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Catégorie : Cinéchiffres

Ça terrorise l’Amérique…

Ça terrorise l’Amérique…

CaL’été 2017 fut morose. Presque catastrophique. En tout cas décevant. Fort de ce constat, le salut des grands studios n’est pas venu d’un énième blockbuster ultra marketé jusqu’à l’overdose, mais d’un film horrifique à 35M$. Certes, le personnage du dit film n’était pas inconnu du grand public et, surtout, n’a pas été laissé à l’abandon par son/ses studio(s) bien à l’œuvre lors d’une campagne promotionnelle intelligente et surfant sur le vide programmatique de la fin août (Warner Bros., New Line).

Ça, adapté du roman de Stephen King (il ne s’agit donc pas d’un remake mais bien d’une nouvelle adaptation), avait la voie libre pour cartonner lors de son premier week-end. Après la déconfiture d’un été poussif au box-office US, le week-end du Labor Day, qui sonne la fin de la récréation estivale (2-4 septembre), fut le pire depuis 17 ans. Et, bien évidemment, cela n’a pas raté ! Le film d’Andres Muschietti a pris les commandes pour signer un démarrage historique pour un film R-rated (interdit aux moins de 17 ans non accompagnés) sorti au mois de septembre. Avec 123 millions de dollars Ça enterre le précédent record du meilleur premier week-end pour un film d’horreur (Paranormal Activity 3 et ses 52 millions de dollars en 2011) et se rapproche de celui de Deadpool (132M$), recordman de cette catégorie.

Les 200 millions de dollars sur le sol US seront une évidence, les 250M$ une quasi-certitude et les 300M$ envisageables. Les critiques, plutôt bonnes, le buzz sur la toile et les réseaux sociaux, la pénurie de bons films et l’emprise populaire d’un personnage issu de la littérature de genre ont cristallisé l’attention autour d’un « produit » consommable pour l’effroi qu’il est censé assurer lors de la projection. Sans parler de raz-de-marée, il s’agit à coup sûr d’un énorme succès venant, en quelque sorte, valider la puissance d’attraction d’un cinéma de genre de plus en plus vaillant au box-office.

Après Guet Out (175M$), Split (138M$) et Annabelle 2 (100M$, toujours en exploitation), Ça bouleverse l’ordre des choses pour ressusciter l’engouement d’un public venu en masse confronter ses propres peurs devant un divertissement horrifique surnaturel déclinant la figure protéiforme du monstre.

Get_OutS’il est inutile de revenir sur les nombreux échecs estivaux (Transformers, La Momie, Alien : Covenant, Baywatch, La Tour Sombre, Valerian, King Arthur) et autres amères déceptions (Pirates des Caraïbes, Cars 3, La planète des Singes), je voulais signaler que le troisième et très médiocre épisode de Moi, moche et méchant venait de dépasser le milliard de dollars dans le monde. Même malade, la bête n’est pas morte. Et il ne faut pas croire qu’elle se laissera crever comme ça. Lorsque l’on voit les succès incroyables des Jurassic World, Avengers et autres Star Wars, on se dit que l’industrie Hollywoodienne n’est pas encore sur le point d’imploser.

En 2013, Spielberg et Lucas avaient prédit, comme certains cabinets d’analyse financière, l’effondrement des superproductions au budget indécent. Or et pour des raisons de mise en production parfois très longue, le changement de « paradigme » voulu par Spielberg n’a pas encore été enclenché. Et ce malgré le succès à répétition de petits films au budget parfois rachitique. Car, il ne faut pas en douter, les véritables bénéfices se font sur ces films et non sur les blockbusters à 200 millions de dollars. Mais non, rien n’y fait et il est difficile de modifier une économie qui fait travailler des milliers de salariés et qui, surtout, paye ses stars, ses agents et les sociétés de marketing et de placement de marques.

Je disais que Ça avait trouvé son public en réponse aux désillusions d’un été morose. C’est en partie vrai. Mais seulement en partie car distribuer un film d’horreur de 35M$ sur 4103 écrans c’est reproduire la politique monopolistique des blockbusters. Le problème n’est donc pas uniquement lié au budget puisque la notion de distribution et donc de diversité de l’offre reste la pierre angulaire de la survie des films en salles. Si Ça est un film de studio au budget restreint, sa promesse de franchise (la suite a déjà été annoncée avant, qui sait, d’autres projets autour du clown Grippe-Sou) procède des mêmes stratégies que la plupart des gros films distribués par les grands studios Hollywoodiens.

Est-ce donc l’arbre qui cache la forêt ? Oui, si l’on tient compte de cette emprise sur une offre qui n’arrive plus à exister au-delà d’un type de cinéma ultra calibré et de plus en plus mondialiste. Outre le marché US, il faut aujourd’hui plaire au reste du monde quitte à rentabiliser un film en dehors de son pays d’origine. Le cinéma transfrontière devient le nouvel Eldorado des studios de moins en moins préoccupés par la qualité voire l’originalité des films produits. Le cas de la nouvelle saga Star Wars est, de ce point de vue, édifiant. Il ne faut rien proposer qui ne sorte d’un cahier des charges niant toute légitimité au cinéma de divertissement de qualité.

Mais alors, quelle place de diffusion reste-il aux films indépendants ou d’auteur une fois que sont passés les blockbusters ou les films de moindre coût mais issus du même ADN ? Peu ou pas de place du tout. Et c’est bien le drame du cinéma qui doit rester avant tout une expérience en salle et non un service à la commande devant son home cinéma.

Geoffroy Blondeau

Comme des bêtes : et de trois!!!

Comme des bêtes : et de trois!!!

Comme-des-bêtes

Après Zootopie en début d’année et Le Monde de Dory plus récemment, voilà qu’un film d’animation vient à nouveau de réaliser un gros démarrage au box-office américain (je mets volontairement de côté Le Livre de la jungle de Jon Favreau). Avec 104M$ pour son premier week-end d’exploitation, le dernier long-métrage de Chris Renaud (Moi, moche et méchant 1 & 2) réalise le 6ème meilleur démarrage pour un film d’animation.

Brand Illumination, rattaché au studio Universal, est en passe de devenir plus lucratif que Dreamworks au point de concurrencer systématiquement la machine de guerre Disney/Pixar. Mise à part Hop !, mixte de prises réelles et de personnages animées à la sauce Alvin (2011), les quatre réalisations d’Illumination ont dépassé à chaque fois les 200 millions de dollars aux Etats-Unis.

Avec un tel démarrage, Comme des bêtes va sans doute faire beaucoup mieux pour terminer sa course entre 300-350M$. Dernier point qui a son importance. Les films produits par Universal ne dépassent jamais les 75M$, là où des films comme Zootopie ou Le Monde de Dory ont couté beaucoup plus cher (150M$ pour le premier et 200M$ pour le second). En effet, en termes de rentabilité, ces films sont pour ainsi dire imbattables…

De Nemo à Dory, une histoire de filiation…

Parlons, justement, du Monde de Dory. Avec 425M$, le film n’est plus qu’à quelques encablures du score, hors inflation, de Shrek 2, recordman US depuis 2004 pour un film d’animation. Il est donc certain qu’il fera mieux pour un final affolant compris entre 450M$ et 500M$. Ce succès, tout simplement incroyable, tient par la grâce d’une proposition narrative futée faisant du personnage secondaire du Monde de Nemo (Dory) le personnage principal et inversement (Marlin, le papa de Némo, devient donc le personnage secondaire). L’effet d’inversion fonctionne à bloc autour d’une histoire ou on reprend les mêmes pour valider, en quelque sorte, la raison même d’un périple marin haut en couleurs et en aventures.

Le film, sans être révolutionnaire, se délivre au détour d’un scénario plus introspectif que motivé par l’urgence de partir à la recherche de son enfant disparu malgré les dangers. L’immensité d’une mer infinie est au service du chemin à accomplir. Mais le périple change d’optique. Les différentes étapes à surmonter ne sont plus, en définitives, que les épreuves intimes d’un être à qui il manque une partie de soi. La recherche, beaucoup plus enclavée dans sa dimension géographique, peine à développer le même engouement dramatique que pour Némo.

En effet, les troubles de Dory déclencheurs de sa quête pour retrouver un lien filial brisé, ne peut tenir la comparaison face à un père héroïque mais imparfait lancé à toutes nageoires dans une course folle qui tient lieu de survie. Le canevas reste le même. Seul change la perspective d’une motivation. Malgré d’indéniables qualités, Le monde de Dory demeure plus faible dans sa capacité à lier le geste premier au moteur d’une action en forme de péripéties (retrouver Némo pour Marlin, retrouver ses parents disparus pour Dory).

Pixar garde néanmoins son âme dans ses promesses. Celles de formuler une histoire au-delà de sa dimension purement récréative et ludique.

Pour finir, je tenais à rappeler que Indépendance Day : Resurgence s’est planté. Au même titre que la suite des Tortues Ninja, la suite d’Alice au pays des merveilles ou Divergente 3. Les 100 millions seront atteints, certes, mais pour une suite dont le premier opus avait franchi les 300M$ en 1996, ça ressemble quand même à une belle pantalonnade.

Geoffroy Blondeau

Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice se gamelle, X-Men ne décolle pas…

Alice autre cote miroirLa séquelle de Disney, bien dispensable il est vrai, s’est pris une gamelle. Et une belle. Comme quoi tout arrive à l’image cette méga-production de l’écurie Disney qui ne performe pas aux States. Cela n’est pas pour me déplaire tant l’ultra domination des longs-métrages de la firme aux grandes oreilles vire à la position monopolistique financière.

Avec 26 millions de dollars pour son week-end d’ouverture, le dernier film de Johnny Depp risque de rencontrer de grosses difficultés pour aller taquiner les 100 millions de dollars. Il faudra attendre les résultats à l’international pour dire si le film perdra réellement de l’argent. Il s’agit, au passage, d’un énième échec pour l’acteur depuis le quatrième épisode de la franchise des Pirates.

Pour comprendre cette déception, nul besoin de se tourner vers le nouvel opus des X-Men. En effet, celui-ci, sans se vautrer au box-office, ne réalise pas non plus un grand démarrage. 65 millions en trois jours et 79M$ en 4. Pas de quoi défriser le box-office, même si cela reste honnête. Mais, comparé aux trois autres sorties super-héroïques de l’année, le dernier Bryan Singer ne fait pas le poids. Si la qualité n’est pas, a priori, au-rendez-vous, le film n’a surtout pas réussi à surfer sur le capital sympathie de l’opus précédent pour boxer le box-office.

Les 200 millions de dollars ne seront pas atteints. Les 180M$ tout au plus. Ce qui relativise le soi-disant plantage de Batman V Superman (330M$). Comme à son habitude, l’international fera le reste pour des « produits » filmiques de plus en plus universalisés.

Captain America : Civil War se rapproche des 400M$. Déjà ! Si la chute s’avère assez nette, le succès est là pour un final juste au-dessus d’Iron Man 3. Que dire de plus si l’on pense à son milliard doré…

Quant à Sony, le studio se démène comme il le peut avec son adaptation d’une application smartphone. Angry Birds, le film ira au-delà des 100 millions de dollars mais pas beaucoup plus. Aucune importance puisque le film sera rentable et sans doute décliné en suites approximatives et bien inutiles.X-Men-Apocalypse-launch-quad-poster-1200x903Faisons un peu de prospective…

Ce week-end sort la suite (encore une) des Tortues Ninjas. Fort du succès du premier épisode et de l’insuccès des deux films cités plus haut, l’espoir est de mise. La baisse sera au rendez-vous mais pourrait être plus mesurée que cela.  Je table donc sur un démarrage aux alentours des 35-40 millions de dollars pour un final proche des 120 M$.

X-Men Apocalypse va chuter. Et lourdement. -60 à 65% pour un week-end entre 23 et 26M$ ; cumul à 118-120M$.

Pour Alice de l’autre côté du miroir pas de miracle. -50% à 13M$ pour un tout petit cumul de 53-54 millions de dollars lorsque le Livre de la jungle s’approche des 350 millions de dollars.

Geoffroy Blondeau

Chute record pour Batman v Superman…

Chute record pour Batman v Superman…

batman-v-superman-l-aube-de-la-justiceJ’ai préféré attendre le second week-end pour en avoir le cœur net. En effet, et sans l’avoir vu, tout concordait pour que Batman v Superman se gamelle dès son second passage dans les salles obscures américaines. Sans concurrence, le film de Snyder ne séduit pas et, passé la frénésie des fans comme celle des plus curieux, point de réserve pour ce choc au sommet.

La conséquence est sans appel. Une chute de 68% pour passer de 166M$ à 52M$. Le cumul, déjà très respectable, est de 261M$ estimés. Les 300 seront atteints. Mais c’est un minimum lorsque l’on réunit les deux figures emblématiques de l’univers DC! Avec le cumul des scores à l’international, le film devrait terminer sa course entre 900 et 950 millions de dollars. Sa chute rapide partout dans le monde risque, en effet, de compromettre son accession au milliard de dollar. Assurément décevant même si rien n’est encore joué.

Non, l’humiliation, la seule qui vaille, vient de Deadpool. Avec un week-end à 3,5M$, le long-métrage estampillé Marvel accroche un remarquable 355 millions de dollars. Chiffre que ne fera donc pas Batman V Superman. Cet affront ne risque pas de disparaître de sitôt puisque les dernières projections des sites spécialisés prédisent au troisième opus de Captain America un véritable carton. Les 400 millions sont envisagés avec confiance, bien aidé en cela par l’arrivée d’un certain Iron-Man à l’affiche.

Un dernier mot pour mentionner l’incroyable longévité de Zootopie. Le film ne cesse d’étonner et, sans concurrence véritable, il peut envisager d’aller dépasser les 300 millions de dollars. Depuis Volt (2009), le studio ne connaît plus l’échec dans ses productions animées.

Au 4 avril 2016 :

Batman v Superman : 261M$ pour un final à 340M$

Deadpool : 355M$ pour un final à 362M$

Zootopie : 275M$ pour un final à 325M$

Geoffroy Blondeau

Box-office USA 2016 : Super-Héros Vs Animation…

Box-office USA 2016 : Super-Héros Vs Animation…

Alors que DiCaprio prolonge son triomphe personnel post-oscars dans les salles avec son Revenant (encore 3 millions de dollars pour un cumul à 176M$), l’année 2016 affiche la couleur dans ce qui semble être un mano à mano entre deux types de production très prisés Outre-Atlantique : Le film de super-héros et celui d’animation.

Les hostilités ont déjà commencé avec la victoire écrasante de Deadpool sur Kung Fu Panda 3. Le premier a atomisé un panda bien en peine et qui devra son salut par les seules voix des spectateurs du reste du monde. Le film de Dreamworks patine et son final compris entre 138M$ et 142M$ sera en deçà du score chinois, marché où le personnage aura su s’implanter au fil des épisodes.

Pour Deadpool la trajectoire est inversée. Le film, pourtant jugé moyen, emporte les foules – 311 millions de dollars en 4 week-end. Il fera les 350M$. C’est énorme et un peu fou quand on y pense mais le ton, comme son approche décalée bien dans l’air du temps, ont su capter un public jeune, frondeur, en demande d’irrévérence (alors que le film ne l’est pas !!).

Enfin parlons de Zootopie. Le nouveau Disney sort ce week-end et les premières estimations sont remarquables avec 73M$ en trois jours. Soit le 4ème meilleur démarrage pour un film sorti au mois de mars. Les 200 millions sont presque assurés. Disney, depuis Raiponce, a retrouvé, sous l’impulsion de Lasseter, une dynamique de succès.

Et la suite dans tout cela ? Elle s’annonce très bankable à défaut d’être palpitante…

(Liste non exhaustive des films 2016 dans ces deux catégories)

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4 mars

1) Zootopie – animation Disney

220-250M$

 25 mars

2) Batman contre Superman : L’aube de la justice – super-héros DC/Warner

420-450M$

6 mai

3) Captain America : Civil War – super-héros Marvel/Disney

380-420M$

 20 mai

4) The Angry Birds movie – animation Sony

110-130M$

27 mai

5) X-Men Apocalypse – super-héros Marvel/Fox

250-280M$

3 juin

6) Teenage mutant Ninja Turtle 2 – super-héros/Paramount

130-150M$

17 juin

7) Le monde de Dory – animation/Disney

320-350M$

8 juillet

8) The secret life of Pets – animation/Universal

180-200M$

22 juillet

9) L’âge de glace 5 – animation/Fox

120-150M$

5 août

10) Suicide Squad – super-héros DC/Warner Bros

180-200M$

12 août

11) Sausage Party – animation/Sony

80-100M$

23 septembre

12) Storks – animation/Warner Bros

60-80M$

4 novembre

13) Docteur Strange – super-héros Marvel/Disney

160-180M$

14) Trolls – animation Dreamworks/Fox

140-170M$

23 novembre

15) Moana – animation/Disney

180-220M$

28 décembre

16) Sing – animation/Universal

120-150M$

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Geoffroy Blondeau

SW7: 800 millions ou sinon rien…

SW7: 800 millions ou sinon rien…

star wars 7SW7 l’a fait ! Comme prévue en somme. Le film de J.J. Abrams n’aura mis que 12 jours pour atteindre le milliard de dollars dans le monde, soit une journée de moins que Jurassic World. Les 2 milliards sentent bon surtout que SW7 n’est pas encore sorti en Chine, deuxième marché au monde. Par ce résultat SW7 entre dans le club des milliardaires, au nombre de 24 (hors inflation). Il sera dans le top 5 le week-end prochain et dans le top 3 en fin de parcours. Si le film de Disney peut aller chercher Titanic (2,1 milliards de dollars), je ne le vois pas dépasser les 2,7 milliards d’Avatar. titanic

Néanmoins et avec une baisse de 52% pour son deuxième week-end à l’international, il lui faudra un très gros succès en Chine pour lui permettre de réellement taquiner les deux films de Cameron.

L’affaire, quant à elle, se profile bien aux USA. -38% pour un deuxième week-end à plus de 150M$. 544M$ au compteur avec, disons-le tout de suite, près de 300 millions de dollars de marge. Soit un cumul estimé aujourd’hui à 850M$. Le film peut sombrer après les fêtes pour terminer sa course vers les 800 millions de dollars. Ou bien résister au cours d’un mois de janvier sans grosses sorties…avatar1

Il deviendrait alors le seul film avec Avatar et ses 811 millions de dollars (inflation prise en compte) à dépasser un tel score depuis les années 2000.

Geoffroy Blondeau

SW7: Le triomphe est là…

SW7: Le triomphe est là…

star-wars-7-infos-star-wars-celebration-images-et-avion-r2-d2-video-r2d2-bb8Du jamais vu pour une sortie programmée à quelques jours de Noël !

Le couperet est tombé et, sans surprise, SW7 a explosé les compteurs. Avec 248M$ lors de son premier week-end d’exploitation le film de J.J. Abrams efface sans peine le dernier record établit cette année par Jurassic World (208M$). Si vous ajoutez les 279M$ à l’international (la sortie chinoise est prévue au 09 janvier 2016) SW7 totalise en 5 jours 527 millions de dollars dans le monde. Le milliard sera une formalité. Les deux milliards une hypothèse plus que plausible à défaut d’être certaine. Avec cette ultime sortie, l’année 2015 devient celle de tous les records puisque pas moins de cinq films dépassent le milliard de dollars dans le monde (Jurassic World, Fast and Furious 7, Avengers 2, Les Minions et bientôt SW7).

Surtout que le film ne faiblit pas engrangeant plus de 30 millions de dollars par jour pour un total faramineux de 363M$. Le pari de Disney devient un investissement juteux pour l’avenir et les multiples déclinaisons déjà programmées. Le marketing, parfait, est en tout point cohérent et suit la logique d’un long-métrage à la gloire d’un univers dont la reproduction est proche du clonage. Tout est impeccablement calibré, millimétré même. L’âme a disparu au profit d’une résurrection de circonstance follement nostalgique, certes, mais peu novateur en définitive.

Néanmoins le succès est là. Et bien là. Au point de servir bientôt de nouvelle référence aux possibilités de succès d’un film aux USA. En effet, avec un second week-end estimé aux alentours des 150-160M$ pour un cumul avoisinant les 530M$, je ne vois comment SW7 ne pourrait pas finir sa course folle entre 850M$ et un milliard de dollars aux Etats-Unis.

Une déraison, je vous dis !!

Geoffroy Blondeau

Star Wars – Le réveil de la force peut-il accrocher le milliard de dollars sur le sol américain ?

Star Wars – Le réveil de la force peut-il accrocher le milliard de dollars sur le sol américain ?

Une telle perspective, affolante sur le papier, est loin d’être assurée. Mais, en observant la façon dont la campagne marketing a instrumentalisé l’imaginaire d’un retour aux sources afin de muer une envie d’aller voir le film en un désir inconscient de participer à la prolongation de ce mythe moderne, le nouveau long-métrage de J.J. Abrams pourrait bien faire du succès annoncé un triomphe absolu fédérant quatre générations de spectateurs.

star wars 7Rachat, développement et marketing…

En rachetant Lucasfilm à George Lucas pour 4 milliards de dollars, la compagnie Disney s’est rapidement mis à la tâche annonçant dans la foulée de cette acquisition une suite aux aventures légendaires de la première trilogie (La guerre des étoiles 1977, L’Empire contre-attaque 1980 et Le retour du Jedi 1983). Le père a ainsi coupé pour de bon les liens avec sa progéniture qui, libérée de l’emprise d’un patriarche devenu multimilliardaire, peut enfin aller conquérir de nouveaux horizons gage de profits mirifiques. Le marketing mis en place dès 2012 ne consistait pas à vendre le film aux futurs spectateurs mais à présenter la « marque » Star Wars comme l’évènement de l’année si ce n’est de la décennie. La communauté de fans a fait le reste en assurant le service après-vente de cette folie cinématographique planétaire.

Néanmoins, la transition ne pouvait se faire sans quelques précautions. En effet, il n’aurait servi à rien de braquer la horde de fans en proposant une suite originale trop éloignée du dénouement en forme d’happy-end du Retour du Jedi. Non, Star Wars 7 se devait de cultiver la continuité entre cohérence artistique et choix scénaristique. Si, de toute évidence, de nouveaux personnages vont évoluer dans des univers inconnus jusqu’alors, la réintroduction des anciens protagonistes devenus de véritables icônes du space-opera comme de la culture geek, n’est évidemment pas anodine.

star-wars-7-le-reveil-de-la-force-bande-annonceNostalgie quand tu nous tiens…

Revoir Luke Skywalker (Mark Hamill), la Princesse Leia (Carrie Fisher) ou Han Solo (Harrison Ford) constitue un tour de force capable de fédérer sur cette seule accroche de nombreux spectateurs aussi curieux qu’impatients de retrouver ce trio unique dans l’histoire moderne du cinéma de masse. De fait, la « prélogie » de George Lucas (La menace fantôme 1999, L’attaque des clones 2002 et La revanche des Sith 2005) ne constitue en aucun cas la référence du Réveil de la force dont l’encrage visuel nous fait penser à La guerre des étoiles et non à La menace fantôme. Question de filiation, de logique chronologique, de nostalgie savamment alimentée et de bon sens entrepreneurial. En un mot, il fallait reproduire l’esprit des films originaux quitte à renier une partie du travail de Lucas sur sa prélogie tant décriée.

Pour réussir une telle entreprise quoi de plus naturel que de s’appuyer sur la force d’une industrie bâtisseuse de rêve. La démarche semble authentique – pourquoi en douter, d’ailleurs – mais doit se conjuguer avec l’impératif d’exploitation d’un nouveau filon de films hyper rentables. Si la sincérité est de mise, elle vise également à ne choquer personne et surtout pas le fan hardcore des plus susceptibles. Il est évident qu’un tel traitement artistique orchestré au millimètre par un marketing distillant moult bande-annonce et autres spots publicitaires, cherche à faire de chacun – journaliste compris – non pas un spectateur en puissance mais un acteur à part entière responsable de la réussite du film. L’engouement, réel, se transforme en aiguillon du succès. Si le bouche à oreille vient conforter un démarrage que beaucoup qualifie d’historique, Star Wars 7 pourrait bien se rapprocher du milliard de dollars aux États-Unis.

L’exemple de Jurassic World…

D’un point de vue purement comptable, le parallèle avec Jurassic World peut nous éclairer sur la trajectoire possible du 7ème opus de la saga Star Wars. Si les films ne sont pas similaires dans leur approche ou bien dans l’univers qu’il convoque, ils semblent bien reprendre les mêmes recettes que leurs films originaux respectifs (Jurassic World s’inscrit effectivement dans cette logique en prônant le retour à un imaginaire enfantin et qui fonctionne, peu ou prou, sur les mêmes bases scénaristiques que Jurassic Park (idée du dérèglement)).

L’ADN fut donc respecté et le succès par effet d’association, d’adhésion populaire comme de découverte par les plus jeunes, au rendez-vous. SW7 se place indiscutablement sur la même trajectoire que Jurassic World mais se trouve muni d’un référent historique bien plus puissant. Ce qui veut dire que son potentiel en salles est supérieur que l’on prenne en compte sa base de fans ou le public dans sa définition la plus large possible.

star wars 7.2Quelques chiffres…

Jurassic World réalise 652M$ en 2015. Soit le meilleur score de l’année lui permettant de se placer directement au 3ème rang des plus gros succès US de tous les temps (hors inflation) juste derrière les 760M$ d’Avatar et les 658M$ de Titanic. Il n’est donc pas illogique de penser que Star Wars 7 fera mieux. Mais jusqu’où peut-il aller ? Si l’ampleur du succès est difficile à jauger, différents facteurs conjoncturels jouent en faveur du film de J.J. Abrams.

1/ L’absence de concurrence face à un film hors norme qui risque bien de tout vampiriser sur son passage.

2/ Des films en fin de carrière qui ont globalement moins bien marchés comme le dernier épisode de la série des Hunger Games.

3/ La période des fêtes de fin d’année idéale pour des sorties en famille et entre copains.

4/ La multiplication des salles IMAX et équipées en projection 3D

Pronostic de Star Wars Le réveil de la force aux USA :

800 à 850M$

Geoffroy Blondeau

Tom Cruise sur le devant de la scène…

Tom Cruise sur le devant de la scène…

mission-impossible-rn-imaxMerci Mission Impossible. En effet, que ferait l’acteur sans cette franchise récurrente lui permettant de briller régulièrement au box-office US ? Sans être étincelants, les résultats de ce 5ème opus sont solides et prouvent que Tom Cruise est définitivement Ethan Hunt. Démarrage à 55M$, chute en second week-end « limitée » à 49% pour un cumul à 107M$. Au vu du plantage des 4 Fantastiques (25M$ en trois jours !) et des films à venir, je pense que MI5 peut aller taquiner les 200 millions de dollars. De quoi assurer un 6ème épisode au fringuant Tom.

Inutile de revenir sur le fiasco de la Fox avec ce reboot mort-né qui risque bien d’enterrer pour un long moment ce Comics historique. Tout ça pour dire que Ant-Man ne s’en sort finalement pas si mal. Les 150M$ sont atteints pour un final proche des 170M$. Comme d’hab, l’international fait le reste et assure la rentabilité…

Les Minions continuent leur percée et viennent de dépasser les 300 millions de dollars. C’est costaud !! Mais moins que l’extraordinaire Vice Versa, invraisemblable carton US à plus de 335M$. Le film de Pete Docter renoue avec la tradition des premiers Pixar pour créer un enchantement visuel capable de séduire petits et grands. Si le film se classe au top sur le territoire américain, il reste derrière à l’international. Contrairement aux Minions, toujours en lice pour aller chercher le milliard monde, Vice Versa devra se contenter d’un succès moindre mais hautement honorable, sans doute compris entre 750 et 800M$.

L’été US 2015 s’achève doucement avec la certitude qu’aucun film (hormis MI5 dans le meilleur des pronostics) n’ira taquiner les 200M$. Seuls quatre films auront donc dépassé cette marque. Ils étaient 7 l’année dernière et en 2013. Le fossé entre les quatre premiers et les autres est immense laissant Pitch Perfect 2 prendre la cinquième place avec 183M$. Rien d’alarmant à cela, juste un constat sur l’attente d’un public de plus en plus focalisé sur les films évènements sur-marketés des mois à l’avance. Et ce n’est pas avec les films de fin d’année que cela risque de changer… (Hunger Game, Spectre, Star Wars…).

Geoffroy Blondeau

Prévisions box-office USA été 2015 suite…

Prévisions box-office USA été 2015 suite…

Ce début d’été fut surtout marqué par le carton, inattendu à cette hauteur, de Jurassic World. Les 600 millions de dollars seront atteints. Le milliard monde l’est déjà. Et la troisième place hors inflation déjà acquise. Bref, les dinos cartonnent et ne laissent que des miettes.  Seul Vice-Versa mérite vraiment l’attention. Il devrait dépasser les 300M$. C’est Ted qui doit être jaloux…

Terminator-Genisys

1er Juillet

Terminator Genisys

Arnold Schwarzenegger a finalement accepté de reprendre son personnage le plus emblématique pour une énième déclinaison du Terminator de James Cameron. Son comeback se poursuit dans l’espoir d’accrocher, enfin, un succès et un bon film. Marketé maladroitement en spoliant l’idée force du film, ce 5ème opus va subir la férocité toujours gargantuesque des dinos de Jurassic World. Heureusement pour Genisys, Ted 2 a effectué un démarrage mollasson. Ainsi, il va pouvoir capter une bonne partie du public adulte nostalgique de revoir Schwarzy dans le rôle du T 800. Si l’ombre du quatrième opus risque de lui porter préjudice, nous voyons mal le film rester sous la barre des 100 millions de dollars. Succès, oui. Plébiscite, non.

Démarrage (sur 5 jours) : 48M$

Final : 125-135M$

Magic Mike XXL

Il s’agit sans doute du projet le moins explicable de l’année. En effet, que reste-t-il à raconter après l’épisode de Soderbergh, film de quelques millions de dollars ne justifiant pas la raison d’une suite ? Et puis, rééditer le succès surprise de l’année 2012 (7 millions de budget pour plus de 110M$ de recettes) ne sera pas évident malgré la présence au casting de Channing Tatum. Sinon, il reste bien un moyen. Balancer du divertissement frais et décomplexé qui ne s’embarrasse pas d’une sous-lecture trop complexe vis-à-vis de la seule justification qui vaille la peine : faire remonter sur scène tous ces beaux mâles.

Démarrage (sur 5 jours) : 42M$

Final : 90-100M$

minions

10 juillet

Minions

Que ferait-on sans Hollywood et ses Spin-off ? Moi, moche et méchant, le carton animé d’Universal, décline dans un long-métrage à part entière une histoire à la gloire des Minions, petits êtres jaunes aussi drôles qu’attachants. Le buzz autour du film a pris des proportions incroyables faisant dire aux spécialistes que Minions pourrait bien établir un record lors de son week-end de sortie. Si le film n’atteindra sans doute pas le niveau qualitatif de Vice Versa, son côté déjanté, absurde et malin peut faire la différence. Mais tiendra-t-il sur la distance ? Nous serions tentés de dire oui puisque en dehors du Pixar il n’y a aucune concurrence avant la rentrée de septembre. Mais attention. L’année dernière, Dragons 2 avait, lui aussi, la faveur des pronostics. On sait ce qui lui est arrivé…

Démarrage : 95M$

Final : 335-345M$

17 juillet

Ant-Man

Tout comme les Gardiens de la galaxie, Ant-Man, nouveau visage héroïque des productions Marvel au cinéma, peut profiter d’une attente légitime du public vis-à-vis d’un super-héros différent mais très surprenant (il est capable de rapetisser à volonté et de communiquer avec les insectes). Porté par Paul Rudd, le film s’inscrit dans la stratégie Marvel de proposer, film après film, un univers cohérent avec des personnages en interaction. Le risque est consubstantiel à cette stratégie d’homogénéisation artistique. Raison pour laquelle Robin Wright (Shaun of the dead) aurait claqué la porte. Embêtant puisque remplacé par Peyton Reed (La Rupture). Mais sait-on jamais, une surprise à la Iron Man est toujours possible.

Démarrage : 56M$

Final : 160-170M$

Crazy Amy

Judd Apatow revient sur le devant de la scène trois ans après la semi-déception publique de 40 ans : mode d’emploi. Hélas ou pas, d’ailleurs, il officie uniquement en tant que réalisateur. Ce qui veut dire qu’il n’a pas écrit le script. C’est Amy Schumer, star américaine du Stand-up, qui s’en occupe. Et qui tient également le premier rôle au côté, entre autre, de la sublime Tilda Swinton. La comédie estivale semble loufoque, émancipée, un brin féministe. Dans l’ère du temps, en somme. Après Pitch Perfect 2, Crazy Amy pourrait bien redonner à Apatow le chemin du succès. À défaut d’un excellent film.

Démarrage : 33M$

Final : 105-115M$

24 juillet

Pixels

Que dire autour de ce Pixels réalisé par le yes man Chris Colombus ? Qu’il est difficile à pronostiquer malgré un casting imposant qui compte Adam Sandler, Kevin James ou encore Michelle Monaghan. Le pitch aussi original soit-il est à la limite de l’ineptie et voit des aliens envahir la Terre à l’aide des personnages de jeux d’arcade des années 80 comme Donkey Kong, PAC-MAN ou encore Centipède. Il fallait oser. Hollywood l’a fait. Ce qui ne veut pas dire (soyons optimiste !!) que le film est forcément mauvais. Néanmoins, la contre-programmation à 110M$ s’affiche sans complexe malgré le risque du bide. Surtout si le film ne fédère qu’un public geek biberonné aux jeux d’arcade.

Démarrage : 55M$

Final : 165-175M$

29 juillet

Vive les vacances

L’été 2015 ne pouvait probablement pas se passer de la comédie itinérante dont les américains ont le secret. Road-movie drolatique portés par deux jeunes réalisateurs, Vive les vacances est en fait un remake d’un grand classique de la comédie américaine : Bonjour les vacances (réalisé en 1983 par Harold Ramis, le papa d’un jour sans fin). Avec son casting alléchant (Ed Helmes, Christiana Applegate, Chris Hemsworth et Leslie Mann) et son ancrage dans la culture populaire américaine, Vive les vacances, pour peu qu’il actualise avec talent les fondamentaux de la cellule familiale, est presque assurer de faire une belle carrière à défaut de réaliser un véritable hit.

Démarrage : 33M$

Final : 115-120M$

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31 juillet

Mission Impossible 5

Et 1, et 2 et…5 Mission Impossible. Malgré l’échec du troisième opus, Tom Cruise revenait plus fort que jamais dans un quatrième épisode rondement mené (merci Brad Bird) et bankable (plus de 200 millions de dollars US). Le 5 était donc inévitable, surtout pour un acteur en perte de vitesse sur le plan du box-office (lui qui fut le roi dans les années 90 et jusqu’au milieu des années 2000). Ce dernier opus, signé Christopher McQuarrie (Jack Reacher), sort judicieusement puisqu’il sera le seul à pouvoir séduire un public en demande d’action live, loin des films de super-héros et autres « movies » à effet numérique. Sans le comparer au raz de marée de Fast and Furious 7, on peut penser que ce Mission Impossible – Rogue Nation ne démérite pas sur le sol américain.

Démarrage : 57M$

Final : 190-200M$

7 août

Les 4 Fantastiques

Après deux épisodes de piètres qualités, la Fox avait décidé d’arrêter les frais. Huit ans plus tard et un développement artistique totalement différent, voilà que la bande des 4 fait sa réapparition. Aux manettes, un certain Josh Trank. 31 ans au compteur et surtout Chronicle, petite pépite bourrée d’inventivité réactualisant l’univers du super-héros pour trois fois rien. Si le jeune réalisateur a su imposer sa patte sur le développement de personnages toujours très populaires, le film vaudra le détour. Mais rien n’est moins sûr. Seule certitude. Ce deuxième long-métrage ne peut pas être moins bon que les deux essais filmiques autour des 4 fantastiques.

14 août

Straight Outta Compton

Film biographique de l’été, Straight Outta Compton relate la création dans le milieu des années 80 – en réaction à l’oppression policière – du groupe de rap N.W.A originaire de Compton, une banlieue réputée dangereuse du sud de Los-Angeles. Dans un climat tendu suite aux récents dérapages de la police à l’encontre de la communauté afro-américaine, le film de F. Gary Gray pourrait résonner comme un rappel d’une situation qui n’aurait pas beaucoup évoluée. Musique + politique ; un cocktail explosif pour un biopic qui pourrait bien surprendre.

Démarrage : 32M$

Final : 85-95M$

Agents très spéciaux – code U.N.C.L.E

Avec les Agents très spéciaux – code U.N.C.L.E, Guy Ritchie (Sherlock Holmes) adapte au cinéma la série anglaise éponyme sortit en 1964. Ce film d’espionnage à l’ancienne pourrait bien prendre l’aspect d’un buddy movie voyant un agent de la CIA (Henry Cavill – Superman) être contraint de travailler avec un agent du KGB (Armie Hammer – Lone Ranger). L’alchimie entre les deux acteurs sera essentielle. Tout comme l’intégration de la gente féminine (présence d’Alicia Vikander, le robot dans Ex Machina), de l’action, du glamour, de l’ironie (avec Hugh Grant en guest) et de tout ce qui fait le charme des comédies d’action à l’anglaise.

Démarrage: 25M$

Final : 75-85M$mastermindsheader

19 août

Masterminds

Le réalisateur de Napoléon Dynamite et Super Nacho sort une nouvelle comédie tirée de faits réels. Cette histoire de braquage réunit, comme souvent dans ce genre de production, des têtes d’affiche. Jason Sudeikis, Owen Wilson, Zach Galifianakis et Kristen Wiig. Rien que ça. Si la période est favorable et le réalisateur plutôt doué, le sujet, assez classique comme déjà vue à maintes reprises, pourrait refroidir une partie du public.

Démarrage : 24M$

Final : 92-105M$

Geoffroy Blondeau