$ pour un score final entre 195M$ et 205M$.

X-Men cartonne. Beaucoup plus que le reboot sorti en 2011. Le film de Brian Singer devrait devenir dans les prochains jours le prochain n°1 US, délogeant ainsi Captain America lui-même sur les talons du film Lego (254M$ contre 255M$).  De toute façon cette première place sera de courte durée avec l’arrivée prochaine de Dragons 2 et Transformers 4.

Petit mot sur Les voisins, le nouveau Seth Rogen, en pleine bourre au B.O américain. Cette comédie de 18M$ vient de dépasser les 120M$ pour un final probable entre 140 et 150 millions de dollars. Le niveau de rentabilité est au top renvoyant les blockbusters au budget pharaonique à leurs chères études.

Maléfique, le nouveau Disney avec Angelina Jolie dans le rôle titre, sort ce week-end aux états-unis. Les pronostics vont bon train pour des premières estimations légèrement supérieures aux chiffres attendus. Les 70 millions de dollars pourraient être dépassés pour aller taquiner le score du Oz de Sam Raimi sorti l’année dernière (79M$ pour un final à 235M$). La popularité du conte – La belle au bois dormant – doit lui assurer un joli score à l’international pour un nouveau carton Disney après Alice au pays des merveilles de Tim Burton et donc le Oz de Raimi. Avec ces réadaptations, le studio semble avoir trouvé le bon filon, franchise qui ne dit pas son nom capable de fédérer un public nombreux et surtout familial.

Geoffroy Blondeau

 

Captain America: double yeap…

Captain America: double yeap…

Captain-America-2-130723-01Disney n’a pas loupé son coup. Sortir la suite de Captain America le premier week-end d’avril, c’est à dire en dehors de la saison estivale, lui a assuré une non concurrence et son démarrage en béton armé. 95M$ en trois jours avec l’assurance de dépasser les 200 millions de dollars symboliques. Ce qui ferait du Captain America le sixième super-héros, hors collectif façon X-Men ou The Advengers, à atteindre une telle marque.

Du coup, cette performance de haut vol éclipse le film d’Aronofsky, Noé. En effet, celui-ci accuse une baisse de ses recettes de 61% pour un cumul juste correct de 72 millions de dollars. Les 100M$ sont toujours d’actualité mais pas beaucoup plus. La version blockbuster en mode héroïc fantasy ne séduit pas un public sans doute un peu perdu par cette version du déluge. De déluge il n’en n’est pas question puisque le film s’impose à travers le monde avec, déjà, plus de 100 millions récoltés dans 46 pays. Les 200 millions sont envisageables pour un score monde à plus de 300M$. Pari risqué. Pari vraisemblablement réussi.

La suite du BO est, quand à elle, plutôt calme. Divergente se dirige bien vers les 140-150 millions de dollars. Le Dreamworks vient de dépasser sans gloire les 100 millions dollars tandis que le dernier Schwarzy se plante en beauté. Son Sabotage aura du mal à atteindre les 10 millions de dollars. Le retour du « gouvernator » au cinéma laisse perplexe. Attendons la suite…

Un dernier mot sur deux films. Frozen, le Disney qui a tout balayé sur son passage est en passe de dépasser les 400 millions de dollars. Encore un million et le tour est joué. Chapeau! Si La désolation de Smaug n’aura pu franchir le milliard dans le monde, il vient de dépasser les 950M$. Ainsi, il se place au 24e rang des plus grands succès de tous les temps, hors inflation. Belle performance, n’est-ce pas…

Geoffroy Blondeau

Premier bilan Box-office US 2014…

Premier bilan Box-office US 2014…

Divergent-131114Avant la sortie, dans un mois, du deuxième épisode du reboot de Spider-man, je tiens à revenir sur cette première période 2014, tout en sachant qu’il reste au moins deux films susceptibles de franchir les 100 millions de dollars aux Etats-Unis (Rio 2 et Captain America).

Sur l’ensemble de la période (janvier-avril), 8 films ont une chance réelle de dépasser les 100M$ (à l’heure actuelle ils sont trois, bientôt rejoints par Divergente et Mr Peabody et Sherman). Ils n’étaient que quatre en 2013…

Excepté Lego, le film (qui dépassera ce week-end les 250M$), aucun des films sortis en 2014 ne casse vraiment la baraque. Mise à l’épreuve, comédie policière avec Ice Cube, réalise un beau score avec 133M$. Soit le même résultat que l’Arnaque à la carte sortit en 2013. Ce qui n’est pas du tout la même histoire avec les dernier Dreamworks. Déjà en peine avec Turbo, le 22ème long-métrage en synthèse du studio aura toutes les peines du monde à dépasser les 100 millions de dollars. Pour rappel, le jouissif la Famille Croods avait rapporté à la même période plus de 187M$.

Idem pour 300 : la naissance d’un Empire. Même si la Warner peut s’estimer heureuse. En effet, après les bides monumentaux de Pompéi (23M$) et de la légende d’Hercule (19M$), le pire était à craindre. Il a été évité. Sans atteindre les scores du film original de Snyder (210M$), celui de Noam Murro devrait terminer sa course sanglante vers les 110-115M$. Compte-tenu des résultats qu’il obtient à l’international, le film est un succès. Tout comme le nouveau Neil Burger (L’Illusionniste, Limitless) avec Divergente, directement adapté d’un récit littéraire dans la veine des Twilight ou Hunger Games. Si celui-ci fonctionne moins bien que ses illustres ainés, le succès est au rendez-vous pour une fin de carrière proche, sans doute, des 150M$. La mise en chantier du deuxième opus semble promise.

Reste le cas Noé. Son démarrage solide (43M$ en trois jours) lui laisse le champ libre pour « scorer » au plus haut. Le film, de qualité médiocre, se laisse regarder sans déplaisir ni passion. Il laisse de marbre malgré la tentation, toujours vive chez Aronofsky, de perturber le personnage principal dans sa démarche, son obsession, sa volonté, son destin. Si le discours ne correspond pas toujours à l’imagerie développer par le cinéaste, son positionnement assez unique lui laisse de véritables perspectives en salles. Rio 2 ne peut le concurrencer. Seul, peut-être, l’arrivée du Captain America dès ce week-end peut faire souffrir Noé. Néanmoins je ne vois pas le film rester en deçà des 100M$. Un 120-125 millions de dollars me semble plus juste.noé

Captain America justement. Si la question des 100M$ ne se pose pas, celle, plus incertaine, des 200M$, oui. A priori le film devrait effacer cette marque. Comme l’a fait récemment Thor 2. Tout comme Rio 2, suite directe du premier opus. L’échec est toujours possible, mais je le vois bien prendre un envol pour dépasser les 143M$ du premier opus.

Le reste du classement est sans surprise, ou presque. Frankenstein est un four, comme les échecs, cuisants, que sont Robocop et Jack Ryan. Seul le film du vétéran Liam Nesson, Non Stop, surprend. Son maintien est remarquable au point de favoriser un rapprochement significatif avec la barre des 100 millions de dollars. Que dire, alors, du dernier Anderson ? Qu’il cartonne pour devenir, qui sait, le plus gros score de son réalisateur devant les 52M$ de la famille Tenenbaums. Ce qui est d’ores et déjà le cas pour George Clooney avec le très moyen Monuments Men et ses 76M$.

Geoffroy Blondeau

The Avengers: des héros qui se mettent en quatre…

The Avengers: des héros qui se mettent en quatre…

Quelques lignes sur The Avengers avant mon papier d’analyse prévu pour la semaine prochaine…

La réunion était attendue. Elle ne décevra pas. Surtout pour ceux qui attendaient un film fun, décomplexé, dans la pure tradition Marvel. En un mot, The Avengers est un plaisir coupable. Joss Whedon (Buffy contre les vampires, Angel…) a mis son talent de scénariste pour nous concocter, non pas un grand film psychologique aux enjeux troubles et homériques, mais une synthèse remarquablement bien rythmée de la rencontre entre 4 super-héros charismatiques en diable. Malgré des enjeux minces et une dramatisation itou, le film, fidèle à l’esprit du Comics, se regarde avec un plaisir non dissimulé. Les dialogues, le cabotinage de Tony Stark, la fureur d’un Hulk en mode fracasse, le patriotisme old school de Captain America, la prestance d’un Thor, l’ironie affichée ou bien les quelques trouvailles de mise en scène, suffisent à rendre The Avengers divertissant au sens cinématographique du terme.

L’apport de la 3D est nul. Marketing. Inutile. La dernière partie assure par son engagement, sa durée, son découpage et sa scène héroïque porté par un Iron Man parfaitement incarné par Robert Downey Jr.  (les autres acteurs assurent démontrant ainsi la capacité du cinéaste à diriger une belle panoplie de stars).

Pour finir je dirais que le film va cartonner au box-office US et sans doute mondial. Une nouvelle franchise est née.

Geoffroy Blondeau

Note: 3/5

Un film de Joss Whedon. Sortie le 25 avril 2012.

Durée 2h20.

A quand le prochain film milliardaire ?

A quand le prochain film milliardaire ?

Les nouvelles aventures numériques de Tintin sont sorties le 26 octobre dernier à grand renfort promotionnel. Le démarrage fut tonitruant. La chute aussi. Ainsi, les échappées finales de notre petit reporter devraient avoisiner les 5,5 millions de spectateurs. Ce qui mettrait le film de Steven Spielberg à la quatrième place 2011, derrière Intouchables, Rien à déclarer et Harry Potter et les reliques de la mort partie II. Rien de déshonorant, donc, même si l’on pouvait s’attendre à mieux pour un personnage aussi iconique. De la même façon, sauf énorme carton aux Etats-Unis, il ne sera sans doute pas le quatrième film de l’année à prétendre dépasser le milliard de dollars dans le monde. Ses résultats à l’international, sans être mauvais (il vient de franchir les 200 millions de dollars), ne lui permettront pas de rejoindre Harry Potter et les reliques de la mort partie II (1,328 milliard de dollars), Transformers 3 (1,123 milliard de dollars) et Pirates des Caraïbes et la fontaine de jouvence (1,044 milliard de dollars).

Ces trois suites ont fait passer en quelques mois le nombre de films milliardaires de 7 à 10. Soit une hausse de 30 %. L’universalisation des codes narratifs des films hollywoodiens développés en 3D relief et diffusés sur de nouveaux marchés (on pense à la Chine) permet aux studios de miser sur des valeurs sûres susceptibles de franchir un tel cap synonyme de succès planétaire. Tintin, quant à lui, visera les 500 millions de dollars. A la clé, l’assurance d’une suite filmée par Peter Jackson. Quand celui-ci en aura terminé avec son Bilbo…

Les vacances de Noël approchant, je vous propose donc une petite respiration en vous livrant une liste de films susceptible d’atteindre le milliard de dollars dans le monde. J’en ai choisi 10, classés par ordre décroissant, et s’échelonnant jusqu’à fin 2013. Ils ne réaliseront pas tous cet objectif. Une quasi-certitude demeure : le diptyque de Jackson. Il est mon favori et je ne vois pas comment, sauf désastre artistique complet, il ne pourrait pas attirer les foules du monde entier.

1 &2 / Bilbo le Hobbit – Sortie en décembre 2012 et décembre 2013

Le diptyque de Peter Jackson nous raconte les aventures de Biblo Baggins (Sacquet en français) 70 ans avant les aventures de son neveu Frodon. L’immense succès de la trilogie du Seigneur des anneaux allié au savoir-faire de Peter Jackson (l’utilisation d’une 3D qu’on dit innovante et cadencée à 48 images/seconde), devrait permettre sans mal aux deux films de dépasser le milliard de dollars dans le monde.

3/ The Dark Knight Rise – Sortie en juillet 2012

Clap de fin pour Nolan et sa « trilogie » autour de Batman. Si le troisième opus est aussi bon que les deux précédents, le milliard se profile. De plus, le réalisateur aurait trouvé en Tom Hardy un acteur capable de rivaliser avec la prestation du regretté Heath Ledger. En tout cas, nous y croyons.

4/ L’Age de glace 4 – Sortie en juillet 2012

Scrat et ses amis sont de retour pour un quatrième épisode. Les résultats internationaux du troisième opus plaident en sa faveur. Si le film réalise un score US conséquent, nous voyons bien l’Age de glace 4 se rapprocher du score du quatrième Pirates des Caraïbes. Et, par la même occasion, dépasser le milliard.

5/ Monster University – Sortie en juin 2013

Pixar aurait-il du mal à se renouveler ? Après Toy Story 3 et Cars 2, voici la suite – 12 ans après – de Monsters & Cie. Si cette suite est aussi réussie que Toy Story 3 tout est envisageable. Thème universel par excellence, il peut s’imposer partout et le milliard sera atteint sans l’ombre d’un doute.

6/ Superman (Man of steel) – Sortie en juin 2013

L’homme d’acier est de retour sous la direction de Zack « 300 » Snyder. Produit et scénarisé par Christopher Nolan (avec David S. Goyer), la direction artistique sera bien différente de celle de Bryan Singer. Le potentiel est énorme et si Snyder ne s’empêtre pas dans ses tics visuels, le fils de Jor-El pourrait bien faire un carton. D’autant que le casting est alléchant et la maîtrise technique du cinéaste plus à prouver. Difficile mais réalisable.

7/ The Avengers – Sortie en mai 2012

Produit par Disney (ouille !!), The Avengers est une équipe de super-héros de l’univers Marvel Comics réunissant, entre autre, Iron-Man, Hulk, Thor ou encore Captain America. L’idée marketing notoire est de reprendre les acteurs des personnages cités plus haut. On aura donc l’occasion de retrouver Chris Evans, Robert Downey Jr., Chris Hemsworth et Mark Ruffalo (celui-ci interprète Bruce Banner / Hulk en remplacement de Eric Bana et, plus récemment, Edward Norton). L’association peut faire mouche comme accoucher d’une souris. Le milliard est incertain, pas impossible.

8/ Spiderman – Sortie en juillet 2012

Cinq après la trilogie de Sam Raimi, Sony décide de relancer la franchise avec un reboot. Risqué ! Car les films de Raimi ont marqué de leur empreinte l’univers du super-héros au cinéma malgré un troisième épisode quelque peu brouillon. Réalisé par Marc Webb ((500) jours ensemble), the Amazing Spiderman ne prendra pas le risque de jouer sur les terres de l’inventif Raimi. Le ton sera différent. L’approche aussi. Le milliard sera très dur à atteindre, d’autant qu’il subira la concurrence du troisième Batman 15 jours après sa sortie.

9/Twilight révélation partie 2 – Sortie en novembre 2012

Comme Harry Potter cette année, la saga Twilight prendra fin en 2012. Et comme Harry Potter, le démarrage de cet ultime épisode risque de faire trembler la concurrence. Mais parviendra-t-il à titiller le milliard de dollars ? Toute la question est là. A priori, non. La base de son public étant plus restreint à l’international que pour le magicien de Poudlard, le challenge risque d’être hors de portée. À moins que…

10/ James Bond : Skyfall – Sortie en novembre 2012

Saluons le retour de James Bond pourtant sérieusement compromis après les déboires de la MGM. Daniel Craig rempile au côté d’un « grand » cinéaste, Sam Mendès (American Beauty, Les Noces rebelles, Away We Go, Les Sentiers de la perdition). Le challenge sera compliqué puisqu’il est en grande partie assujetti aux résultats US. Il faudrait que ce nouveau Bond dépasse les 200 millions de dollars aux Etats-Unis pour espérer taquiner les cimes du BO mondial.

Quelques outsiders (car il en faut toujours)

–          Mission Impossible 4 (sortie en décembre 2011).

Est-ce le retour de Tom Cruise vers les sommets du Box-office ? Possible. D’autant que la campagne marketing s’annonce bien mieux construite qu’il y a 5 ans. Et puis Cruise est toujours bankable à l’international. Si Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille) réussi son passage au cinéma « live », le succès devrait poindre le bout de son nez.

–          Men in black 3 (sortie en mai 2012).

Encore une suite. De celle que l’on n’attendait pas vraiment, le 2 étant un quasi-naufrage artistique. Il y aura de la 3D, toujours les mêmes acteurs avec Josh Brolin en plus. Barry Sonnenfeld n’est pas un manchot, mais de là à signer un hit planétaire comme en 1997…

–          Madagascar 3 (sortie en juin 2012).

Le deuxième épisode était bien meilleur que le premier. En sera-t-il de même pour le 3 vis-à-vis du 2 ? En tout cas le film à toutes les chances de bien fonctionner à l’international. Si le film rebondit bien aux Etats-Unis, il pourrait dépasser le second opus (623 millions de dollars dans le monde) et se rapprocher, un peu, du milliard.

L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

L’industrie Hollywoodienne est en panne de créativité

L’année 2010 vient de s’achever. Elle fut en demi-teinte et peu d’outsiders ont réussi, au final, à tirer leur épingle du jeu. Malgré la 3D et les nombreuses suites ou autres remakes programmés par les studios, le total des entrées est en recul de 5% par rapport à l’exercice 2009. Rien n’y fait et surtout pas cette politique absurde de la franchise, politique que l’on retrouvera malheureusement en 2011. Dans cette optique, point de salut. En effet, quelques films surnagent, laissent penser que tout va bien, alors que l’apport créatif s’effrite inéluctablement. A tel point que les studios hollywoodiens se tournent désormais vers l’international pour conquérir de nouveaux marchés avec la Chine comme nouvel eldorado.

Cette stratégie est risquée car elle ne s’appuie pas sur une refonte, pourtant indispensable, du cinéma de divertissement et préfère, au contraire, miser sur l’élargissement de spectateurs potentiels à travers le monde afin de rentabiliser les sommes astronomiques investies. Conséquence : les films se ressemblent de plus en plus à tel point qu’ils deviennent interchangeables. La mondialisation du marché appauvri structurellement la qualité d’un cinéma grand public devenu insipide, sans prise de risque, ultra marketé et assujetti depuis peu à la « révolution » d’une 3D décevante, elle-même emprisonnée dans une logique de rentabilité folle. Pour l’instant elle ne sauve rien ni personne, s’adapte au marché en ne proposant presque jamais l’exclusive tant promis à des millions de spectateurs déjà blasés et de moins en moins crédules. En somme, Avatar aura été l’exception. Exception que les sieurs Spielberg et Jackson tenteront de rééditer avec un Tintin en Motion Capture tout beau, tout neuf prévu pour fin 2011 partout dans le monde puisque Tron l’Héritage n’aura pas été à la hauteur des attentes numériques.

L’aspect créatif, même d’Entertainment, doit pouvoir dépasser le cadre restreint d’un retour sur investissement, certes primordial, mais en aucun cas suffisant. Non pas qu’il faille  financer du divertissement à perte pour retrouver un semblant de qualité. Ce serait, par ailleurs, aussi absurde qu’inutile. Mais quels risques prendraient les studios à demeurer plus à l’écoute d’un public en demande d’originalité ? A priori, aucun. L’exemple d’Inception, malgré son budget pharaonique avoisinant les 160M$, devrait donner des idées. A l’instar des Matrix, Avatar, Le seigneur des Anneaux ou encore the Dark Knight, le cinéma de divertissement est capable de proposer des œuvres denses, brillamment réalisées tout en sortant de l’ordinaire mou des sempiternelles blockbusters programmés chaque année.

Un tel constat serait-il exagéré ? Nous ne le pensons pas. Depuis la crise mondiale, la politique du « risque limite » est devenue le maître mot d’une industrie frileuse se réfugiant quasi systématiquement dans les suites, les remakes et autres adaptations de circonstance. Plus grave encore, les grands studios façonnent la grande majorité de leurs films comme de véritables marques ou l’originalité, la réalisation et le nom du cinéaste importe peu, à quelques exceptions près. L’objectif, plutôt basique, consiste à réutiliser le même personnage et l’univers qui l’accompagne afin de proposer de nouvelles aventures synonyme de nouveaux succès potentiels. En effet, si le « film/marque » originel fonctionne il sera exploité jusqu’à la lie, une suite étant, selon les dires des majors, plus facile à monter puis à vendre qu’une histoire originale.

Dans ce grand huit de la franchise institutionnalisée seuls quelques films attendus en 2010 auront été plébiscités (Toy Story 3, Alice au pays des merveilles, Iron Man 2, HP7 ou encore Twilight 3), tirant artificiellement l’économie vers le haut. Mais que dire des « flops » comme Prince of Persia, L’Agence tous risques, Sex and the City 2, Narnia 3, Percy Jackson et, dans une moindre mesure, Le Choc des titans, le Dernier maître de l’air, Mes parents et nous, Tron l’Héritage ou même Shrek 4. Qu’ils constituent des désillusions du tiroir-caisse, la lassitude grandissante du public étant proportionnelle au faible choix proposé par les studios devenus orphelins de scénarii originaux vraiment innovants. Dès lors, il n’est pas surprenant de retrouver sur le devant de la scène d’un Noël 2010 moribond trois films à faible budget. True Grit des frères Coen avec Jeff Bridges, Matt Damon et Josh Brolin (contrairement à ce qui est dit ici ou là, le film n’est pas un remake du Long-métrage de Henry Hathaway, mais une nouvelle adaptation du roman de Charles Portis publié en 1968), Black Swan de Darren Aronofsky avec Nathalie Portman et the Fighter de David O. Russell avec Christian Bale et Mark Walhberg. Ces exemples avec de glorieuses têtes d’affiche démontrent  l’inventivité d’un cinéma capable de toucher différents publics. Certes ces trois films ne sont pas des blockbusters. Mais ils émanent de grands studios (Paramount pour True Grit et the Fighter, Fox Searchlight, filiale art & essai de la Fox, pour Black Swan) qui devraient, le plus tôt serait le mieux, prendre la tangente d’une politique en trompe l’œil.

Hélas, l’année 2011 n’en prend pas le chemin. Pire, elle risque de devenir le symbole d’un cinéma dénué de créativité, de renouveau, d’ingéniosité. Voyez plutôt : Le frelon vert, Big mamma 3, Scream 4, Thor, Pirates des Caraïbes 4, Very Bad Trip 2, Kung Fu Panda 2, X-Men first Class, the Green Lantern, Cars 2, la Planète des singes, Transformers 3, HP7 deuxième partie, Captain America, Conan le barbare, Spy Kids 4, Final Destination 5, The Thing, paranormal Activity 3, les 3 Mousquetaires, Happy Feet 2, Twilight 4 partie 1, Mission Impossible 4, Sherlock Holmes 2, Tintin et la nouvelle version de Millenium par Fincher.

Une telle liste donne le vertige. Elle nous accable, aussi. Si, dans le lot, certains films seront plébiscités et d’autres de qualité, Hollywood s’enfonce dangereusement dans la caricature de son propre cinéma. Mais rien n’est joué. Et, toujours, respirera l’espoir d’un possible sursaut à même de façonner un cinéma ambitieux pour le grand public.

Top 15 US 2010 (* films toujours en exploitation)

1. Toy Story 3 : 415M$

2. Alice au pays des merveilles : 334M$

3. Iron Man 2: 312M$

4. Twilight: Eclipse: 300M$

5. Inception : 292M$

6. Harry Potter et les reliques de la mort, partie 1* : 287M$

7. Moi, moche et méchant* : 251M$

8. Shrek 4, il était une fin : 238M$

9. Dragons : 217M$

10. Karaté kid : 176M$

11. Raiponce* : 175M$

12. Le choc des Titans : 163M$

13. Copains pour toujours : 162M$

14. Tron l’héritage*: 147M$

15. Megamind*: 144M$

Sources Boxofficemojo