Green Book : Entente cordiale…

© Metropolitan FilmExport

La qualité première de Green Book vient de son apparente légèreté quand il s’agit de narrer une épopée où l’amitié entre deux individus que tout oppose se tisse et sort vainqueur des chemins de l’intolérance. Je dis apparente car il y plane une peinture, celle de son époque, c’est-à-dire de l’Amérique ségrégationniste et qui sert de terreau à cette comédie maîtrisée car sincère dans son traitement.

Au-delà d’un duo d’acteurs impeccable (Viggo Mortensen, Mahershala Ali), le réalisateur Peter Farrelly, qui filme sans pathos en y mêlant quelques passages obligés en forme de pièces à conviction historiques, arrive à nous émouvoir au fur et à mesure, à nous toucher et à créer de l’intime dans cette histoire d’amitié au cœur de l’Amérique sudiste excluante, raciste et pétrifiée par sa propre inculture. Oui, nous sommes finalement touchés par ce conte moderne d’un autrefois où plane une mélancolie salvatrice car remplie d’espérance non feinte.

Geoffroy Blondeau

————————————

Green Book : sur les routes du sud.

Un film de Peter Farelly. USA, 2019. Durée 2h10.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *