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Étiquette : box office

Ça terrorise l’Amérique…

Ça terrorise l’Amérique…

CaL’été 2017 fut morose. Presque catastrophique. En tout cas décevant. Fort de ce constat, le salut des grands studios n’est pas venu d’un énième blockbuster ultra marketé jusqu’à l’overdose, mais d’un film horrifique à 35M$. Certes, le personnage du dit film n’était pas inconnu du grand public et, surtout, n’a pas été laissé à l’abandon par son/ses studio(s) bien à l’œuvre lors d’une campagne promotionnelle intelligente et surfant sur le vide programmatique de la fin août (Warner Bros., New Line).

Ça, adapté du roman de Stephen King (il ne s’agit donc pas d’un remake mais bien d’une nouvelle adaptation), avait la voie libre pour cartonner lors de son premier week-end. Après la déconfiture d’un été poussif au box-office US, le week-end du Labor Day, qui sonne la fin de la récréation estivale (2-4 septembre), fut le pire depuis 17 ans. Et, bien évidemment, cela n’a pas raté ! Le film d’Andres Muschietti a pris les commandes pour signer un démarrage historique pour un film R-rated (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) sorti au mois de septembre. Avec 123 millions de dollars Ça enterre le précédent record du meilleur premier week-end pour un film d’horreur (Paranormal Activity 3 et ses 52 millions de dollars en 2011) et se rapproche de celui de Deadpool (132M$), recordman de cette catégorie.

Les 200 millions de dollars sur le sol US seront une évidence, les 250M$ une quasi-certitude et les 300M$ envisageables. Les critiques, plutôt bonnes, le buzz sur la toile et les réseaux sociaux, la pénurie de bons films et l’emprise populaire d’un personnage issu de la littérature de genre ont cristallisé l’attention autour d’un « produit » consommable pour l’effroi qu’il est censé assurer lors de la projection. Sans parler de raz-de-marée, il s’agit à coup sûr d’un énorme succès venant, en quelque sorte, valider la puissance d’attraction d’un cinéma de genre de plus en plus vaillant au box-office.

Après Guet Out (175M$), Split (138M$) et Annabelle 2 (100M$, toujours en exploitation), Ça bouleverse l’ordre des choses pour ressusciter l’engouement d’un public venu en masse confronter ses propres peurs devant un divertissement horrifique surnaturel déclinant la figure protéiforme du monstre.

Get_OutS’il est inutile de revenir sur les nombreux échecs estivaux (Transformers, La Momie, Alien : Covenant, Baywatch, La Tour Sombre, Valerian, King Arthur) et autres amères déceptions (Pirates des Caraïbes, Cars 3, La planète des Singes), je voulais signaler que le troisième et très médiocre épisode de Moi, moche et méchant venait de dépasser le milliard de dollars dans le monde. Même malade, la bête n’est pas morte. Et il ne faut pas croire qu’elle se laissera crever comme ça. Lorsque l’on voit les succès incroyables des Jurassic World, Avengers et autres Star Wars, on se dit que l’industrie Hollywoodienne n’est pas encore sur le point d’imploser.

En 2013, Spielberg et Lucas avaient prédit, comme certains cabinets d’analyse financière, l’effondrement des superproductions au budget indécent. Or et pour des raisons de mise en production parfois très longue, le changement de « paradigme » voulu par Spielberg n’a pas encore été enclenché. Et ce malgré le succès à répétition de petits films au budget parfois rachitique. Car, il ne faut pas en douter, les véritables bénéfices se font sur ces films et non sur les blockbusters à 200 millions de dollars. Mais non, rien n’y fait et il est difficile de modifier une économie qui fait travailler des milliers de salariés et qui, surtout, paye ses stars, ses agents et les sociétés de marketing et de placement de marques.

Je disais que Ça avait trouvé son public en réponse aux désillusions d’un été morose. C’est en partie vrai. Mais seulement en partie car distribuer un film d’horreur de 35M$ sur 4103 écrans c’est reproduire la politique monopolistique des blockbusters. Le problème n’est donc pas uniquement lié au budget puisque la notion de distribution et donc de diversité de l’offre reste la pierre angulaire de la survie des films en salles. Si Ça est un film de studio au budget restreint, sa promesse de franchise (la suite a déjà été annoncée avant, qui sait, d’autres projets autour du clown Grippe-Sou) procède des mêmes stratégies que la plupart des gros films distribués par les grands studios Hollywoodiens.

Est-ce donc l’arbre qui cache la forêt ? Oui, si l’on tient compte de cette emprise sur une offre qui n’arrive plus à exister au-delà d’un type de cinéma ultra calibré et de plus en plus mondialiste. Outre le marché US, il faut aujourd’hui plaire au reste du monde quitte à rentabiliser un film en dehors de son pays d’origine. Le cinéma transfrontière devient le nouvel Eldorado des studios de moins en moins préoccupés par la qualité voire l’originalité des films produits. Le cas de la nouvelle saga Star Wars est, de ce point de vue, édifiant. Il ne faut rien proposer qui ne sorte d’un cahier des charges niant toute légitimité au cinéma de divertissement de qualité.

Mais alors, quelle place de diffusion reste-il aux films indépendants ou d’auteur une fois que sont passés les blockbusters ou les films de moindre coût mais issus du même ADN ? Peu ou pas de place du tout. Et c’est bien le drame du cinéma qui doit rester avant tout une expérience en salle et non un service à la commande devant son home cinéma.

Geoffroy Blondeau

SW7: 800 millions ou sinon rien…

SW7: 800 millions ou sinon rien…

star wars 7SW7 l’a fait ! Comme prévue en somme. Le film de J.J. Abrams n’aura mis que 12 jours pour atteindre le milliard de dollars dans le monde, soit une journée de moins que Jurassic World. Les 2 milliards sentent bon surtout que SW7 n’est pas encore sorti en Chine, deuxième marché au monde. Par ce résultat SW7 entre dans le club des milliardaires, au nombre de 24 (hors inflation). Il sera dans le top 5 le week-end prochain et dans le top 3 en fin de parcours. Si le film de Disney peut aller chercher Titanic (2,1 milliards de dollars), je ne le vois pas dépasser les 2,7 milliards d’Avatar. titanic

Néanmoins et avec une baisse de 52% pour son deuxième week-end à l’international, il lui faudra un très gros succès en Chine pour lui permettre de réellement taquiner les deux films de Cameron.

L’affaire, quant à elle, se profile bien aux USA. -38% pour un deuxième week-end à plus de 150M$. 544M$ au compteur avec, disons-le tout de suite, près de 300 millions de dollars de marge. Soit un cumul estimé aujourd’hui à 850M$. Le film peut sombrer après les fêtes pour terminer sa course vers les 800 millions de dollars. Ou bien résister au cours d’un mois de janvier sans grosses sorties…avatar1

Il deviendrait alors le seul film avec Avatar et ses 811 millions de dollars (inflation prise en compte) à dépasser un tel score depuis les années 2000.

Geoffroy Blondeau

SW7: Le triomphe est là…

SW7: Le triomphe est là…

star-wars-7-infos-star-wars-celebration-images-et-avion-r2-d2-video-r2d2-bb8Du jamais vu pour une sortie programmée à quelques jours de Noël !

Le couperet est tombé et, sans surprise, SW7 a explosé les compteurs. Avec 248M$ lors de son premier week-end d’exploitation le film de J.J. Abrams efface sans peine le dernier record établit cette année par Jurassic World (208M$). Si vous ajoutez les 279M$ à l’international (la sortie chinoise est prévue au 09 janvier 2016) SW7 totalise en 5 jours 527 millions de dollars dans le monde. Le milliard sera une formalité. Les deux milliards une hypothèse plus que plausible à défaut d’être certaine. Avec cette ultime sortie, l’année 2015 devient celle de tous les records puisque pas moins de cinq films dépassent le milliard de dollars dans le monde (Jurassic World, Fast and Furious 7, Avengers 2, Les Minions et bientôt SW7).

Surtout que le film ne faiblit pas engrangeant plus de 30 millions de dollars par jour pour un total faramineux de 363M$. Le pari de Disney devient un investissement juteux pour l’avenir et les multiples déclinaisons déjà programmées. Le marketing, parfait, est en tout point cohérent et suit la logique d’un long-métrage à la gloire d’un univers dont la reproduction est proche du clonage. Tout est impeccablement calibré, millimétré même. L’âme a disparu au profit d’une résurrection de circonstance follement nostalgique, certes, mais peu novateur en définitive.

Néanmoins le succès est là. Et bien là. Au point de servir bientôt de nouvelle référence aux possibilités de succès d’un film aux USA. En effet, avec un second week-end estimé aux alentours des 150-160M$ pour un cumul avoisinant les 530M$, je ne vois comment SW7 ne pourrait pas finir sa course folle entre 850M$ et un milliard de dollars aux Etats-Unis.

Une déraison, je vous dis !!

Geoffroy Blondeau

Mais pourquoi ai-je choisi Mad Max : Fury Road ?

Mais pourquoi ai-je choisi Mad Max : Fury Road ?

mad_max_fury_road_wallpaper_1920x1080_by_sachso74-d8r49tiL’été 2015 est terminé et avec lui son lot de blockbusters bourrés aux amphétamines. Si je devais ne retenir qu’un film, j’opterai sans hésiter pour Mad Max : Fury Road. C’est simple, le dernier opus de George Miller est un choc visuel, une expérience ciné totale et totalement jouissive qui enterre de son souffle novateur ses petits camarades de jeu en se rappelant au bon souvenir d’un cinéma d’Entertainment ici débarrassé de l’influence néfaste d’une Hollywood gangrénée par ses hordes de « marketeurs ».

Beaucoup ont glosé, à tort, sur le caractère étriqué voire insipide de son scénario. Il s’agit, de toute évidence, d’une erreur d’appréciation – encore que je soupçonne des pointes de mauvaise foi – puisque ce qui compte, dans le geste du réalisateur, n’est pas la complexité supposée d’une histoire à raconter mais la façon dont celle-ci est mise en image. Ainsi, l’essence du cinéma dans son expression originelle est réinvestie par une mise en action essentiellement pictural légitimant sa raison d’être. Tout est scandé par le seul mouvement d’une narration volontairement percutante, merveille de ligne de fuite captant la furie d’un monde dominé par la loi du plus fort.

La quatrième représentation de ce anti-héros mutique devenu l’une des figures mythologiques du 7ème art et de la pop culture en général, est performative. En effet, la course-poursuite qui compose 90% du film fait office de mode opératoire pyrotechnique à même de ressusciter par des faits de « route » l’aura inaltérable d’un personnage en lutte pour sa survie et contre la barbarie d’un monde fumant encore sous les vestiges de sa propre décrépitude. George Miller s’inscrit ainsi en rupture du système sur un contre-pied épatant de gourmandise cinématographique, préférant confiner sa narration dans le cadre d’une typographie bornée, désertique et linéaire pour mieux lui torde le cou dans un élan de mouvement perpétuel. Cette résistance face à la standardisation des productions actuelles honore Miller car il nous évite un reboot inutile d’une franchise historique qu’il n’aurait pas fallu, de toute façon, dénaturer.

42338f4b1d9f6099ce07606c1f9e2744_largeSe faisant, le réalisateur revisite avec brio son œuvre afin de lui donner un souffle épique rare, tout à la fois brutal, hystérique, lumineux, bariolé, esthétique. Comme en atteste le soin apporté à chaque séquence d’un point de vue formel. Par leur composition elles produisent la substantifique moelle d’un langage au service d’une imagerie brassant tout un pan de la pop culture pour élaborer une vision post-moderne à même de redéfinir le film d’action. Le génie de Miller est de nous embarquer dans une embardée cauchemardesque indistincte, intemporelle, sans limite. Le cadre explose pour laisser entrer une sauvagerie primitive modulable à souhait. Et Miller ne s’en prive pas, regorge d’inventivité afin de créer des poches de distorsion, sorte de contrepoint parfait à la linéarité du récit. Aucun salut pour les lâches. Il faut partir au combat, risquer sa vie pour espérer sauver son âme. Fury Road parle de métaphysique des corps dans un monde chaotique, excluant, avilissant, sans espoir. La course-poursuite indique la route à prendre pour vaincre l’inéluctable. Au-delà de la mort l’entraide devient une nécessité. La rédemption, une perspective de salut dans un monde ou tout n’est qu’entrechoquement (ferraille, chair, âme).

Pour spécifier sa vision, le réal étale sa science de la composition. Cette fois il n’est plus question de construire des scènes d’action dans leur métrique, leur durée ou leur autonomie – comme les frères W l’avaient très bien fait  avec Matrix Reloaded –, mais de façonner un long tunnel visuel électrisé par le vrombissement de moteurs déchaînés. En ressort un road-movie intense tourné à l’ancienne dans des décors naturels. Ainsi, l’apport, mesuré, du numérique, sert à affiner, plutôt qu’à construire, les contours gargantuesques de cette fable contemporaine. Ce choix propulse le film dans un ailleurs tangible, palpable, ancré à la terre dans la reconquête d’une humanité. Le parcours n’est pas initiatique, il est viscéralement émancipateur. L’affrontement qui pulse les cœurs des différents protagonistes est celui d’une survie. Soit dans l’affirmation d’une domination sanguinaire. Soit en créant les conditions d’une libération.

Pour toutes ces raisons, et plus encore, Mad Max : Fury Road ne peut se réduire à n’être qu’un vulgaire avatar des films post-apocalyptiques. Non, le film revêt un uniforme beaucoup plus estimable puisqu’il est devenu, en quelques semaines seulement, un objet de fascination, une proposition exclusive d’un genre qui a bien du mal à se renouveler. Fury Road peut être fier d’être affublé de l’étiquette « culte » qui, au-delà de son succès public, lui assure déjà la postérité.

Geoffroy Blondeau

Tom Cruise sur le devant de la scène…

Tom Cruise sur le devant de la scène…

mission-impossible-rn-imaxMerci Mission Impossible. En effet, que ferait l’acteur sans cette franchise récurrente lui permettant de briller régulièrement au box-office US ? Sans être étincelants, les résultats de ce 5ème opus sont solides et prouvent que Tom Cruise est définitivement Ethan Hunt. Démarrage à 55M$, chute en second week-end « limitée » à 49% pour un cumul à 107M$. Au vu du plantage des 4 Fantastiques (25M$ en trois jours !) et des films à venir, je pense que MI5 peut aller taquiner les 200 millions de dollars. De quoi assurer un 6ème épisode au fringuant Tom.

Inutile de revenir sur le fiasco de la Fox avec ce reboot mort-né qui risque bien d’enterrer pour un long moment ce Comics historique. Tout ça pour dire que Ant-Man ne s’en sort finalement pas si mal. Les 150M$ sont atteints pour un final proche des 170M$. Comme d’hab, l’international fait le reste et assure la rentabilité…

Les Minions continuent leur percée et viennent de dépasser les 300 millions de dollars. C’est costaud !! Mais moins que l’extraordinaire Vice Versa, invraisemblable carton US à plus de 335M$. Le film de Pete Docter renoue avec la tradition des premiers Pixar pour créer un enchantement visuel capable de séduire petits et grands. Si le film se classe au top sur le territoire américain, il reste derrière à l’international. Contrairement aux Minions, toujours en lice pour aller chercher le milliard monde, Vice Versa devra se contenter d’un succès moindre mais hautement honorable, sans doute compris entre 750 et 800M$.

L’été US 2015 s’achève doucement avec la certitude qu’aucun film (hormis MI5 dans le meilleur des pronostics) n’ira taquiner les 200M$. Seuls quatre films auront donc dépassé cette marque. Ils étaient 7 l’année dernière et en 2013. Le fossé entre les quatre premiers et les autres est immense laissant Pitch Perfect 2 prendre la cinquième place avec 183M$. Rien d’alarmant à cela, juste un constat sur l’attente d’un public de plus en plus focalisé sur les films évènements sur-marketés des mois à l’avance. Et ce n’est pas avec les films de fin d’année que cela risque de changer… (Hunger Game, Spectre, Star Wars…).

Geoffroy Blondeau

Avengers 2 : un départ monstrueux mais légèrement en retrait…

Avengers 2 : un départ monstrueux mais légèrement en retrait…

dollars2Ça n’a pas raté ! La suite tant attendue des Avengers a fait péter le tiroir-caisse avec 191M$ en trois jours. Ce chiffre, tout simplement irréel, s’avère pourtant être en léger retrait par rapport au premier épisode. Pour autant, aucune crainte, une telle sortie est synonyme de triomphe pour le studio Disney (qui détient Marvel), firme devenue omnipotente. La raclée d’un wek-end à sens unique rime avec hégémonie – les autres films n’ont eu que des miettes –  et fait du super-héros le champion populaire remplisseur de salles. Aux États-Unis comme à peu près partout dans le monde…

Tiens, l’universalité grossière, car un peu dingue quand on y pense, supplanterais donc toute idée de pluralité ou de spécificité, en submergeant chaque continent comme un vulgaire virus informatique. Le logiciel est rodé, s’implante dans nos neurones et fait son travail de sape culturel pourvu que les dollars coulent à flot.

Avengers 2 va dépasser le milliard de dollars dans le monde en quelques jours. Comme une évidence. Ou une fatalité. Le film répond ainsi à sa fonction, objectif préétablit, super bien huilé, marketé, qui ne laisse aucune chance à l’échec. Le monstre est lâché et les gens veulent l’admirer, foule carnassière ne pouvant passer à côté d’une telle offrande cinématographique, grande messe orgiaque de débauche visuelle.

Le marketing a eu raison du divertissement. L’art, quant à lui, est déjà loin. Mais quid, justement, du divertissement ? Lui, le pauvre, qui se croyait à l’abri. Peinard. Et bien il vient de se faire bouffer par la mécanique froide et implacable du plan comptable.

Geoffroy Blondeau

Prévisions Box-office USA été 2015

Prévisions Box-office USA été 2015

Alors que l’été US s’apprête à commencer sa tournée habituelle, un film a déjà franchi la barre impressionnante du milliard de dollars dans le monde. Fast and Furious 7 a explosé tous les compteurs en devenant en l’espace de quelques semaines le quatrième plus gros succès mondial de tous les temps hors inflation juste derrière le premier Avengers (1,349 milliard de dollars). Mieux, avec 1,026 milliard de dollars à l’international, Fast and Furious 7 se place 3ème derrière les intouchables de Cameron, Avatar et Titanic. Si son succès US sera dépassé dans quelques jours par la suite des Avengers, son score monde a de quoi inquiéter la concurrence.

Outre le phénomène Fast and Furious, il faut à coup sûr cocher l’été – et l’année – 2015 comme celle de tous les records potentiels. En effet, et au-delà de la période estivale, cette année regroupe quelques films à l’attractivité irraisonnée pour la plupart issus de franchises au succès universel.

–          La suite des Avengers

–          Retour sur la franchise Jurassic Park avec Jurassic World

–          Relance du personnage de Max dans Mad Max : fury road

–          Réactualisation d’une franchise culte avec Terminator Genisys

–          Le nouveau Pixar comme un retour aux sources des grands films de la firme avec Vice Versa

–          MI5 toujours avec Tom Cruise l’immortel

Et hors période estivale :

–          L’épisode final des Hunger Games

–          La suite de la première trilogie de la Guerre des étoiles par J.J Abrams

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1er mai

Avengers 2

Alors, point de concurrence pour Avengers 2 ? Sans aucun doute. D’ailleurs, la suite du premier opus, toujours réalisé par Joss Whedon, s’annonce tonitruante. Mais attention à l’indigestion de super-héros et de blagues au kilomètre… Sans forcément faire de comparaison avec la  « petite » déception qu’aura été le troisième volet des Batman de Nolan (448M$ US quand même !!), la superproduction Marvel pourrait moins bien résister sur la durée que son prédécesseur. Ce conditionnel est à prendre avec des pincettes tant les retrouvailles entre Captain America, Hulk, Iron Man et Thor sont plébiscitées par le public. De toute façon, le démarrage week-end s’annonce tellement haut que nous ne nous inquiétons pas de trop du résultat final.

Démarrage : 215M$

Final : 580M$

 

8 mai

Hot Pursuit

Il semble que la Warner ait placé sans trop de conviction cette comédie policière tenue par un duo de femmes que tout oppose. Le potentiel drolatique semble présent malgré le classicisme d’un traitement rebattu cent fois. Reste à savoir si la mayonnaise prendra. Réalisée par Anne Fletcher (La Proposition avec Sandra Bullock, 2009), le film avec Resse Witherspoon n’a pas été très marketé par la Warner qui a décidé de le sortir à la va-vite une semaine après le retour des Avengers. Dangereux…

Démarrage : 17M$

Final : 65M$

 

15 mai

Mad Max : fury road

Le film, présenté comme un long-métrage à part entière mais reprenant l’univers ainsi que le personnage incarné jadis par Mel Gibson, fascine les geeks, les fans de la première heure et les réseaux sociaux encore sous le choc après la diffusion des différentes bandes-annonces ahurissantes de pyrotechnie guerrière. Tout est là pour faire de ce Mad Max : fury road une expérience sensorielle à couper le souffle. S’il ne faut pas oublier que les trois précédents films n’ont jamais été de vrais succès au box-office (sans être des échecs non plus), ils ont influencé durablement la SF post-apocalyptique. Et puis George Miller est un dieu. L’outrance esquissée devrait faire des ravages auprès d’un public cible en demande d’audace de mise en scène.

Démarrage : 46M$

Final : 135M$

 madmax

Pitch Perfect 2

Film pour ado par excellence, le premier Pitch Perfect avait surpris en empochant 65 millions de dollars pour un budget modéré de 17M$. Le 2ème opus réalisé par l’actrice Elisabeth Banks possède aujourd’hui une base de fans bien plus élargie depuis que le film initial est devenu culte par toute une génération post-ado. La cible semble facile, déjà acquise à la cause du film, fut-il médiocre. Pour toutes ces raisons les 100 millions sont largement réalisables.

Démarrage : 40M$

Final : 115M$

 

22 mai

Tomorrowland

Trois week-ends après la sortie des Avengers 2, voici que débarque sur les écrans US le nouveau Disney live réalisé par Brad Bird (Les Indestructibles, Ratatouille, MI4). Le film, chose rare pour une production de cette ampleur, garde une once de mystère, de secret et de féérie naïve. C’est tout à son honneur mais de nos jours c’est également à double tranchant. Parviendra-t-il à susciter la curiosité d’un public sans doute intrigué de voir George Clooney dans un film de SF bariolé prenant l’aspect d’un conte ? Rien n’est moins sûr et la qualité du long-métrage aura, dans ce cas présent, sans doute son mot à dire.

Démarrage : 45M$

Final : 160M$

 

Poltergeist 2015

Il s’agit ni plus ni moins du remake du film de Tobe Hooper (Massacre à la tronçonneuse) produit par Spielberg et qui effraya l’année 1982 (76M$ ce qui avec l’inflation le place à plus de 200M$ aujourd’hui). La version 2015, produite par Sam Raimi avec Sam Rockwell en guest est réalisé par Gil Henam (responsable du très bon Monster House), sort pendant la période du Mémorial Day, soit un week-end propice au gros démarrage. Et le film en aura besoin s’il veut totaliser un bon score final, la plupart de ce type de métrage ayant la mauvaise idée de s’effondrer dès le deuxième week-end.

Démarrage : 42M$* (4 jours)

Final : 81M$

 

29 mai

San Andreas

Dwayne Johnson est de retour en solo après le ridicule Hercule de Brett Ratner (nous mettons volontairement de côté Fast and Furious 7 pour cause de film collégial). Doté d’un budget confortable, ce film catastrophe à grand spectacle reprend peu ou prou le pitch du film de Roland Emmerich Le jour d’après sorti en 2004. Si le film d’Emmerich fut un succès, rien ne dit que cette énième représentation d’un monde qui s’écroule fasse mouche. D’autant que les dernières incursions du genre n’ont pas vraiment été de francs succès (47M$ pour Black Storm et 23M$ pour Pompéi).

Démarrage : 42M$

Final : 117M$

 tomorroland

Welcome Bach

Cameron Crowe est de retour quatre ans après l’insipide Nouveau départ. Son casting de choix (Bradley Cooper, Emma Stone, Rachel McAdams et Danny McBride), son pitch improbable – un entrepreneur vit caché avec pour seule compagnie un ordinateur – et le ton peut être retrouvé de son réalisateur font de Welcome Bach une contre programmation idéale capable de séduire un public lassé par les blockbusters estivaux. Et puis Bradley Cooper est devenu la nouvelle assurance tous risques d’un box-office plus adulte sur des productions moins onéreuses.

Démarrage : 28M$

Final : 78M$

 

5 Juin

Spy

Melissa McCarthy, l’humoriste femme en vogue aux States en ce moment, revient sous la houlette de Paul Feig (Mes meilleures amies, Les flingueuses) dans une comédie d’espionnage avec, excusez du peu, Jason Statham, Jude Law et Rose Byrne au générique. Le film, qui possède déjà une belle renommée grâce à sa première au CinemaCon, est sans concurrence directe jusqu’au 26 juin, date de sortie de Ted 2. Spy, comédie R-Rated a tout pour cartonner Outre-Atlantique et confirmer McCarthy comme la nouvelle star bankable au féminin.

Démarrage : 54M$

Final : 176M$

 

Insidious 3

3ème volet de la saga horrifique à succès orchestré par James Wan (The Conjuring, Fast and Furious 7). Pour cet épisode toute l’équipe change du réalisateur aux acteurs – Rose Byrne et Patrick Wilson en tête. Peu importe ou presque, puisque la marque de fabrique de la licence semble avoir été gardée. Attention toutefois à l’inconnu Poltergeist qui, en cas de plébiscite, pourrait nuire à la carrière du film.

Démarrage : 30M$

Final : 62M$

 jurassic wolrd

12 Juin

Jurassic World

14 ans séparent le troisième volet de la saga originale au nouvel opus toujours produit par Spielberg et distribué par Universal. De tout l’été il s’agit surement du film le plus difficile à prédire. Si tout le monde connaît Jurassic Park, celui-ci n’a pas l’impact historique d’un Star Wars ou d’un Terminator. Porté par la nouvelle méga star du moment, Chris Pratt (Les Gardiens de la galaxie), le film suscite autant l’inquiétude que l’enthousiasme. Pour toutes ces raisons l’ouverture devrait être importante. Le film fera le reste entre le divertissement popcorn assumé et le petit bijou de mise en scène que l’on est légitimement en droit d’attendre.

Démarrage : 102M$

Final : 285M$

19 juin

Vice Versa

Pete Docter est de retour. C’est Pixar qui doit être content. Le papa de Monstres et compagnie et de Là-haut va certainement relever la barre qualitative d’une maison bien en peine depuis son rachat par Disney. Le dernier bon film de la firme remonte à 2010 (Toy Story 3). Cinq ans, c’est long. La qualité d’écriture du réalisateur devrait faire des merveilles pour un long-métrage au pitch aussi original qu’ambitieux. Cerise sur le gâteau, Vice Versa s’annonce tout aussi ouvert pour les enfants que pour les parents. Soit la certitude pour un film original – il faut le souligner –, de toucher la cellule familiale tout entière.

Démarrage : 80M$

Final : 280M$

 

26 Juin

Ted 2

Seth McFarlane se devait de se remettre du four d’Albert à l’Ouest (43 petits millions de dollars sur le sol américain). Rien de tel qu’une petite suite d’un hit surtout lorsqu’elle met en avant Ted, l’ours en peluche irrévérencieux adepte des paquets de bière et des filles de joie. La difficulté pour ce genre d’exercice consiste à insuffler suffisamment de rebondissements pour capter l’attention d’un public ayant accepté l’invraisemblable situation d’une comédie trash. L’erreur serait d’en faire de trop par crainte de ne pas en faire assez. L’érosion semble inéluctable à l’instar des Very Bad Trip (même si le 2 avait plutôt bien résisté).

Démarrage : 42M$

Final : 145M$

Geoffroy Blondeau

Interstellar ne quittera pas la stratosphère…

Interstellar ne quittera pas la stratosphère…

Interstellar-poster-2Le dernier Christopher Nolan, que je n’ai pas vu, ne rééditera pas le carton US d’Inception (292M$). Au vu de sa trajectoire sur deux week-end, le film aura du mal à atteindre les 200M$, surtout si l’on prend en compte la sortie imminente du troisième volet des Huger Games. Pour autant, et même si le film peine réellement au B.O américain, je ne le considère pas comme échec. Tout au plus comme une grosse déception face à un potentiel monstrueux en termes d’adhésion populaire.

Son rebond possible, bien qu’aléatoire, malgré le week-end de thanksgiving et des prochaines vacances de Noël, peut lui permettre d’aller taquiner les 160-180M$. Mais pas beaucoup plus. Soit le remboursement de son budget hors campagne marketing. C’est le minimum syndical pour un long-métrage de ce calibre touchant un public plus adulte et donc moins versatile que celui, adolescent, qui passe d’un film à un autre comme l’on change de chemise.

Néanmoins, la chance d’Interstellar tient sur son sujet suffisamment universel pour s’imposer un peu partout dans le monde. Sans pour autant y casser la baraque. Ce que, de fait, le film ne fait nul part, exception de la Chine (et dans une moindre mesure en Corée du sud). Avec 42 millions de dollars pour son week-end de sortie, le film fait presque jeu égal avec la sortie US et ses 47M$. Interstellar, au même titre que le quatrième volet des Transformers, fera t-il une meilleure carrière dans l’Empire du milieu? Pas impossible. De toute façon ce résultat conforte le succès du film à l’international avec plus de 225M$ en seulement 15 jours. Les 400 millions de dollars sont jouables (le film doit encore sortir au japon) pour un cumul monde proche des 600M$.

De toute façon et contrairement à de nombreux blockbusters estivaux ou de fin d’année peu réjouissants, le long-métrage de Nolan s’est construit selon une approche différente, plus écrite, que l’on dit d’auteur, même si calibré pour le plus grand nombre. Ce qui veut dire que le film restera sans doute au-delà de son succès – plus ou moins grand – au box-office. Et c’est là, l’essentiel.

Geoffroy Blondeau   

Mais pourquoi l’envol de Dragons 2 n’a pas complètement eu lieu aux États-Unis ?

Mais pourquoi l’envol de Dragons 2 n’a pas complètement eu lieu aux États-Unis ?

dragons-2-1Parce que le film, suite directe du premier opus sorti en 2010, n’est pas essentiellement un long-métrage d’animation pour enfants avec des dragons, de l’humour référentiel et de l’action en mode automatique. Sans atteindre la qualité narrative des Miyazaki ou des meilleurs Pixar (Ratatouille, Wall E et Là-haut en tête), Dragons 2 de Dean Deblois prend son temps afin d’explorer la voie, parfois complexe, du passage vers l’âge adulte. La description d’un monde cohérent ou cohabitent humains et dragons sert de support cartographique aux questionnements d’un jeune homme en manque de repères.

Ainsi, Dragons 2 ne peut se résoudre à n’être qu’une simple suite. Il s’agit, en réalité, d’une véritable continuité narrative au service d’un accomplissement personnel synonyme d’équilibre. Du mythe du Petit Prince dans les séquences d’apprivoisement réciproque du premier film, nous passons au rite de passage qui prend la forme d’épreuves à la fois inattendues, dangereuses ou encore douloureuses. Harlod ne fuira pas son destin. Au contraire. Mais il n’est pas, non plus, un héros au sens « hollywoodien » du terme. Ici, point de conquête, de revanche ou de dépassement de soi. Seul compte l’équilibre entre les hommes et les dragons.

Le film, par l’intermédiaire du binôme Harold/Krokmu, ne parle que de cela. Ainsi, le canevas scénaristique s’étalonne à rebours des poncifs habituels vus mille fois dans ce genre de production bien souvent mal calibré (hormis le « méchant » aussi grossier qu’inutile puisqu’à des années lumières de ce qui fonde justement l’univers des films). Si le long-métrage regorge d’inventivité dans ses séquences volantes, elles ne sont jamais un prétexte au remplissage, à l’épate facile ou à l’esbroufe de circonstance. Alors oui, le film répond à minima au cahier des charges standard imposé par un « gros » studio…Dragons-2

Celui de Dragons 2 a sans doute déstabilisé nombre de spectateurs interloqués par la proposition narrative d’un film plus dense et plus complexe qu’il ne le laissait supposer. Cette dichotomie entre un « produit » que l’on est censé trouvé et l’histoire qui nous est finalement contée, explique, en partie, la désaffection d’un public peu habitué à un tel décalage. En somme, Dragon 2 est plus adulte qu’il n’y parait. Épique, certes, mais sombre. Divertissant à coup sûr, mais également initiatique. Pour tout public, mais pas seulement.

Poétique et sincère, Dragons 2 est une belle réussite qui prouve que si le pari d’une écriture exigeante n’est pas systématiquement voué au succès (je précise que le film vient de dépasser les 150 millions de dollars aux États-Unis, ce qui n’en fait pas vraiment un échec au box-office), la part de créativité des grands studios n’est pas complètement morte.

Geoffroy Blondeau

Box-Office US été 2014 partie 1

Box-Office US été 2014 partie 1

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Partie 1

Jamais deux sans trois. Après the Avengers en 2012 et Iron-man 3 en 2013, voici que le 2ème opus du reboot de Spiderman lance la saison estivale 2014. Si l’artillerie lourde est évidemment au rendez-vous, aucun film prévu cet été ne nous semble armé pour aller titiller les cimes du BO US. Une surprise est bien sûr possible, dixit l’incroyable succès planétaire du dernier Disney, La reine des neiges. Si nous devions choisir un favori, il pourrait bien venir des rangs de l’animation avec la suite très attendue de l’excellent Dragons des studios Dreamworks.

Pronostics mai-juin 2014

2 mai 2014

Spiderman 2 : Le reboot initial, sans être extraordinaire, avait tout de même totalisé 262 millions de dollars aux États-Unis en 2012. C’est dire si le super-héros arachnéen est synonyme d’adhésion populaire auprès des ados. Accueilli par des critiques plus que médiocres, ce nouvel opus, toujours réalisé par Marc Webb, devra compter sur un très bon démarrage pour espérer égaler le score du premier épisode. Cet impératif est renforcé – doublement même – par les sorties courant mai de Godzilla et X-Men : days of future past. Ils pourraient bien lui porter en deux petits rounds l’estocade finale d’un succès en demi-teinte.

Pronostic : 245M$

9 mai 2014

Nos pires voisins : Première comédie R-Rated en lice de l’été avec Seth Rogen en porte-étendard (En cloque, mode d’emploi, Funny people, Le frelon vert…). Le pitch, qui surfe sur le principe des oppositions rendant possible le comique de situation (la famille vs les copains), peut faire mouche. Bien que Seth Rogen ne soit pas à l’écriture, les premiers avis semblent très positifs avec, en prime, la présence de Zac Efron en voisin perturbateur. Ce qui augure un bouche-à-oreille performant à même de laisser monter la mayonnaise auprès d’un public jeune adepte de l’humour trash, potache, décalé.

Pronostic : 150M$

16 mai

Godzilla : La façon dont la Warner a lancé le film a été admirable. Anxiogène, mystérieux, cataclysmique, le Godzilla 2014 ne semble pas se définir uniquement comme un bon gros film de monstres. S’il n’a pas été conditionné par Hollywood, le réalisateur britannique Gareth Edwards a sans doute pu déployer sa poétique envoutante, déjà aperçue dans Monsters. Mais rassurez-vous, les images chocs seront au rendez-vous et feront le buzz pour attirer les curieux comme les déçus, très nombreux, du Godzilla de Roland Emmerich (1998). Si le film tient ses promesses, il est assuré de dépasser les 200 millions de dollars et, pourquoi pas, de faire sauter le box-office.

Pronostic : 255M$

Million dollars arm : Encore un film sur l’univers du baseball. Cette fois c’est Jon Harm, la vedette des Mad Men’s, qui s’y colle. Le pitch, assez original pour le coup (Un agent sportif se rend en Inde pour organiser un jeu de télé réalité intitulé « Million Dollar Arm » afin de dénicher les talents du baseball de demain), peut lui assurer un soupçon de curiosité supplémentaire auprès de spectateurs plutôt blasés au sujet des films sportifs. Les récents succès du Stratège (avec Brad Pitt) et de 42 (avec Harrison Ford) laissent quelques vrais espoirs pour cette programmation à contre-courant des blockbusters estivaux façon Slumdog Millionnaire dans le royaume du sport.

Pronostic : 85M$

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22 mai

X-Men : Days of future past : Brian Singer est de retour dans la saga qui l’a rendu célèbre. Il prend la suite de Matthew Vaughn dans l’excellent X-Men : le commencement. Mais avec seulement 145 millions de dollars au box-office américain, le film a eu du mal à convaincre un public en manque de repères. Le retour des anciens acteurs de la saga comme Hugh Jackman, Ian McKellen, Patrick Stewart ou encore Halle Berry sera-t-il suffisant pour (re) donner envie à un public aficionado de super-héros en tout genre ? Si Brian Singer ne réédite pas la naïveté coupable de son dernier film, son talent de conteur fera le reste.

Pronostic : 260M$

Blended : Que serait un été sans Adam Sandler ? En effet, cela fait vingt ans, ou presque, que l’acteur à la bouille d’ado éternel sillonne le B.O américain avec succès, malgré quelques belles gamelles. Pour Blended, Adam Sandler retrouve son pote réalisateur Frank Coraci (Weeding Singer, Waterboy, Click) et l’actrice Drew Barrymore. Le duo, qui a toujours fonctionné, ne doute pas de son pouvoir d’attraction. Ce qui pourrait permettre à Sandler de comptabiliser un 15ème film au-delà des 100 millions de dollars.

Pronostic : 110M$

30 mai

Maléfique : Après trois ans d’absence, Angelina Jolie est de retour devant la caméra. Et qui d’autre, en effet, aurait pu incarner la Maléfique de la Belle au bois dormant ? Disney ne s’est pas trompé et continue ses réadaptations de classiques depuis le succès planétaire d’Alice au pays des merveilles. Si le Oz de Sam Raimi a déçu le studio (moins de 500 millions de dollars dans le monde), celui-ci espère bien se rattraper avec cette relecture d’un personnage de méchant aussi charismatique. Avec son classement « PG », le film cible principalement les familles. Ce qui pourrait lui donner un avantage par rapport au film Blanche-neige et le chasseur (PG-13) qui avait ouvert à la même période (été 2012).

Pronostic : 180M$

Albert à l’ouest : Seth McFarlane est le papa télévisuel d’American Dad !, des Griffin, de The Cleveland Show et de Ted, incursion cinématographique sous la forme d’une comédie loufoque mettant en scène un ours en peluche doué de la parole. Le succès du film (218M$), a fait récidiver McFarlane qui nous offre cette année une nouvelle comédie se déroulant au Far West. Le mélange des genres n’étant pas la panacée du public américain, il faudra toutes les qualités d’écriture du bonhomme pour enlever l’adhésion. Pour réussir son nouveau challenge, il sera épaulé par deux acteurs d’envergure : la belle Charlize Theron et le tenace Liam Neeson.

Pronostic : 140M$

6 Juin

Edge Of Tomorrow : Tom Cruise est infatigable puisqu’ à 52 ans il joue encore au justicier inflexible. Film de S-F au scénario original, Edge of Tomorrow est réalisé par le solide Doug Liman (La mémoire dans la peau, Fair Game, Mr. & Mrs. Smith). Quand on pense aux déconvenues des films de S-F de l’année dernière (Oblivion avec Tom Cruise, Elysium, After Earth…), il est difficile d’imaginer cet opus futuriste, guerrier, s’articulant autour de la facture temporelle, comme l’un des hits de l’été. Surtout que le pouvoir d’attraction de l’acteur de Top Gun n’est plus ce qu’il était. La seule question valable est de savoir si Edge Of Tomorrow arrivera à dépasser les 100 millions de dollars. Marque que Tom Cruise n’a réussi à enlever qu’une seule fois depuis 2006 et son Mission Impossible : le protocole fantôme.

Pronostic : 95M$

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13juin

Dragons 2 : Dragons, film d’animation de l’écurie Dreamworks, est sans doute l’une des productions du studio à jouir d’une côte de popularité égale aux meilleurs films estampillés Pixar. D’où l’attente réelle, quatre ans après la sortie de Dragons, de cette suite réalisée par Dean Dubois, Chris Sanders ayant quitté le navire, occupé qu’il était à mettre en boite le sympathique La famille Croods. Sans aucune concurrence jusqu’au 18 juillet, Dragons 2 à un véritable boulevard devant lui. Sauf catastrophe artistique, on ne voit pas comment le film pourrait être un échec.

Pronostic : 315M$

22 Jump Street : Suite au succès surprise du premier opus, ils ne pouvaient en rester là. De 21 on passe à 22. Même duo de réalisateurs, mêmes acteurs, même pitch. Bref, rien de bien neuf sous le soleil. Si on ne voit pas le film faire un bon colossal au BO cet été, sa base de fans est suffisamment solide pour rééditer le score de 21 Jump Street (138M$). Reste que le film sort le même week-end que Dragons 2, favori des bookmakers et cible première des familles. L’handicap est de taille mais pas insurmontable pour lui priver des 100 millions de dollars.

Pronostic : 135M$

20 juin

Think Like a man too : Il s’agit du deuxième volet d’un film sortit en 2012 célébrants de façon détournée les rapports complexes entre les hommes et les femmes. Bien qu’inédit en France, le film a totalisé 91 millions de dollars au BO américain. Auréolée de son plus grand succès cette année (Mise à l’épreuve en salles le 14 mai prochain), la star Kevin Hart retrouve Tim Story (les 4 Fantastiques) dans ce qui pourrait être une valeur sûre lors d’un week-end de sortie sans véritable concurrence.

Pronostic : 95M$

27 juin

Transformers : l’âge de l’extinction : Suite au départ de Shia Labeouf de la franchise, c’est Mark Wahlberg qui reprend le flambeau des hommes au cœur du combat que se livrent les Autobos et les Decepticons. Pour tout vous dire on n’attend pas grand-chose de ce quatrième volet toujours réalisé par Michael Bay. Si l’on en croit les différentes bandes-annonces, le renouvellement n’est pas pour aujourd’hui. On peut juste se dire qu’avec Wahlberg l’aspect naïf, voire un peu inepte des précédents volets, risque de voler en éclats pour une implication tout en puissance virile. Sa date de sortie idéale compensera un essoufflement possible d’une franchise lancée il y a seulement sept ans.

Pronostic : 330M$

Geoffroy Blondeau